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Microcentrales, maxi impact. |
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Lundi, 25 Janvier 2010 15:30 |
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L’impact des microcentrales sur la wilderness des espaces naturels d’eaux vives (ENEV) semble désormais une réalité partagée par un nombre croissant d’associations de défense de l’environnement et les acteurs d’un développement plus raisonné. A l’instar de Mountain Wilderness (cf. notre tiré à part), France nature environnement (FNE) dans sa contribution au forum de Copenhague enfonce le clou en dénonçant l’impasse que représentent les nouveaux équipements hydroélectriques pour réduire notre impact sur le climat. Allant trop souvent à l’encontre de l’intérêt général, de la préservation de notre patrimoine, la « solution » hydroélectrique n’est que l’illusion d’un développement durable. Un développement dont les motivations profondes renvoient moins à des ambitions vertueuses qu’aux intérêts financiers de quelques particuliers décuplés par les systèmes de tarification particulièrement avantageux pour les bétonneurs de tous calibres et la relative ignorance des élus locaux.
Stéphane Roux.
A partir de l'article Relance de l'hydroélectricité : que restera-t-il de l'écologie ?, page 6, Lettre eau, n°47, juin 2009.
Accéder à la revue Lettre eau, au format PDF, sur le site de la FNE.
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Nettoyage du canyon de Cramassouri - La Tour sur Tinée (06) |
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Jeudi, 03 Décembre 2009 14:23 |
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Lors de la journée du 5 septembre 2009, des spéléos, des grimpeurs et des canyonneurs ont effectué la dépollution du canyon de Cramassouri (06). Parmi eux, des bénévoles de Mountain Wilderness. Un cadre sauvage vient de retrouver toute sa beauté.
La coordination entre la FFCAM (Fédération française des Clubs alpins et de montagne), FFS (Fédération française de spéléologie) et FFME (Fédération française de la montagne et de l'escalade) a permis un très beau travail. Cette belle journée a vu le nettoyage des rives du canyon curieusement envahi par des générations d'électroménagers et de carcasses de voiture. Les rives de la Tinée, à la sortie du canyon, ont fait également peau neuve.
La commune de La Tour sur Tinée, très sensible à l'environnement, a ramassé la tonne de déchets ratissée par les nombreux bénévoles. Mais il faut surtout souligner l'engagement de cette commune pour préserver ce lieu, développer une pratique sportive responsable et sécurisée. Un parking vient d'être créé pour supprimer une navette de voiture. Une équipe de sylviculteur a réouvert un sentier en sortant du canyon en rive droite. Ainsi le parking aval est interdit avec la dangereuse traversée de la Tinée en cas de cru. Désormais, les pratiquants, après trente minutes de marche, regagneront le seul véhicule maintenant nécessaire pour accéder à ce canyon. Merci a toute l'équipe municipale pour son engagement et son accueil (Mr Dama, Mr Truchi, Mme Roux, Mr Pichier) et à l'excellent buffet servi par le Bistrot des Panissiers qui a su nous régaler.
Toute l'équipe s'est ensuite offert la descente du canyon pour clore la journée. Mais dans la pureté du lieu, une surprise attend : il reste un moteur et une carcasse de voiture dans le lit du canyon. Le rendez-vous est donné pour l'année prochaine... Jean-Paul Rochaix

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En montagne, prudence au bord de l'eau |
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Mercredi, 16 Septembre 2009 15:13 |
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Réponse de Mountain Wilderness à l'article du jeudi 13 août 2009 de la revue Actumag, sur les hydroguides et la prudence au bord de l'eau (voir l'article en pdf).
Face aux dangers potentiels que représentent pour le public, les cours d'eau aménagés en équipements hydroélectriques, Electricité de France (EDF) a eu l'idée de créer les "hydroguides", afin de sensibiliser et responsabiliser davantage les usagers de la montagnes susceptibles de fréquenter les berges de ces mêmes cours d'eau. Cette action saisonnière du producteur d'électricité est souvent mise en avant dans le cadre de son propre plan de communication et relayé par de nombreux médias séduis par le caractère prétendument exemplaire de la démarche.
L'action peut paraître en effet pertinente à première vue. Informer le grand public sur le fonctionnement des rivières pourrait être une bonne chose. Hélas, les hydroguides recrutés par EDF véhiculent de fait l'idée que nos torrents et rivières sont uniquement des espaces artificialisés au service de l'hydroélectricité et de ses aménagements, qui vont du barrage à la microcentrale. L'initiative induit une fois de plus que la wilderness est désormais pour un nombre croissant de personne et d'acteurs du développement durable un concept parfaitement inapplicable aux espaces d'eaux vives. Les hydroguides ne sont pas là pour guider le public vers la rivière mais bien recrutés par un industriel pour éloigner les citoyens d'un espace artificiel rendu dangereux de part les contraintes de gestion des équipements.
Pour Mountain Wilderness, la mise en place de ces actions dites pédagogiques avec la création, entre autres, des hydroguides reflète une vision étriquée du torrent et des vallées montagnardes, que certains acteurs y compris du développement durable, ne voient que comme des espaces productifs pour les besoins de l'industrie et d'une économie, verte ou pas, et en tous le cas de marché. Les campagnes tournées vers la prévention et la sécurisation des berges, voire leur interdiction d'accès par les exploitants publics et privés de l'hydroélectricité n'ont de sens qu'en référence aux risques et contraintes imposés par eux. Elles ne peuvent prétendre à s'inscrire dans une approche durable de la Wilderness. Pourtant ne peut on pas voir aussi les cours d'eau comme des espaces naturels, publics et donc libres d'accès pour tous ? Dans ce cas, la sensibilisation s'effectuerait à différents niveaux et en partenariat avec tous les acteurs concernés par l'utilisation des cours d'eau et pas uniquement par les usiniers ou EDF. Elle passerait davantage par des actions de sensibilisation au fonctionnement et au respect de ces espaces aquatiques par tous leurs usagers, de valorisation et de préservation des derniers espaces naturels d'eaux vives pour lesquels Mountain Wilderness se bat avec d'autres associations.
Concevoir nos rivières comme étant aussi des espaces de vie et de loisirs leur donnerait un aspect plus accueillant et plus ludique, sans pour autant minimiser les dangers. Il faut en effet considérer les torrents comme étant des espaces montagnards naturels, donc comme des espaces forcément à risques pour n'importe quel usager. Dès lors, le bon sens de chacun peut s'avérer beaucoup plus efficace que n'importe quelle action de prévention d'usiniers. |
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Journée de sensibilisation à la défense de la Séveraisse |
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Mercredi, 01 Juillet 2009 10:37 |
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Par Stéphane Roux, Administrateur de Mountain Wilderness, en charge du dossier "Eaux vives"
Dimanche 28 juin 2009, une cinquantaine de personnes ont répondu à l'appel de la SAPN (Société Alpine de Protection de la Nature) et de son Président, Hervé GASDON, invitant les amoureux des torrents alpins à une journée de découverte de la section amont du torrent de la Séveraisse (Vallée du Valgaudemar - Hautes-Alpes). Le rendez-vous était symboliquement donné sur la commune de La Chapelle en Valgaudemar, au hameau du Bourg, à proximité des lieux prévus pour l'implantation d'une énième microcentrale hydroélectrique déjà fort nombreuse sur ce cours d'eau. Mountain Wilderness était bien entendu représenté, marquant ainsi son soutien à la SAPN et son opposition à un projet destructeur imaginé sur la toute dernière section préservée du torrent, qui plus est, située pour partie en pleine Réserve Naturelle Nationale*.

Le temps d'une randonnée le long du parcours menacé, les participants ont pu se saisir de la beauté des lieux, de la valeur de l'écume dans les hautes vallées et échanger sur les facettes d'un projet aberrant que rien ne justifie indépendamment des gains financiers privées pour l'industriel et ses actionnaires. Les espoirs de recettes fiscales estimés par Monsieur le Maire de la Chapelle en Valgaudemar, partisan acharné du projet, peuvent, quant à eux, être très largement nuancés. Pour importants qu'ils puissent être pour le budget d'une petite commune, les 40.000 euros de recettes locales doivent être, en effet, considérées au regard : - de la précarité même du cadre législatif régissant la fiscalité locale et la capacité juridique même de la commune à réclamer sur le court et moyen terme cette somme, - des incertitudes économiques et techniques d'exploitation sur lesquels se fondent les estimations de recettes pour la commune, - des coûts collectifs induits par la construction, la gestion et la maintenance d'un équipement à fort impact environnemental et paysager, - du préjudice privé pour les propriétaires fonciers à qui le projet, à défaut de mesures possibles d'expropriation, ne propose qu'un dédommagement financier symbolique au regard des contraintes d'usages induit par la construction et la maintenance « à vie » des ouvrages, - du préjudice économique résultant de la destruction d'un investissement collectif de plus de 30 ans et lié à la mise en place et la gestion d'une réserve naturelle classée, - des effets et des risques souvent nuancés par les pétitionnaires sur le fonctionnement naturel du torrent situé en un site géologique particulièrement actif et sensible (limitation des évacuations sédimentaires par exemple), - du préjudice porté à l'image « naturel » et au niveau d'attractivité touristique, sportif et de loisirs du territoire, par ailleurs promotionnés par les acteurs socio-économique locaux, par les services du parc national, par les services tourismes du Département et de la région, - à l'absence de gains pour les habitants de la vallée sur les plans de la facture énergétique et / ou la consommation d'énergie moins impactante, et enfin dans le cadre d'équipements industriels largement automatisés, à l'absence de création d'emplois locaux durables.
Une situation que la SAPN et Mountain Wilderness comptent bien continuer de dénoncer, avec tous les acteurs associatifs et les forces socioprofessionnelles de la vallée convaincus de la nécessité d'axer le développement durable du territoire notamment par la valorisation responsable de son patrimoine naturel. Au-delà la lutte contre ce projet destructeur, Mountain Wilderness désire travailler avec tous ceux pour qui la vente à la coupe du patrimoine eaux vives des hautes-vallées ne constitue pas en tant que telle une solution aux enjeux énergétiques locaux ni à ceux de développement des territoires et de maintien de l'emploi local.
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* classée par le décret n° 74-540 du 15 mai 1974
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