J'ai toujours été fascinée par l'impact de la géographie sur les sociétés, et inversement. Où sont les frontières, les bassins versants ? Comment communique-t-on d'une vallée à une autre, ou au delà d'un fleuve ? Comment protéger un espace en commun quand on parle une langue différente ?
La meilleure manière d'apprendre, c'est d'aller voir ! J'ai fait mon master en Allemagne, en coopération au développement international, où j'ai pu être en contact avec des gens de tous les continents, et voir différentes manières de concevoir la société et l'environnement.
Récemment, j'ai travaillé pour une association en Slovénie, à Koper, à la frontière avec l'Italie. Le but du projet était d'améliorer la prévention des feux de forêt dans le Plateau du Karst, à cheval sur deux pays. Une expérience inspirante de coopération, qui impliquait des municipalités, des géographes, des gardes forestiers et des pompiers de deux cultures et deux systèmes différents. En cultivant une culture du dialogue et de l'ouverture, on peut réussir à protéger des espaces chers à tous, face aux menaces communes. Car ni les feux de forêt, ni le changement climatique ne connaissent de frontière.