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UTN du Chaberton : Manif au sommet ! |
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Dimanche, 05 Février 2012 22:08 |
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Le dimanche 5 février 2012, Mountain Wilderness, le Club Alpin Français de Briançon et la Société alpine de protection de la nature vous invitaient à manifester sur les pentes du mont Chaberton, Le mot d'ordre : « Gagnons le Chaberton à ski avant que les pylônes n'attaquent le sommet ! » La Compagnie des Guides de l'Oisans soutenait également cette manifestation, qui visait à  rappeler notre opposition à l'important projet d'extension de la station de Montgenèvre.
Le projet "Chaberton 3000" Montgenèvre projette de réaliser une extension importante de son domaine skiable entre 2150 et 3131m d'altitude dans le vallon des Baisses et jusqu'au sommet du Mont Chaberton : six remontées mécaniques seraient créées, desservant 25km de nouvelles pistes et un restaurant d'altitude. Plusieurs vallons non équipés seraient également rendus accessibles gravitairement aux skieurs hors-piste depuis des nouvelles remontées atteignant les crêtes.
Ce projet est explicitement dicté par la concurrence effrénée entre des stations pourtant voisines (Montgenèvre, Serre-Chevalier, Sestrières, certaines étant déjà reliées entre elles (!)), qui plutôt que de jouer la complémentarité et la diversification de l'offre, s'arrachent à celui qui annoncera le plus de kilomètres de pistes à une clientèle dont le nombre stagne.
Nous nous opposons à ce projet pour plusieurs raisons : La "course à l'armement" des stations de ski est incompatible avec la finitude des ressources et des espaces. Ce modèle conduit les territoires de montagne dans une impasse, c'est le contraire du développement durable. Les impacts du projet sur la faune et la flore (plusieurs espèces rares ou menacées répertoriées sur le site) sont trop importants et ne seront pas compensés. Les espaces naturels consommés par l'artificialisation seront perdus pour tous ceux, présents et à venir, qui souhaitent faire l'expérience de la beauté et de la wilderness de montagne.
Une manif par -25 °C ! Nos associations se sont donc engagées dans la procédure judiciaire contre l'autorisation UTN délivrée par le préfet de Massif. La clôture de l'instruction a été fixée au 13 février 2012 par le tribunal administratif de Marseille. A ce stade de la procédure, il nous semblait important de rappeler que, outre notre engagement dans des démarches d'ouverture et de concertation tel l'appel pour nos montagnes, nous sommes toujours fermement opposés à l'artificialisation galopante des espaces naturels de montagne.
Plus de 50 skieurs (et skieuses) de randonnée se sont donc engagés dans cette action d'opposition symbolique, pour dénoncer la logique même de cette fuite en altitude à la recherche de l'argument marketing des « 3000 m » et des « 100 km de pistes ». Ils sont partis de la station par une température de -24°C, et ont gagné le col du Chaberton, à 2674m d'altitude, où banderoles et drapeaux ont été déployés. Les plus valeureux d'entre eux n'ont pas hésité, malgré les conditions, à gagner le sommet. Nous voulions rappeler les enjeux liés à la zone Natura 2000 de la vallée de la Clarée et aux risques naturels, et dénoncer la contradiction flagrante de la politique d'aménagement menée par la commune de Montgenèvre avec les prescriptions de la Convention alpine ou du Schéma de massif des Alpes. Le message est envoyé !



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UTN de Tignes : recours hiérarchique contre la décision du préfet |
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Mercredi, 25 Janvier 2012 12:39 |
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Nous avions demandé au Préfet de la Savoie de ne pas permettre l'implantation d'un « hôtel d'exception » au bord du lac de Tignes (lire ici). Il n'a pas voulu nous entendre et a signé le 14 novembre dernier un arrêté autorisant cette unité touristique nouvelle. Les associations Vivre en Tarentaise, Frapna 73 et Mountain Wilderness ont exercé un recours hiérarchique. Elles ont demandé, par l'entremise d'un avocat, à la ministre en charge de l'Environnement de procéder à l'annulation de cet arrêté. Le ministère dispose d'un délai de deux mois pour nous répondre explicitement.
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UTN de Tignes : MW demande au préfet de refuser l'autorisation |
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Vendredi, 21 Octobre 2011 14:32 |
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Un dossier d'une grande importance vient d'être examiné par la commission UTN du département de la Savoie : celui de l'implantation d'un « hôtel d'exception » au bord du lac de Tignes. La commission s'est prononcée en faveur de ce projet à une très courte majorité. Le préfet de département va maintenant devoir signer un arrêté qui autorisera ou non cet aménagement. Mountain Wilderness est opposé à ce projet et lui a demandé, dans un récent courrier, de ne pas autoriser la construction de cet hôtel de luxe.
La première raison est qu'il s'agit encore et toujours de construire un nouveau bâtiment, alors que tant d'autres attendent une nécessaire réhabilitation. Mountain Wilderness s'oppose depuis longtemps à cette fuite en avant de l'immobilier (lire ici et là , par exemple), dont la principale conséquence est la conquête de toujours plus de foncier, la destruction de toujours plus de paysages, l'imperméabilisation de toujours plus de terrain.
Le Dauphiné Libéré, dans un article du 2 octobre dernier, rappelait que les stations de Savoie-Mont-Blanc avaient « Plus d'un million de lits à occuper ». On pourrait croire que c'est suffisant ! Cela fait plus de deux ans que nous réclamons à l'Etat un bilan chiffré du nombre de lits touristiques en montagne. Cette demande a depuis été reprise par l'ensemble de la Commission UTN du Massif des Alpes. La seule réponse que l'on ait eu pour l'instant est qu'on ne sait pas et qu'il est urgent de faire un bilan. Ce bilan n'est toujours pas fait aujourd'hui. On peut le comprendre, la tâche étant lourde... Sur la Tarentaise, un comptage a été lancé à l'occasion de l'élaboration du SCoT. Mais si des éléments de méthodologie ont été présentés, il semblerait que depuis le dossier patine... Comment envisager de donner quelques autorisation d'urbanisation touristique que ce soit lorsque l'état initial de l'offre n'est pas connue ? C'est pourtant, nous semble-t-il, un pré-requis indispensable à toute UTN, opération d'urbanisme dérogatoire au régime commun.
De plus, dans le cas qui nous intéresse aujourd'hui, ne serait-ce que du point de vue réglementaire, cette UTN devrait être refusée. En effet, le pétitionnaire et la Direction départementale des territoires, qui a instruit le dossier, ont fait le choix de considérer que ce projet n'était pas soumis aux dispositions du Code de l'urbanisme qui interdisent de construire au bord des lacs de montagne. Leur argument est que de petits bâtiments existent et enlèvent aux rives du lac leur caractère naturel.
Or, l'article R 145-5 dit ceci : « Les parties naturelles des rives des plans d'eau naturels ou artificiels d'une superficie inférieure à mille hectares sont protégées sur une distance de trois cent mètres à compter de la rive ; y sont interdits toutes constructions, installations et routes nouvelles ainsi que toutes extractions et tous affouillements. » On voit bien que c'est l'édification de nouvelles constructions qui est interdite, ce qui implique que la présence de certains bâtiments anciens n'enlève pas de manière systématique aux berges leur caractère naturel. C'est bien le cas ici, les pétitionnaires l'assument d'ailleurs dans leur dossier : page 95, l'une des principales mesures préconisées en faveur des milieux naturels est de « Préserver l'état naturel des berges telles qu'elles existent actuellement » ! Le fait que le projet se situe dans l'emprise d'un site inscrit témoigne également de la valeur patrimoniale des paysages que la construction de l'hôtel mettrait à mal.
Nul doute que ces faits démontrent l'impossibilité réglementaire de réaliser ce projet en ce lieu.
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Collet d'Allevard - Stop au désastre des bulldozers ! |
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Mercredi, 05 Octobre 2011 15:39 |
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Communication du 30 septembre 2011
En dépit du recours déposé et de conditions préalables non remplies, les bulldozers sont entrés en action !
Nous vous alertions au printemps déjà : la station du Collet d'Allevard, dans le massif de Belledonne, souhaite étendre son domaine skiable en profitant de l’argument fallacieux du remplacement d'un ancien télésiège. En cette fin septembre 2011, l'une des rares zones naturelles encore vierge de tout impact anthropique à proximité de Grenoble et de Chambéry, la vallée de Saint-Hugon, a vu arriver les engins de travaux et fait déjà l'objet d'une dégradation irrémédiable ! Cela indépendamment des recommandations faites quant à la présence de zones humides et d'espèces protégées.
Rappel : les communes d'Allevard et de La Chapelle du Bard prévoient une extension du domaine skiable et l'installation d'une nouvelle remontée mécanique sur le secteur du Clapier, versant tranquille et isolé, relictuel dans ce secteur des Alpes. L'impact de ce projet engendrera la destruction de ce milieu naturel fragile et patrimonial, pourvu de zones humides, dans lequel faune et flore trouvent un refuge.
Aussi la FRAPNA Isère et Mountain Wilderness ont-elles donné un avis très défavorable sur le projet, dans le cadre de l'enquête publique en 2010. Elles ont rencontré les acteurs du projet, maire et conseiller général en tête, pour proposer des alternatives n'oblitérant pas le fonctionnement économique de la station tout en permettant de conserver les équipements sur le versant déjà aménagé. Las, c'est bien une volonté d'expansion territoriale qui guidait les porteurs du projet.
La FRAPNA a donc déposé un recours contentieux au Tribunal administratif de Grenoble à l'encontre de l'autorisation d'exécution des travaux et a alerté sur la présence de zones humides non prises en compte dans les études préalables et les demandes d'autorisation de travaux. Sans attendre le jugement du recours, les bulldozers ont commencé des travaux de terrassement, détruisant ce site vierge.
Plus grave : l'avis favorable du commissaire enquêteur et les autorisations de travaux délivrées par la mairie sont conditionnés à la signature préalable au début des travaux d'une convention de gestion avec Avenir (le Conservatoire des espaces naturels de l'Isère) et les chasseurs. Convention qui n'est pas signée à l'heure actuelle...
Les photos ci dessous sont éloquentes du désastre qui est engagé. Une fois de plus, on voit bien la volonté des stations d'étendre leur territoire quelques soient les enjeux ou les engagements pris par ailleurs !

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© Photos Frapna Isère
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