L’heliski : Même si cette pratique est interdite en France, des stations de plus en plus nombreuses contournent la loi qui interdit les déposes et organisent des reprises au bas de hors-piste. Pourtant l’interdiction de l’utilisation de l’hélicoptère à des fins de loisir s’est imposée au législateur de l’époque pour le bien de tous. Il est donc grand temps de lever l’ambiguïté présente dans la loi pour en faire respecter l’esprit. Par ailleurs, l’autorisation de cette pratique en Italie déborde très largement en France (le bruit ne connaît pas la frontière) et le transport vers les sommets frontaliers ou vers l’Italie est tout aussi bruyant qu’une dépose réelle.
Concernant les survols, tout est bon pour proposer les produits les plus variés et exotiques : vols panoramiques ou gastronomiques, randonnées en raquettes avec retour en hélicoptère, dispersion des cendres d’un défunt sur un sommet prestigieux, liaisons inter stations, transports de l’aéroport jusqu’à la station, etc. Ainsi, certaines vallées subissent jusqu’à 10 à 20 passages d’aéronefs par heure !
Les hélicoptères ne sont pas les seuls en cause, ainsi, ce sont en grand nombres les avions de tourisme qui survolent, de préférence sans pot d’échappement, de façon permanente le massif du Mont-Blanc, le massif de la Vanoise, etc.
Les arguments sont connus et nombreux. Au moment où les préoccupations environnementales sont de plus en plus importantes, rien ne saurait justifier que le plaisir de quelques-uns vienne gravement perturber les dernières zones de tranquillité pour la nature et les Hommes. De la même façon qu’il n’est pas concevable que des motos, quads, motoneiges circulent dans tout l’espace montagnard (ce qu’interdit formellement la loi montagne), il n’est pas plus acceptable que quelques mètres plus hauts des moteurs, souvent bien plus bruyants ; puissent pétarader à leur guise.
Nous ne pouvons pas faire preuve de laxisme sous prétexte qu’il y ait pire ailleurs :
La montagne est trop précieuse !