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Isère - Les tourbières du plateau Matheysin protégées |
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Mardi, 29 Juin 2010 16:52 |
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L'arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB) est un outil de protection réglementaire prévu par la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature. Il est pris par le préfet de département pour, comme sont nom l'indique, préserver des biotopes ou toutes autres formations naturelles nécessaires à la survie (reproduction, alimentation et repos) d'espèces protégées (article L211-2 et R211-12 du Code Rural) et protéger des milieux contre des activités pouvant porter atteinte à leur équilibre biologique (article L211-2 et R211-14 du code Rural). En gros, il vise à préserver les espèces rares en protégeant leur milieu de vie.
Si de l'ordre de 600 arrêtés préfectoraux de protection de biotope couvrent plus de 300 000 ha du territoire national, certains départements sont assez pauvres en la matière. Ainsi et par exemple, la Savoie en compte 24 (dont 7 ont été pris en compensation d'aménagements lourds, carrières ou unités touristiques nouvelles), mais vient de se décider à mettre sur pied une véritable politique départementale en la matière, passant par la création d'une base de données d'APPB potentiels bien intégrés dans la trame verte et bleue.
En Isère, suite à une réflexion lancée en 2003 par la FRAPNA, la commission des sites prenait la décision de lancer un programme pour sauver les zones humides du département : les tourbière de plus de 1 ha devront être protégés par des APPB. En effet, ces milieux extrêmement important pour la biodiversité disparaissent : les surfaces occupées par les tourbières ont régressé de 85% depuis l'inventaire réalisé dans les années 1940 ! Cette décision de principe commence a porter ses fruits. Lors de la dernière réunion de la commission des site, ce ne sont pas moins de neuf zones humides pour lesquelles l'instruction arrive à son terme. Situées sur le plateau Matheysin, entre les lacs de Laffrey et la Mure, ces neufs tourbières sont réparties sur sept communes, vont de 2,5 à 50 ha (pour une moyenne de 19 ha) et couvrent une superficie totale de 190 ha. L'instruction des dossiers s'est fait en bonne intelligence entre les services de l'État, les communes et le Conseil général de l'Isère, et a conduit à un vote unanime de la commission en faveur de la mise en œuvre de cette protection réglementaire. Vote auquel nous avons été heureux de participer.
Une belle manière de célébrer en Isère l'année internationale de la biodiversité ! _________________________________________
L'arrêté de protection de biotope sur le site de l'ATEN |
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Tarentaise - La protection du vallon du Clou sur la bonne voie |
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Mercredi, 23 Juin 2010 14:36 |
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La commission des sites et paysages du département de la Savoie étudiait lors de sa réunion du mardi 22 juin 2010 le projet de classement du vallon du Clou. Cette véritable vallée suspendue, située sur la commune de Sainte-Foy-en-Tarentaise, est perchée à 2200 mètres d'altitude. Outre ses paysages magnifiques -qui justifient à eux seuls la mise en place de cette protection-, elle offre aux visiteurs des curiosités géologiques et glaciaires, mais aussi une diversité faunistique et surtout végétale hors du commun. Le vallon du Clou héberge en effet une quinzaine d'espèces protégées de niveau national, dont l'Orchis nain des alpes, la plus petite orchidée sauvage de France.
Le vallon du Clou est un site à enjeu. La station de ski de Sainte-Foy a des velléités d'extension dans le secteur du lac du Clou, ce qui a conduit la commune à demander un aménagement du périmètre du classement pour permettre l'installation des pistes de ski et des remontées mécaniques. Le Préfet de massif des Alpes, lorsqu'il autorisait en janvier 2005 les derniers aménagements demandés pour la station, avait pourtant, sur recommandation de la Commission des unités touristiques nouvelles du Massif, arrêté le principe d'une protection forte de ce vallon. En févier 2009, le ministère en charge de l'environnement confirmait l'importance de lancer la procédure de classement, en précisant la nécessité "d'exclure tout nouvel aménagement (sportif ou touristique) susceptible de porter atteinte au paysage formé par le vallon". C'est donc en toute logique qu'une enquête administrative, ouverte par un arrêté préfectoral du Préfet de la Savoie, s'est déroulée du 27 avril au 1er juin 2010, lançant ainsi la procédure de classement du site au titre des sites et des monuments naturels (articles L.341-1 et suivants du code de l'environnement).
Une très large majorité des avis exprimés demande le classement du site tel que prévu par le dossier, qui prévoit un périmètre cohérent inscrit à l'intérieur des lignes de crêtes délimitant le vallon, et intégrant le célèbre hameau du Monal (protégé, lui, depuis 1987) qui en est la porte d'entrée. Mountain Wilderness France a bien évidemment donné un avis totalement favorable à la mise en place de cette protection sur l'ensemble du périmètre mis à l'enquête (Lire ici). Après avoir entendu le rapporteur et le maire de la commune, les membres de la commission des sites se sont exprimés, à une large majorité, en faveur du classement du site dans l'intégralité du périmètre proposé. La protection de ce vallon magnifique, véritable espace de respiration de la haute Tarentaise, est une excellente nouvelle ; MW s'en félicite. Prochaines étapes : passage du dossier en Comité de Massif des Alpes en septembre prochain, puis devant la Commission nationale de protection de la nature en novembre, pour un classement définitif par décret en Conseil d'État à la fin de l'année 2010.

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Dernières publications du Parc des Ecrins |
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Mardi, 23 Février 2010 12:00 |
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Fin 2009 le Parc national des Ecrins a édité deux nouveaux documents.
Le journal du Parc, "L'écho des écrins", est un élément important de l'information des habitants du massif mais intéressera plus largement les défenseurs de la montagne. Le numéro 32 consacre son dossier aux alpages, terres d'alliance. Tous les numéros sont accessibles en téléchargement ici : lien vers le site du Parc.
Parallèlement, le parc publie des dossiers thématiques, qui comme leur nom l'indique, font le tour d'un sujet par de nombreux articles, interview, illustrations. Après les glaciers et les galliformes de montagne, ce troisième numéro de "Territoire Ecrins" est donc entièrement consacré aux sentiers. Les documents sont également accessibles depuis le site sur cette page.
De manière générale nous vous invitons à user et abuser des nombreuses ressources et documents édités par le Parc et accessibles d'un simple clique sur leur site, rubrique téléchargements. |
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Une réserve intégrale dans le futur Parc national des Calanques ? |
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Mardi, 29 Septembre 2009 09:24 |
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L'hypothèse de création d'une réserve intégrale au sein du Parc national des Calanques a été récemment évoquée à nouveau. Mountain Wilderness réaffirme son approbation pour un tel projet, sous réserve que l'implantation choisie soit l'Ile de Riou et non des secteurs côtiers et rocheux dont la fréquentation n'impose pas une interdiction totale de fréquentation.
Dans l'avis formulé par MW en début d'année 2009 sur le projet de charte pour le futur parc national des Calanques, nous écrivions : « L'île de Riou, déjà classée en réserve naturelle nationale, pourrait être proposée en réserve naturelle intégrale provisoire (pour la durée de la charte). » Cela reste notre position aujourd'hui.
Nous nous opposons par contre à toute perspective de mise en réserve intégrale de secteurs côtiers comme le Devenson, l'Eissadon, le Belvédère, Castelvieil ou les falaises Soubeyrannes. Les premiers moyens à mettre en œuvre pour un futur parc national sont de limiter l'artificialisation des milieux par les aménagements et la présence d'engins motorisés. C'est pourquoi, dans l'avis, MW demandait de hiérarchiser les enjeux et stopper en premier lieu l'urbanisation galopante, l'intrusion des moteurs (terrestres, aériens et nautiques) dans la nature avant de gérer les surfréquentations ponctuelles liées aux pratiques «douces» (randonnées, escalade, kayak, etc).
La zone concernée par les projets récemment évoqués au sein du GIP, du Devenson à Castelvieil, est très peu fréquentée pour cause de relief très accidenté et elle est donc naturellement protégée. Les pratiques qui y ont lieu (randonnée pédestre et escalade) peuvent faire l'objet de restrictions d'accès spécifiques : il est tout à fait possible de s'accorder sur une contractualisation entre les fédérations de pratiquants (du types charte escalade Ecrins ou Sainte Victoire), les associations de protection de l'environnement et le parc qui prenne en compte les enjeux écologiques pour gérer ponctuellement la fréquentation en cas de nécessité. |
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Une entrave de plus à la protection de l'ours |
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Mardi, 04 Août 2009 09:06 |
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Un communiqué de Nature Midi-Pyrénées, FNE Midi-Pyrénées et Uminate 65, nous apprend qu'une représentante historique de l'opposition à la protection de l'ours vient d'être nommée, par le ministère de l'Ecologie, au titre de la représentation des associations de protection de la nature, au sein du Conseil d'administration du Parc national des Pyrénées.
Nous nous associons à l'étonnement et à l'indignation des associations et vous invitons vivement à lire ce communiqué .
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