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La montagne reste un espace de liberté et donc de responsabilité.

Mountain Wilderness encourage des pratiques sportives respectueuses du milieu et de ses hôtes.

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Actus


On veut faire Lamoura-Mouthe ! Imprimer Envoyer
Mercredi, 01 Février 2012 12:41

Affiche-TransjuracienneLamoura, c'est un village du Haut-Jura en bordure de la forêt du Massacre. C'est l'un des plus grands sites d'Europe pour la pratique du ski nordique : plus de 200 km de pistes damées l'hiver sur le canton.
Mouthe, commune du Parc naturel régional du Haut-Jura, est la capitale de la « petite Sibérie » ; elle détient le record de la température la plus basse jamais enregistrée en France (-36,7 °C en 1968). Les deux villages sont séparé par les 76 kilomètres de pistes de ski de fond du parcours de la Transjurassienne.
Faire « Lamoura-Mouthe », c'est participer à LA course mythique de ski de fond en France. Avec la Marcialonga  italienne, la Finlandia-hiihto, la König-Ludwig-Lauf  allemande, la Birkebeinerrennet  américaine, et neuf autres courses réparties sur les cinq continents (dont la fameuse Vasaloppet suédoise), la « Transju » constitue le circuit international des Worldloppet, sorte de championnat du monde des courses de ski de fond de longue distance. L'objectif de la Worldloppet : unir les marathons de ski dans les différents pays afin de les rendre plus visibles et plus populaires. C'est l'une des plus importante vitrine d'un sport « doux ».

Alors certes, tant de gens au même moment, au même endroit ne va pas sans des nuisances, d'autant que le parcours « historique » de la course, ainsi que les parcours de replis utilisés quand la neige fait défaut, traversent des sites habités par le grand tétras, ce Tetraonidae qui fait l'objet depuis 2009 d' une stratégie nationale de conservation décidée par le ministère de l'Environnement. Certains de ces sites sont même protégés par des APPB -Arrêtés préfectoraux de protection de biotopes, une procédure simple qui permet aux préfets d'assurer la préservation des habitats des espèces animales et végétales protégées au plan national ou au plan régional-, ou intégrés dans le réseau NATURA 2000.
La nécessité de préserver cet oiseau emblématique en voie de disparition a conduit depuis quelques années les organisateurs de la course à se rapprocher de l'association « Groupe Tétras Jura » et de l'Office national des forêts. L'organisateur s'est engagé progressivement dans une démarche intégrant la notion d'environnement et de « développement durable ». Un dossier d'incidences NATURA 2000 a ainsi été élaboré cette année, et envoyé aux services déconcentrés en charge de l'Environnement. Un certain nombre de réserves ont été émises, faisant craindre un temps que la célèbre course ne puisse se dérouler. Les enjeux environnementaux de ce secteur imposent en effet une adaptation forte des tracés, mais aussi de l'encadrement lors de la traversées des zones protégées. Les organisateurs de ce type de manifestations en sont très souvent conscients (lire par exemple ici).

Les Jurassiens ont su intégrer les circuits courts pour les ravitaillements, ont joué la carte de la concertation ; les parcours empruntent des pistes tracées à l'année sur des routes goudronnées...
In fine, un avis favorable a été rendu pour le parcours historique des 76 km entre Lamoura et Mouthe, ainsi que pour le parcours de repli passant par le massif du Risol.

L'exploitation du bois et le tourisme doux, basé sur le ski de fond, la raquettes, le cyclisme, la marche nordique et la randonnée, le VTT, les promenades avec des chiens de traîneau, la gastronomie locale et l'hôtellerie traditionnelle, sont les ressorts économiques de ces communes du Jura. La Transjurassienne est en le symbole et l'un des moteurs.
Nous sommes heureux qu'un accord ait pu être trouvé cette année.
Nous sommes convaincus de l'intérêt de ces rassemblements basés sur de pratiques sportives douces ; nous sommes aussi conscients des impacts potentiels de ces manifestions. La dynamique engagée autour de la Transju doit conduire à faire de cette étape du circuit Worldloppet un exemple d'intégration dans un territoire et dans une nature préservée, sur la base de critères d'excellence.

 
Rail and Ride 2012 : c'est reparti ! Imprimer Envoyer
Mardi, 31 Janvier 2012 17:26

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Toute l'équipe "Rail and Ride" est dans les starting-blocks : nouveau départ en Laponie prévu pour mars prochain...toujours en train !

Les envies de la joyeuse équipe pour cette édition 2012 sont :
- de découvrir le massif du Sarek en alliant itinérance et ascension à ski des sommets rencontrés ;
- de traverser sur la Norvège et de terminer leur balade dans le fjord désert de Hellemobotn d'où un bateau viendra les récupérer ;
- de rentrer en train par la Norvège !

Nous suivons les aventures "Rail and Ride" depuis 2010, date de leur premier voyage. Leur initiative, complétement ancrée dans la philosophie "Changer d'approche" portée par MW, a servi d'exemple à de nombreuses personnes qui ont, à leur tour, expérimenté le train comme moyen d'accès à destination. Allier aventure lointaine et mobilité douce, l'équipe de Rail and Ride y croit toujours...et encore plus !
Cette année, Bruno Peyronnet, réalisateur professionnel les accompagnera afin de réaliser un documentaire à destination des festivals et de la télévision.

Et en attendant la Laponie, pour s'entrainer, il partiront en train en février, skier l'Etna du haut de ses 3 300m... Ce voyage a été ouvert à l'ensemble de leurs connaissances... histoire de faire découvrir le concept "Rail and Ride" le plus largement possible.

On attend avec impatience la suite de leurs aventures !

> Consultez le dossier de présentation "Rail and Ride 2012"
> Pour en savoir plus rendez-vous sur le blog Rail and Ride

 

 
Helico, compet' et wilderness : points de vue Imprimer Envoyer
Mercredi, 14 Décembre 2011 16:13

Suite à l'article sur l'adhésion du CAF Dauphiné Ski Alpinisme (DSA) à MW, en tant que première personne morale, un adhérent nous a interpellé sur l'utilisation d'hélicoptère lors de la course de ski alpinisme de la Belle Étoile et a proposé au DSA d'élargir le débat. C'est avec un grand enthousiasme que les organisateurs passés de la course se sont pliés à l'exercice. Retrouvez ci-dessous les positionnements de Volodia Shahshahani, Paul Journé et Cécile Eichinger, tout trois parties-prenantes du débat.

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Volodia Shahshahani

Ayant été le directeur technique de la Belle Etoile au cours de ses sept premières éditions (1994 à 2001, elle n'eut pas lieu en 2000) je réponds volontiers à Guy Oberlin...dont je partage les observations.

Par ordre croissant de nuisance de l'hélicoptère dans les compétitions (en particulier de ski alpinisme) je citerai :

1. Secours sur un accident
RAS

2. Installation de secours
La décision appartient au service de secours (pghm ou crs). A mon souvenir cela s'est produit une ou deux fois sur la Belle Etoile (dépôt de barquettes) : lorsque la previ meteo risque de rendre le secours aérien incertain.

3. Déclenchement préventif d'avalanches depuis l'hélicoptère
C'est en effet très discutable. A la Belle Etoile, cela ne s'est produit qu'une fois lors de la première édition (1994). Dans la réunion qui a suivi la course, le comité d'organisation de la Belle Etoile (COBE 7 Laux) a décidé de ne plus y recourir. Mais il y eut quelques fois des déclenchements en faisant le parcours à skis avec des artificiers de la station.

4. Transport des medias
Entre 15 mn de survol pour des journalistes non alpinistes et plusieurs heures avant et pendant la course, il y a une différence de nature. La Belle Etoile a toujours été dans une fourchette très basse - souvent nulle. La première raison était d'ordre économique. La seconde c'est que nous organisions des circuits avec des sommets d'où l'on avait une vue plongeante sur une grande partie de la course permettant aux opérateurs de faire des travellings aussi efficaces qu'avec des vues aériennes. Pour les media, la décision appartient à l'organisateur (celui qui finance l'opération). Dans la mesure où cet usage (qui n'a été fait que sur quelques éditions) était très modéré, nous (COBE 7L) estimions qu'il n'était pas de notre ressort de nous y opposer. Ma préférence va cependant pour une interdiction, car il existe suffisamment de journalistes et cameramen aptes à opérer sans cet artifice.

5. Transport des équipes de préparation des compétitions
C'est tout à fait inadmissible. Si on n'est pas capable d'organiser une compétition by fair means, on s'abstient. Cet usage abusif est l'apanage de certaines compétitions comme la Patrouille des Glaciers, le Trofeo Mezzalama, la Pierra Menta (liste non limitative). Pour en revenir à la Belle Etoile et à ma position personnelle, directeur technique et non organisateur (c'était l'office de tourisme qui m'employait à cette fin avec d'autres techniciens, guides ou non), je tiens à préciser que la Belle Etoile n'y a jamais eu recours. Ce qui d'ailleurs était assez acrobatique, notamment pour moi qui devait me trouver physiquement au départ et ensuite sur un point stratégique du parcours.
J'ajouterai une remarque personnelle. Pendant les années 1990-1995, j'ai été d'abord Président puis Directeur technique du CISAC (devenu ISMF) et donc de la Coupe d'Europe de Ski Alpinisme. J'avais pour adjoint Paul Journé, également fondateur du DSA et également directeur technique-adjoint de la Belle Etoile. Assez rapidement je me suis efforcé de demander à l'UIAA de chapeauter cette organisation afin qu'elle s'inscrive dans une association de montagne, ce qui me semblait pouvoir être une garantie contre les risques de certaines dérives inhérentes au sport de compétition. En particulier j'ai demandé que des directives claires soient énoncées quant à l'usage de l'hélicoptère. Les observateurs de l'UIAA venus à la Pierra Menta ont alors estimé que l'usage n'en était pas abusif et à mon souvenir il n'y a pas eu de« guidelines » très précises sur ce sujet. J'ai abandonné mon poste de Directeur Technique du CISAC et de la coupe d'Europe à la fin de la saison 1995 et n'ai plus exercé depuis d'activité dans cette sphère. J'ai cessé toute activité liée à la compétition après l'arrêt de la Belle Etoile (dernière édition courue en 2001).

 

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Paul Journé

L'usage de l'hélicoptère sur la BE m'aurait paru un non-problème avant d'avoir lu le courrier de MW car je n'ai quasiment aucun souvenir de vrombissement aérien sauf peut-être une fois pour le transport ponctuel de journalistes. Très sensible au bruit et à la pollution sonore, j'ajoute ne m'être jamais trouvé dérangé par des bruits mécaniques d'aucune sorte avant ou pendant la course. Nous transportions à dos le matériel de course, de nivologie ainsi que les éventuels explosifs, jamais autrement. Je crois qu'il en allait de même des équipements de premier secours posés aux points clés du parcours. Il est ainsi remarquable que tous les sondages du manteaux neigeux par les nivologues de météo France, aidés des organisateurs, se faisaient à peaux et sac au dos.

Dernier à quitter le tracé de la course avec les contrôleurs fermant le parcours le dimanche midi, j'ajoute que nous laissions derrière nous un terrain parfaitement débarrassé de tous les accessoires que nous avions installés la veille ou l'avant-veille, qui se limitaient d'ailleurs à très peu de choses : jalons et bandes de signalisation, et, lorsque la sécurité l'obligeait, corps-morts et cordes fixes.

J'étais le contact de terrain avec l'équipe de bénévoles avant et pendant la course ; la motivation de ces pratiquants, non compétiteurs dans leur grande majorité, tenait avant tout dans l'amour de leur région et de leurs montagnes. Un écart répété à cet attrait, comme aurait certainement constitué l'usage régulier de l'hélicoptère, les aurait fait se détourner de l'organisation. C'est l'inverse qui s'est produit puisqu'ils revenaient chaque année avec un certain enthousiasme. Les plus anciens d'entre eux retrouvaient d'ailleurs, à travers cette course sans mécanisation, l'agréable souvenir des premières épreuves de ski à la piste damée aux skis et au départ accédé à pied par les concurrents.

 

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Cécile Eichinger

Le CAF DSA organise le Tour du Grand Veymont depuis 2004. L'hélicoptère n'a jamais été employé hormis une fois pour un secours (un concurrent s'était rompu les ligaments croisés sur le versant des Hauts-Plateaux du Vercors). Par ailleurs nous ne mobilisons pas sur place un hélicoptère durant l'épreuve ; nous nous contentons d'informer officiellement les secours (PGHM ou CRS selon la semaine) de la tenue prochaine de l'épreuve. Ils interviennent de toute façon et si besoin, au même titre que n'importe quel secours. En revanche nous veillons dans l'équipe organisatrice à disposer les médecins, infirmiers ou secouristes à des endroits stratégiques du parcours pour être prêts à fournir des premiers soins.

Notre conception de l'organisation d'une épreuve en montagne écarte par nature l'emploi de l'hélicoptère : l'équipe organisatrice complétée des indispensables bénévoles le week-end de la course est composée pour la plupart de skieurs-alpinistes compétiteurs ou non. Leur principale motivation est justement de devoir crapahuter skis aux pieds pour reconnaître l'itinéraire, le baliser, le sécuriser et, le matin même de l'épreuve, rejoindre et occuper son poste de contrôle sur le parcours parfois dans des conditions très rudes. Avoir recours à l'hélico ne présenterait aucun intérêt pour nous et éloignerait, comme le souligne Paul Journé, la majorité des bénévoles. Au-delà de cet aspect, il serait inconcevable que des organisateurs d'une épreuve de ski de montagne ne puissent évoluer là où des compétiteurs vont passer.

Nous avons à plusieurs reprises fait des images de l'épreuve mais toujours par nos propres moyens (y compris pour un reportage de M6 filmé par un journaliste skieur-alpiniste).

 


 

 
13e Rencontres du cinéma de montagne Imprimer Envoyer
Mardi, 25 Octobre 2011 17:12

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Du 14 au 18 novembre se tiendra la 13ème édition des Rencontres du cinéma de montagne à Grenoble. Cette année s'annonce plus éclectique que jamais avec au programme sur les écrans : du speed rinding, du base jump, de la slack line, du kayack free ride, de la spéléo,...
Les organisateurs souhaitent donner à leur manifestation le reflet de la diversité des pratiques sportives en montagne avec pour fil conducteur une invariable de la montagne : LA PENTE !

Le programme est riche en images et ... en rencontres ! En effet, comme à l'accoutumée, nombre d'invités seront là pour échanger avec les cinéphiles : Antoine Boisselier, Christophe Tong-Viet, Nicolas Assael, Guillaume Broust, la blues connexion, Arnaud Bayol, Gwen Maribas, Nicolas Favre, Timothée Nalet, Antoine Bussier, Sean Villanueva O'Driscoll, Nicolas et Olivier Favresse et autres invités surprises...

Nous vous invitons à découvrir le programme détaillé des festivités sur le site internet www.cinema-montagne-grenoble.fr

Par ailleurs, des bénévoles de Mountain Wilderness seront présents lors des rencontres afin de diffuser une toute nouvelle brochure sur la thématique de la mobilité douce en montagne. Au plaisir de vous y voir !

 

Ci-dessous, découvrez le teaser des Rencontres :


Teaser des 13èmes Rencontres du cinéma de... par maisondelamontagne>

 
La gestion des falaises de Presles, une longue histoire qui porte ses fruits Imprimer Envoyer
Mercredi, 12 Octobre 2011 15:02

preslesRemontons un peu le temps...

En 2006 éclate un conflit entre propriétaires et grimpeurs qui se généralise.
Les propriétaires semblent réaliser que des portions de terrains sans enjeux deviennent un terrain de jeux, les grimpeurs vérifient tardivement les conséquences de n'avoir pas demandé systématiquement d'autorisations.

Trop de temps sans rapports entre les uns et les autres et une fréquentation en augmentation sont la source de conflits d'usages inévitables.
Un travail de concertation se met alors progressivement en place sous l'égide du Parc naturel régional du Vercors, donnant lieu in fine à une étude foncière très précise et un tableau d'objectif (sorte de feuille de route) validé par tous les acteurs en préfecture en Juin 2008.

Dès lors chacun prend sa place dans une organisation naissance. La DDJS et la FFME pour le conventionnement, l'association VTNO pour les grimpeurs, les communes pour les choix stratégiques, la Communauté de commune de la Bourne à l'Isère, le PNR Vercors pour l'animation.

En Juin 2011, alors que le conventionnement progresse sur la partie Est de la falaise, la première action structurante d'aménagement voit le jour : la mise en place du parking officiel du Charmeil.

Il reste encore beaucoup à faire mais le travail continu afin de consolider l'activité dans les secteurs autorisés et de canaliser au mieux les pratiquants. Une veille constante est désormais en place sur le site, permettant de réagir à chaque nouvelle actualité et de faire progresser la gestion du site.

 
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