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Les pylônes à l'assaut du Fort du Chaberton. |
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Mardi, 22 Juin 2010 11:22 |
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Ce 20 juin 2010, le ban et l'arrière ban des élus du Briançonnais inauguraient le nouveau rond-point du Chaberton. « Un rond-point arboré, aux pelouses impeccables situé dans la zone commerciale Sud en bordure de la Durance » nous apprend le Dauphiné Libéré. Le Chaberton qu'on célébrait ainsi est une montagne, au sommet de laquelle, à plus de 3000 mètres d'altitude, trône un fort qui fut l'objet d'âpres combats entre Français et Italiens en juin 1940.
Mais 70 ans après, ce sont d'autres enjeux qui se jouent sur ce sommet : la commune de Montgenèvre vise en effet à y étendre son domaine skiable en y menant une opération d'aménagement au titre ronflant : l'Unité touristique nouvelle « Espace 3000-Chaberton. » Nul besoin ici de répondre au besoin des skieurs : ils disposent déjà de plus de 400 km de pistes avec la VIALATTEA qui relient Montgenèvre aux stations olympiques de Sestriere, Pragelato et Sansiccario.

Il ne s'agit pas non plus de répondre à une nécessité économique. Nul besoin en effet de nouvelles pistes pour équilibrer le domaine skiable et l'offre d'hébergement de Montgenèvre : les dernières UTN autorisant des opérations immobilières sont seulement en train de sortir de terre, et les lourds investissements récemment consentis par la commune (en particulier à l'occasion des JO de Turin) conduisent les services de l'État a relever plusieurs « éléments préoccupants » quant à sa capacité actuelle à investir.
Non, ici, c'est à une opération d'image que nous avons affaire, et à une course à l'équipement : Montgenèvre n'a que 65 km de ski propre et en veut 100, Montgenèvre veut jouer dans la cour des « grands » et son domaine skiable doit donc atteindre les 3000 mètres d'altitude ! Et c'est assumé : « la commune de Montgenèvre espère tirer [de cet équipement] un avantage concurrentiel rééquilibrant par rapport à ses puissants voisins immédiats, Sestriere et Serre Chevalier » lit-on dans le rapport d'Atout France sur ce projet. En gros : il faut qu'on apparaisse plus gros pour leur piquer des clients ! Un positionnement digne de la course à l'or blanc que l'on espérait terminée avec le siècle dernier !
Plus surprenant, c'est à une large majorité que la commission des UTN du Comité de Massif des Alpes a donné un avis favorable à ce projet, pourtant contraire aux grandes orientations stratégiques du schéma interrégional de Massif. Ce dernier, adopté à l'unanimité, se donne en effet comme objectif premier d'assurer dans la durée la qualité des ressources naturelles et patrimoniales, tout en visant à restructurer et diversifier l'offre touristique du massif, en jouant sur la complémentarité des sites et des activités et sur l'étalement à l'année de la fréquentation. Tout le contraire de ce que veut Montgenèvre en faisant son « Espace 3000 » donc !
L'extension des pistes et des remontées mécaniques vers ce secteur vierge d'équipement pose nombre de problèmes, tous repris par les services de l'Etat dans leur analyse du dossier. Ils soulignent en particulier l'impact non négligeable sur l'environnement : « aux impacts directs liés à l'aménagement du domaine skiable et aux constructions nécessaires à son bon fonctionnement (remontés mécaniques, gare d'accès, retenues colinaires, réseau d'adduction pour la neige de culture, etc...), viennent s'ajouter les effets induits par de multiples projets satellites que le dossier d'Unité touristique nouvelle « Espace 3000 - Chaberton » ne fait qu'évoquer. » Et le préfet de citer la création d'un restaurant d'altitude, l'aménagement du fort lui―même, la construction de bâtiments d'accueil et plusieurs projets d'urbanisation totalisant de l'ordre de 30000 m2, le projet balnéo-ludique « Durancia », qui « représentent de puissants vecteurs d'artificialisation du milieu dont l'impact sur l'environnement sera au moins aussi important que celui causé par la mise en œuvre du projet « Espace 3000 – Chaberton ». » Et tout cela dans un secteur à enjeu majeur pour la faune : les aménagements menacent directement les populations de lagopèdes du Chaberton, et jouxteront la zone Natura 2000 de la vallée de la Clarée, y donneront même accès en ski hors piste. L'impact des travaux sur les sols, particulièrement instables dans ce secteur, est également très important. La mise en sécurité du domaine ne pourra vraissemblablement pas se faire sans de très lourds aménagements, ajoutant encore aux dégâts... Ceux-ci faits, la sécurisation du domaine skiable se fera par largage d'explosifs par hélicoptère...
C'est pourquoi un collectif d'associations s'est constitué à l'initiative du Club alpin français de Briançon pour contrer cette extension. Regroupant des associations locales de protection de la nature, le CAF, Mountain Wilderness, l'Amicale des chasseurs et la Compagnie des Guides Oisans-Écrins, il attend la publication de l'arrêté du préfet coordonnateur de Massif pour, le cas échéant, le déférer devant le tribunal administratif.
Téléchargements :
Plan masse des projets, vue globale. Plan masse, zoom sur le projet UTN. |
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MW France appelle de ses vœux la Directive territoriale d'aménagement des Alpes du Nord |
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Jeudi, 08 Avril 2010 09:29 |
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par Hugues THIEBAULT, Président
Au début de l'année 2010, le gouvernement a lancé la consultation préalable à l'adoption de la Directive territoriale d'aménagement (DTA) des Alpes du Nord. Notre association a été consultée, dans ce cadre, et a donné un avis favorable au texte proposé.
Une Directive territoriale d'aménagement, qu'est-ce que c'est ?
La DTA est un document de planification qui définit les objectifs que se fixe l'État en matière d'aménagement, dans une région relativement étendue. Dans le cas qui nous concerne ici, le périmètre d'application comprend les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie et une partie de ceux de l'Isère et de la Drôme.
Le texte, constituant un document de 103 pages, comporte trois parties, une section consacrée au diagnostic territorial, une dans laquelle sont exposés les axes de l'action de l'État, et une troisième qui énonce les mesures prises pour garantir la mise en œuvre de ces axes. Le tout est complété de cartes précisant les délimitations des différentes zones identifiées dans le texte.
C'est évidemment la partie 3 qui nous concerne au premier chef, et celle qui a provoqué la résistance acharnée des élus de montagne depuis quinze ans. En effet, le texte est opposable, ce qui signifie qu'il a force de loi et que les documents d'aménagement de rang inférieur (Schémas de cohérence territoriaux et plans locaux d'urbanisme) doivent lui être conforme. Et, pour un certain nombre de domaines, cela signifie la fin du droit absolu des élus locaux d'aménager à tout va. A tel point que les politiciens se sont battus pour que cette DTA des Alpes du Nord soit la dernière du genre. Avec la loi Grenelle II, nous aurons maintenant des Directives territoriales d'aménagement et de développement durable (DTADD), qui satisfont les vœux des élus d'aménager de façon durable et sans contrainte, car elles ne sont pas opposables. Ce ne seront que des catalogues de vœux pieux, que l'on affichera pour se donner une couleur écolo, sans avoir aucunement à en tenir compte, lorsque le temps viendra de construire des retenues collinaires, d'installer des canons à neige, de bétonner à tout va et de faire vrombir les engins motorisés de loisir.
Que dit la DTA des Alpes du Nord ?
Le chapitre 3 occupe 34 pages et couvre pratiquement tous les domaines de l'économie, de la vie sociale et de l'environnement des Alpes du Nord. C'est, pris dans son ensemble, un document remarquablement courageux, qui tient très largement compte de la nécessaire protection de l'environnement.
Toutes les préconisations ne concernent pas notre association, mais certaines constituent une avancée sérieuse, et pourront utilement être invoquées dans notre action pour la montagne.
Parmi les points qui correspondent à des progrès que nous saluons, on trouve l'obligation de prévoir des coupures d'urbanisation, destinées à préserver les terres agricoles et le paysage, et maintenir les continuités biologiques. De même, les zones humides font l'objet d'une attention spéciale, la DTA interdisant, dans leur voisinage, tout projet ou opération risquant de les compromettre. Une carte indique les zones où la surface agricole ne pourra pas être réduite (notamment par des opérations d'urbanisation). L'annexe 1 liste un ensemble de sites pour lequel, s'ils sont vierges, tout équipement, aménagement ou urbanisation est interdit. Parmi ceux-ci, nombres de zones pour la protection desquelles Mountain Wilderness France se bat depuis des années : Vallon du Clou, chaîne des Aravis, massif de Belledonne...
L'exploitation des carrières va être fortement contrainte, puisque le texte prévoit sa limitation aux seuls sites déjà prévus avant la mise à l'enquête de la DTA.
L'utilisation des eaux, y compris pour la production de neige artificielle, devra être envisagée à l'échelle des bassins de captage (ce qui assure qu'une commune ne pourra décider seule de pomper l'eau pour ses canons à neige). Le texte prévoit que l'augmentation de la capacité d'accueil des communes soit appréciée à l'aune de la disponibilité en eau.
En matière de tourisme, les projets d'aménagements seront décidés à l'échelle d'un bassin d'offre touristique, ce qui devrait permettre de fortement limiter la course à l'aménagement des stations voisines. La construction devra se faire en zone déjà urbanisée, ce qui devrait renforcer la protection des espaces vierges. Le texte prévoit la restructuration des domaines skiables dans l'enveloppe existante, et que les extensions et interconnections doivent être l'exception (et voilà un futur chantier pour MW France, que de faire respecter ce caractère exceptionnel !). Enfin la DTA fait référence aux Zones de tranquillité, prévues par la Convention alpine, et indique que, dans celles-ci et à proximité, les terrains de pratique des loisirs motorisés seront interdits. A nous de faire que la notion de proximité soit entendue dans son sens le plus large.
Du côté des transports, le texte prévoit qu'aucune nouvelle capacité routière de franchissement des Alpes ne sera mise en chantier. Pour l'accès aux stations, la priorité est donnée aux transports collectifs, et le document limite strictement l'augmentation de la capacité routière.
En conclusion, ce texte, s'il est adopté (aux alentours de l'été 2010), va donner quelques arguments de poids à ceux qui souhaitent ne pas laisser les Alpes du Nord livrées à la rapacité des aménageurs et aux fantasmes bétonneurs de certains élus locaux.
Pour aller plus loin :
- Comment participer à l'enquête publique. 12 avril 2010.
- L'Association Nationale des maires de station de montagne : un double discours sur l'avenir des Alpes du Nord ! 07 oct. 2009.
- Un rapport sur la neige artificielle met l'industrie du ski sur la sellette. 19 oct. 2009.
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Pour une DTA opposable !
L'Autorité environnementale (AE) a elle aussi rendu son avis concernant la DTA « Alpes du Nord. » Cette instance a été créée pour répondre aux législations européennes et nationales qui prévoient que les évaluations d'impacts environnementaux des grandes opérations sont soumises à l'avis, rendu public, d'une « autorité compétente en matière d'environnement. » Concernant cette DTA, « L'AE recommande [...] de valider le niveau minimum d'exigences environnementales fixé par la DTA, qui lui parait pertinent. Une démarche volontaire de chacun des acteurs concernés, préconisée par certains d'entre eux, ne saurait garantir à elle seule la gestion durable du capital naturel montagnard. Beaucoup, conscients de la convergence entre qualité environnementale et intérêt économique en matière de gestion des biens publics environnementaux, iront sans doute par eux mêmes plus loin que les prescriptions de la DTA : ils n'en subiront donc aucune contrainte. Mais d'autres seraient par eux-mêmes moins attentifs à l'intérêt de leur préservation. Les règles fixées par la DTA auront pour effet d'empêcher que les efforts des premiers soient ruinés par les actions des seconds. L'AE estime qu'il s'agit là d'une garantie essentielle. » Un avis que nous partageons pleinement ! |
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Une centrale photovoltaïque en projet à Lans-en-Vercors |
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Mardi, 27 Octobre 2009 14:53 |
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par Nicolas Masson
En réponse à un appel d'offre lancé par le ministère de l'Environnement, à la suite du « Grenelle de l'environnement », la commune de Lans-en-Vercors (Isère) a présenté un projet de création d'une centrale photovoltaïque de 10 megawatts.
Cette centrale serait implantée dans un espace naturel, vers 1 200m d'altitude, à proximité du Col de la Croix-Perrin. Le site, proche de la route et d'une ligne électrique existante, est actuellement boisé et l'installation de la centrale (panneaux solaires et bâtiments techniques) nécessiterait de défricher 20 ha de forêt naturelle, classée en Zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique (Znieff) de type 2. Si cette surface est modeste à l'échelle de l'ensemble des forêts du Vercors, elle risque cependant d'avoir un impact paysager important. Les panneaux photovoltaïques, implantés, comme il se doit, sur un versant dégagé exposé au sud, seront visibles depuis toutes les hauteurs du Val de Lans.
Face à l'épuisement des ressources d'énergie fossile et à la menace planétaire que représentent les gaz à effet de serre, Mountain Wilderness France comprend la nécessité d'agir rapidement sur nos modes de consommation et de transformation d'énergie. Nous savons que les efforts doivent porter d'abord sur l'efficacité et la sobriété énergétique. Ensuite, pour ce qui est de la production massive d'énergie d'origine renouvelable, les territoires de montagne peuvent contribuer, avec le bois-énergie issu de forêts exploitées de manière supportable et la modernisation des centrales hydro-électriques sur les nombreuses portions de cours d'eau déjà artificialisés. En montagne, où l'intensité de l'insolation favorise leur rendement, les capteurs photovoltaïques sont plutôt une solution adaptée à la micro-production, pour l'alimentation de bâtiments isolés, refuges ou chalets d'alpage.
Mais l'opportunité d'une centrale photovoltaïque de taille industrielle dans un espace naturel de moyenne montagne est douteuse. La présence d'un « gisement solaire » exceptionnel, qui justifierait le choix de ce site particulier plutôt que de n'importe quel autre en France, n'est pas avérée à Lans-en-Vercors. L'appel d'offre national prévoit la création de 27 centrales en tout, sur l'ensemble du territoire français : leur place est certainement sur d'autres terrains, sans intérêt majeur écologique ou paysager, et plus proches des lieux de consommation.
Ainsi, au moment de peser globalement le pour et le contre de ce projet, face à un impact paysager et écologique important, on ne trouve finalement que l'effet d'aubaine financière pour une commune qui cherche à diversifier ses sources de revenus. C'est pourquoi Mountain Wilderness France n'est pas favorable à la création d'une telle centrale photovoltaïque à Lans-en-Vercors. Nous rejoignons le Parc naturel régional du Vercors et la Frapna Isère qui se sont également prononcés contre ce projet. |
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Un rapport sur la neige artificielle met l'industrie du ski sur la sellette |
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Lundi, 19 Octobre 2009 10:15 |
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« Neige de culture : État des lieux et impacts environnementaux - Note socio-économique. » C'est le titre du rapport rendu cet été au Ministre de l'écologie et qui vient d'être mis à disposition sur le site du Conseil général de l'environnement et du développement durable. Ce rapport, commandé par la Secrétaire d'État à l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet en janvier 2008, répond à un souhait exprimé à de nombreuses reprises par les associations de protection de l'environnement (lire ici).
En deux parties, « La neige de culture : état des lieux et impacts environnementaux » et « La neige de culture : note socio-économique », les auteurs pointent la très mauvaise manière dont sont gérés les dossiers, mais aussi questionnent l'avenir du tourisme en montagne. Confortant les critiques faites de longue date par les associations, le rapport met en exergue le manque de données fiables sur les impacts environnementaux des équipements existants, notamment en ce qui concerne les prélèvements d'eau. La mission souligne ainsi que « les prélèvements peuvent modifier fortement le bilan ressource-usages en eau et devenir très sensibles localement et en période de pointe hivernale. » Elle demande aussi, ce qui constitue une autre de nos revendications, une instruction unique des dossiers et la prise en compte du volet « neige artificielle » dans l'évaluation environnementale des dossiers de demande d'autorisation d'Unités touristiques nouvelles (UTN).

Et surtout, « la mission estime que l'heureux déroulement de la saison d'hiver 2008/2009 doit permettre aux exploitants de stations et à leurs élus, libérés, autant que faire se peut, du maximum de contraintes financières liées à leurs bilans, de re-dynamiser collectivement les travaux en cours sur la mutation indispensable du modèle actuel. »
Autrement dit, le rapport met les élus de montagne et les gestionnaires de domaines skiables devant leurs responsabilités, avec des préconisations dans la droite ligne, sur ce domaine particulier de l'enneigement artificiel, de ce qui est prévu par le projet de Directive territoriale d'aménagement (DTA) des Alpes du Nord : en résumé, un encadrement réglementaire strict des aménagements liés au ski alpin et le lancement d'urgence d'une stratégie de diversification économique. L'Association nationale des maires de station de montagne (ANMSM) vient pourtant de demander le retrait de cette DTA, la neige artificielle étant l'un des motifs de leur rejet : « L'ANMSM rappelle [...] que la neige de culture est un élément indispensable à la sauvegarde et à la pérennité de l'activité économique des stations. La notion de « compatibilité des besoins en enneigement artificiel » avec « l'ensemble des besoins en eau et les enjeux de maintien de la biodiversité à l'échelle des vallées » introduit un principe nouveau dont l'appréciation et la mise en œuvre seront une source supplémentaire de contentieux et par conséquent de blocage de l'aménagement des domaines skiables en France, au détriment de leur compétitivité. »
La preuve est faite : on peut continuer à faire tous les rapports qu'on veut, à signer toutes les chartes de bonne conduite possibles et imaginables, l'évolution n'aura lieu que si élus et stations y sont contraints. La prise de conscience que permettra ce rapport devrait y contribuer, si toutefois le Conseil national de la montagne, dont le rapport préconise qu'il se saisisse de la question, n'enterre pas le sujet. Après tout, lui aussi est composé en majorité d'élus...
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« Neige de culture : État des lieux et impacts environnementaux - Note socio-économique. » BADRE (Michel) ; PRIME (Jean-Louis) ; RIBIERE (Georges) Conseil général de l'environnement et du développement durable, Paris, 2009 - 152 p, annexes, schémas
Résumé de l'étude : La neige de culture est apparue en France il y a trente ans. Elle représente aujourd'hui 20 % de la surface du domaine skiable et ce chiffre augmente régulièrement et rapidement. En effet, de palliatif conjoncturel, la neige de culture est maintenant considérée par les responsables de stations comme un équipement indispensable pour garantir la rentabilisation de lourds investissements. Le rapport analyse les impacts environnementaux de la neige de culture, précise les enjeux socio-économiques du tourisme de montagne qui en constituent le contexte et adresse quinze recommandations à l'attention des pouvoirs publics et des exploitants. Ces recommandations portent notamment sur l'amélioration de la collecte de données sur les prélèvements d'eau, sur la sécurité des retenues d'altitude, sur la mise en cohérence de l'application des réglementations, sur la réalisation d'un guide d'expertise technique et économique de la neige de culture et sur la mise en place, avec le Conseil national de la montagne, d'une réflexion stratégique sur la place de la neige de culture dans l'avenir d'un tourisme de montagne réellement durable.
L'étude est téléchargeable à partir du site Internet du CGEDD. Cliquez ici. |
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