Protéger, contempler, pratiquer, Mountain Wilderness n'entend pas que l'on parque la nature, mais défend les parcs... comme outil de préservation de la nature ! Veille juridique, lobbying, manifestations, mais aussi propositions d'actions et collaborations avec des parcs nationaux, régionaux, des réserves, ...

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Actus


Dernières publications du Parc des Ecrins Imprimer Envoyer
Mardi, 23 Février 2010 12:00

cahier-parc-sentiersFin 2009 le Parc national des Ecrins a édité deux nouveaux documents.

Le journal du Parc, "L'écho des écrins", est un élément important de l'information des habitants du massif mais intéressera plus largement les défenseurs de la montagne. Le numéro 32 consacre son dossier aux alpages, terres d'alliance.
Tous les numéros sont accessibles en téléchargement ici : lien vers le site du Parc.

Parallèlement, le parc publie des dossiers thématiques, qui comme leur nom l'indique, font le tour d'un sujet par de nombreux articles, interview, illustrations. Après les glaciers et les galliformes de montagne, ce troisième numéro de "Territoire Ecrins" est donc entièrement consacré aux sentiers.
Les documents sont également accessibles depuis le site sur cette page.

De manière générale nous vous invitons à user et abuser des nombreuses ressources et documents édités par le Parc et accessibles d'un simple clique sur leur site, rubrique téléchargements.

 
Une réserve intégrale dans le futur Parc national des Calanques ? Imprimer Envoyer
Mardi, 29 Septembre 2009 09:24

L'hypothèse de création d'une réserve intégrale au sein du Parc national des Calanques a été récemment évoquée à nouveau. Mountain Wilderness réaffirme son approbation pour un tel projet, sous réserve que l'implantation choisie soit l'Ile de Riou et non des secteurs côtiers et rocheux dont la fréquentation n'impose pas une interdiction totale de fréquentation.

Dans l'avis formulé par MW en début d'année 2009 sur le projet de charte pour le futur parc national des Calanques, nous écrivions : « L'île de Riou, déjà classée en réserve naturelle nationale, pourrait être proposée en réserve naturelle intégrale provisoire (pour la durée de la charte). » Cela reste notre position aujourd'hui.

Nous nous opposons par contre à toute perspective de mise en réserve intégrale de secteurs côtiers comme le Devenson, l'Eissadon, le Belvédère, Castelvieil ou les falaises Soubeyrannes. Les premiers moyens à mettre en œuvre pour un futur parc national sont de limiter l'artificialisation des milieux par les aménagements et la présence d'engins motorisés. C'est pourquoi, dans l'avis, MW demandait de hiérarchiser les enjeux et stopper en premier lieu l'urbanisation galopante, l'intrusion des moteurs (terrestres, aériens et nautiques) dans la nature avant de gérer les surfréquentations ponctuelles liées aux pratiques «douces» (randonnées, escalade, kayak, etc).

La zone concernée par les projets récemment évoqués au sein du GIP, du Devenson à Castelvieil, est très peu fréquentée pour cause de relief très accidenté et elle est donc naturellement protégée. Les pratiques qui y ont lieu (randonnée pédestre et escalade) peuvent faire l'objet de restrictions d'accès spécifiques : il est tout à fait possible de s'accorder sur une contractualisation entre les fédérations de pratiquants (du types charte escalade Ecrins ou Sainte Victoire), les associations de protection de l'environnement et le parc qui prenne en compte les enjeux écologiques pour gérer ponctuellement la fréquentation en cas de nécessité.

 
Une entrave de plus à la protection de l'ours Imprimer Envoyer
Mardi, 04 Août 2009 09:06

CP-Ours_NMPUn communiqué de Nature Midi-Pyrénées, FNE Midi-Pyrénées et Uminate 65, nous apprend qu'une représentante historique de l'opposition à la protection de l'ours vient d'être nommée, par le ministère de l'Ecologie, au titre de la représentation des associations de protection de la nature, au sein du Conseil d'administration du Parc national des Pyrénées.

Nous nous associons à l'étonnement et à l'indignation des associations et vous invitons vivement à lire ce communiqué .

 

 
Chiens de protection patous Imprimer Envoyer
Mardi, 28 Juillet 2009 08:00

Suite à quelques sollicitations concernant l'avis de MW sur les Patous, nous vous faisons part de l'article ci-dessous de Jean-Luc Borelli (adhérent MW et chargé de mission à FERUS) qui synthétise la position de MW sur ce sujet.

Tous ceux qui œuvrent pour la cohabitation élevage / grands carnivores encouragent à ce titre l'utilisation des moyens de protection et considèrent donc la présence des "patous" comme indispensable auprès des troupeaux.


PatouIl est important d'apporter son soutien aux éleveurs et bergers qui mettent en œuvre les moyens techniques et humains recommandés par tous ceux qui veulent maintenir à la fois l'élevage et la faune sauvage dans un même espace naturel. Concept d'actualité, qui justement attire en montagne ceux-là même qui pourraient avoir une mésaventure avec un patou !


Ce sont aujourd'hui plus de mille chiens qui opèrent auprès des troupeaux sur l'ensemble de l'arc alpin. En plus de quinze ans de présence du loup, l'évolution a été finalement rapide, il a fallu "redécouvrir" ces techniques de protection et l'utilisation des patous est loin d'être une science exacte! De façon plus générale, la mise en place et l'utilisation quotidienne des moyens de protection sont une affaire payante en termes de diminution de la prédation, mais une opération délicate et contraignante pour les éleveurs et bergers.


Les chiens représentent généralement l'outil le plus efficace et le plus polyvalent d'un dispositif de défense, ils sont souvent impressionnants - et c'est là leur rôle - mais très exceptionnellement dangereux. Et même si localement et ponctuellement on peut déplorer des incidents voire plus rarement quelques accidents (4 ou 5 interactions plus "sérieuses" l'an passé sur l'arc alpin), les "patous" ne sont finalement pas si problématiques que cela au vu, par exemple, de l'importante fréquentation touristique estivale en zones pastorales.


Bien sûr, afin de ne pas remettre en cause leur présence auprès des troupeaux, il faut rester vigilant quant à la qualité des chiens mis au travail et surveiller leur évolution comportementale. Tout comme il faudra encore renforcer la communication auprès des éleveurs et bergers comme de l'ensemble des usagers (professionnels ou touristiques) des zones à loups, car c'est finalement l'affaire de tous.


Depuis de nombreuses années, l'Etat français, via son Plan National Loup, gère cette problématique loup-élevage. A ce titre il finance, par l'intermédiaire du Ministère de l'Agriculture, tout un panel de mesures de protection dont les chiens "patous", les parcs de regroupement et les aide-bergers, recomposant ainsi cette fameuse trilogie de prévention qui a fait ces preuves de par le monde. Dans chaque département concerné par le loup, des techniciens en DDAF sont en charge de la prévention de la prédation sur les troupeaux domestiques. Ils pilotent, entre autre, le recrutement, la mise en place et le suivi des chiens de protection chez les éleveurs qui entrent dans la démarche de protection de leur cheptel.
Parallèlement des outils de communication ont été créés et diffusés, comme les panneaux que l'on trouve au départ des sentiers, des plaquettes grand public, un DVD, une BD, des brochures et vidéos techniques à l'attention des bergers et pastoralistes...


Au sein du groupe national loup et de ses antennes départementales, réunissant les différents acteurs impliqués dans le dossier (administrations, OPA, ONG ...) une cellule de travail "chien de protection" a été créée il y a bientôt trois ans et un programme national "chiens de protection" a été lancé avec pour objectif d'améliorer le suivi des chiens, leur éducation, leur statut juridique, la communication, la formation... Un important travail vient d'être rendu sous la forme d'un document de synthèse que l'on peut télécharger sur le site de l'Institut de l'Élevage: Programme national "Chiens de Protection des Troupeaux" pour réaliser le recensement et l'évaluation de l'efficacité des chiens et faciliter leur introduction par les éleveurs dans leur troupeau.


COUV-PATOU-plaquetteinfoSi les administrations, les organismes professionnels et associatifs impliqués, les éleveurs et bergers doivent poursuivre leurs efforts de formation, d'information et confirmer leur savoir-faire en techniques de protection, il n'en appartient pas moins à tous les acteurs et utilisateurs des espaces naturels concernés de s'informer, adapter autant que possible leur conduite en zones pastorales, respecter le travail et les consignes des alpagistes et accepter quelques désagréments comme la présence parfois impressionnante des "patous"... afin que les montagnes, y compris les zones à loups, restent un espace de liberté et partage.


Dans cette optique le chien de protection des troupeaux représente un maillon essentiel, un des symboles et des enjeux les plus actuels, de cette volonté commune de multi-usage des territoires.


En savoir plus : http://ferus.org/

Une plaquette informant sur le comportement à adopter face aux patous est téléchargeable ici.

 
Création du Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises Imprimer Envoyer
Mercredi, 15 Juillet 2009 07:54

Etoile_PNR_BDLe Premier ministre a signé le 28 mai le décret de création du Parc naturel régional (PNR) des Pyrénées Ariégeoises, le 46e PNR de France, paru le 30 mai au Journal officiel. Dix années ont permis de construire le projet de Parc aujourd'hui abouti, rappelle dans un communiqué la Fédération des parcs naturels régionaux de France, qui, le 21 janvier dernier, avait émis un avis favorable à son classement. Pour André Rouch, président du nouveau Parc, « cette mise en valeur du territoire concrétise douze ans de travail pour toute une équipe, et j'ai une pensée particulière pour tous les techniciens et tous les élus qui ont accompagné le projet ».
Le territoire du PNR s'étend sur 2 500 km2 soit 40% de la superficie du département de l'Ariège. Sa population est de 43.000 habitants. Au cœur des montagnes, ses paysages préservés abritent un patrimoine naturel exceptionnel, où l'on croise des espèces aussi rares que le gypaète barbu, le vautour percnoptère, le grand tétras, le curieux desman ou le splendide lys des Pyrénées, souligne Fédération des parcs naturels régionaux. Seulement 1 % du territoire est artificialisé, tandis que 85 % figure à l'inventaire des ZNIEFF (Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique), ajoute la fédération.

Source : Lettre du CIAPP (Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées) / Actus-environnement.

En savoir plus.

 

 
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