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Salage intensif des routes départementales alpines, une conséquence de l'industrie de l'Or blanc |
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Jeudi, 03 Février 2005 01:00 |
Par Fabrice Bernard-Granger
Parmi les impacts de l'exploitation industrielle du ski mécanisé, un des moins connu est le déversement de quantités massives de sel dans l'environnement, afin de « passer au noir » les routes d'accès aux stations.
Pour la journée de Noël 2003, il a été répandu, sur la route allant de Morzine à Avoriaz, soit 14 km, une quantité avoisinant les 7 tonnes de sel. Si l'on reporte ceci au mètre carré, cela donne environ 100g/m2 pour la journée. Pour la période des fêtes de fin d'année 2004, dans le secteur aux alentours de Morzine, il a été répandu 300 tonnes pour 100 km de routes, en 10 jours, environs 60g/m2/j. Certaines stations de ski se targuent d'être accessibles 24 h sur 24, et sept jours sur sept, ce qui ne va pas dans le sens d'une diminution du salage. Sur l'ensemble du territoire métropolitain, la consommation de sel pour le déneigement des routes atteint 750 000 tonnes, effectuée en majorité sur une période de dix jours, et pour la plus grande part, en zone de montagne. Evidemment, tout ce sel se retrouve lessivé dans les torrents et rivières voisins. A ce rythme, les truites d'eau douce vont, un jour, devenir des truites salées.
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Preuve s'il en était besoin de la nocivité du sel, les routes traversant des captages d'eau ne sont pas traitées, comme ici au Revard (73). Photos V. Neirinck |

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