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Recommandations de l'UICN concernant la gestion de l'eau |
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Lundi, 18 Juillet 2011 14:24 |
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Le 27 juin 2011, les organismes et les experts du Comité français de l'UICN (réseau des organismes et des experts de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature en France) se sont réunit à Paris à l'occasion de la 10ème édition du Congrès français de la nature. Ce congrès a notamment donné lieu à 13 nouvelles recommandations sur les enjeux de la biodiversité. Parmi ces dernières, la gestion intégrée de la ressource « eau » en montagne est abordée non seulement sous l'angle de la protection des écosystèmes, mais également au travers des problématiques « neige artificielle » et « aménagements hydroélectriques en montagne » : des thématiques toutes trois chères à Mountain Wilderness.
Aussi, le Congrès français de la nature demande notamment au gouvernement français :
- de mettre en œuvre une politique efficace de gestion durable de l'eau s'appuyant sur la protection des écosystèmes des régions de montagne et le programme de travail sur la diversité biologique des montagnes de la Convention sur la Diversité Biologique ;
- d'adopter des mesures pour créer des zones de protection des ressources en eau, notamment dans les zones humides, et veiller à leur gestion adéquate ;
- d'appliquer et de renforcer la réglementation sur l'eau concernant les installations de prélèvement dans l'environnement naturel et le contrôle des prélèvements d'eau destinés à la fabrication de neige artificielle ;
- d'assurer la prise en compte du volet « neige artificielle » dans l'évaluation environnementale des dossiers de demande d'autorisation d'unités touristiques nouvelles (UTN) ;
- et de créer des cadres juridiques, politiques et institutionnels permettant d'améliorer la gouvernance de l'eau en montagne et sa gestion durable.
Le Congrès français de la nature encourage d'autre part les acteurs publics et privés de la montagne française à  :
- inclure les réflexions sur la gestion intégrée des ressources en eau dans leurs processus de planification, ainsi que dans l'exécution et la gestion de leurs projets (notamment les barrages de retenue en faveur de la production d'hydroélectricité) ;
- mieux informer l'ensemble des acteurs de la société sur les usages de l'eau pour promouvoir une consommation responsable.
Ainsi, Mountain Wilderness réaffirme ses positionnements concernant la gestion de la ressource « eau » en montagne en soutenant les préconisations émises par le Congrès français de la nature.
En savoir plus : Consultez la note complète de l'UICN sur la gestion intégrée des ressources en eau en montagne. Retrouvez les actions de Mountain Wilderness concernant la thématique « eau » - Document de sensibilisation sur la neige artificielle - Document de sensibilisation sur l'aménagement des cours d'eau - Protection des éco-systèmes : projet « eaux vives »
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Colloque "Rivières sauvages" : demandez le programme ! |
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Mercredi, 13 Avril 2011 15:58 |
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Le 20 mai prochain, le colloque inaugural du Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages se tiendra à Annecy.
Le programme complet est téléchargeable au format pdf en cliquant sur l'image ci-dessous :

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Un Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages |
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Mardi, 29 Mars 2011 21:09 |
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Par Stéphane ROUX, administrateur de Mountain Wilderness France et Denis CAUDRON, chargé de développement du Fonds « Rivières Sauvages »
Dans le prolongement de son action en faveur des espaces naturels d'eau-vive, Mountain Wilderness a souhaité soutenir la mise en œuvre du Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages. Un outil nouveau, à l'initiative du WWF et au service d'une protection renforcée et souhaitée des rivières les plus patrimoniales de France.
L'inventaire national, réalisé lors de la mise en œuvre de la Directive dite Cadre Eau (1), montre que 20% environ des cours d'eau seulement peuvent être considérés comme en « bon état écologique ». Sur ces 20%, le chiffre communément admis de rivières « effectivement protégées » serait de 1,5 % environ, à des degrés divers, avec des outils différents et une appropriation collective très insuffisante. Il existe encore cependant en France quelques cours d'eau (ou parfois tronçons de cours d'eau), rares, en « bonne santé » ou proche d'un « état naturel ». Ces milieux, malgré divers dispositifs de protection, sont pour la plupart d'entre eux extrêmement vulnérables et aujourd'hui encore menacés. Beaucoup de scientifiques, d'organisations non gouvernementales, d'institutions et de gestionnaires sont d'accord sur le fait que la pratique nationale de protection et de conservation des rivières est insuffisante. Les dispositifs réglementaires et contractuels existants sont parfois incomplets, souvent mal adaptées ou peu fonctionnels, avec de nombreuses incohérences liées : - à des manques de connaissances, - des pratiques simplistes de l'aménagement des cours d'eau, - des dysfonctionnements administratifs, - à des rapports de force peu favorables à la protection de la ressource en eau et des cours d'eau.
Il n'existe pas actuellement de politique de préservation efficace des « dernières rivières naturelles » car les outils disponibles proposés aux gestionnaires et les financements publics sont principalement organisés autour de la restauration des cours d'eau dégradés et de leurs milieux associés. Malgré des initiatives locales encourageantes de certaines collectivités ou association (comme Loire Vivante) en faveur de projets de préservation des rivières, les atteintes portées aux milieux aquatiques sont si considérables que prendre le virage n'est pas aisé. Aussi, certains gestionnaires en charge de la protection des rivières peuvent être intéressés par une démarche autour de l'attribution d'un label « Rivières Sauvages» en complément des outils contractuels, financiers et législatifs. L'objectif est de contribuer à valoriser la valeur patrimoniale, naturelle, culturelle, économique et paysagère des rivières à destination des décideurs et du grand public. Le Fonds ainsi crée juridiquement ambitionne de mettre en œuvre cette démarche expérimentale sur plusieurs bassins versant pilotes au niveau national dont ceux du Chéran, de la Valserine / Semine, de l'Allier pour ceux plus particulièrement montagnards. Une démarche centrée sur un travail participatif entre les divers acteurs des territoires, la mobilisation des compétences issues des associations et institutions membres du réseau (PNR Massifs des Bauges, ONEMA (2), WWF, Conservatoire National du Saumon Sauvage, PNR Haut Jura, SOS Loire Vivante...)
Carte des bassins versants potentiels

Sur chacun des bassins, il s'agira de répondre aux points de méthode et/ou d'objectifs suivants dans une perspective de dépassement à terme de la seule contrainte réglementaire visée par la DCE : organiser une dynamique d'acteurs autour d'un projet qui nécessite de l'innovation autour de l'enjeu de la préservation de la ressource en eau et biodiversité communiquer sur les bénéfices que procurent les écosystèmes d'eau courante fonctionnels proposer des actions innovantes, les tester et les évaluer meilleure utilisation et intégration des outils existants valorisation économique des territoires préservés évaluation monétaire de ces espaces naturels mieux protégés, des bénéfices tirés de l'atteinte du très bon état de l'eau.
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Directive européenne établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau
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Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques
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Le retour des enjeux hydroélectriques dans le Mercantour |
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Mercredi, 19 Janvier 2011 12:58 |
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Une vingtaine de projets d'aménagements hydroélectriques de cours d'eau sont à l'étude pour réduire la dépendance énergétique des Alpes-Maritimes...
Le constat est simple, en apparence : la dépendance vis-à -vis de l'extérieur des Alpes Maritimes pour l'approvisionnement électrique, sur fond de peur du grand « black-out ».
La réponse est simple, en apparence, développons, développons les unités de production hydroélectrique : une vingtaine de projets sont à l'étude. Certains sont emblématiques soit par leur ampleur, soit par leur localisation : l'idée de construire un grand barrage sur l'Estéron, affluent du Var, dernière rivière sauvage du département et petit paradis de l'eau vive, refait surface. Une microcentrale sur le torrent de Mollières, pourtant cours d'eau classé en plein cœur du Parc National, est en projet. L'idée d'une centrale de 4,1 Mégawatt sur le torrent de Rabuons (en limite du cœur du Parc National, voir photo) est déjà suffisamment avancée pour un début de production en 2015...
Mais si, il y a 20 ou 30 ans, les questions d'impact environnemental ne se posaient pas vraiment, actuellement, on ne peut pas les négliger : obstacles aux mouvements des poissons, diminution des débits, perturbations du fonctionnement naturels des cours d'eau, envasement... Les conséquences sont bien loin d'être anodines. Ces problématiques sont développées dans le projet de charte du Parc National, qui semble être une protection bien timide face à ces pressions, mais faut-il rappeler que les communes touchent une redevance sur les installations de production énergétique ? Que ces mêmes élus ont le pouvoir d'adhérer ou non à la charte ? Ils ont donc la responsabilité de la préservation de ce patrimoine exceptionnel...
C'est encore et toujours une question de mode de développement et d'organisation de nos sociétés qui se pose : Quelle place laisse-t-on aux zones non aménagées ? Quelle politique pour réaliser des économies d'énergie ? Balayées d'un revers de la main par les élus comme par les cadres d'EDF. La mise en place de panneaux solaires sur la surface considérable de toits des zones commerciales du département ? Aux oubliettes ou pas à l'ordre du jour, avec pourtant un impact a priori bien moindre sur l'environnement... Le statut des cours d'eau sera remis à plat (ou en cause selon le point de vue) d'ici 2012, c'est le cas en particulier du torrent de Mollières ; il s'agira d'être vigilant durant cette période.
Source : http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/de-nouveaux-barrages-dans-les-alpes-maritimes?page=0 |
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