Maï, habitante de la vallée, voulait depuis longtemps agir sur ce terrain encombré de barbelés rouillés. Grâce à l’expérience de Mountain Wilderness en la matière, ce travail d’équipe lui a enfin donné les moyens d’agir.
Si ce sont près d’une trentaine de bénévoles des Hautes-Alpes qui se sont mobilisés, Frédérique est venue depuis St-Malo : l’opportunité de lier l’utile à l’agréable. Comme renchérit Marie, « c’est l’occasion de rendre un peu à la montagne qui nous donne tant. »
A Cervières, tout a commencé par le ras-le-bol de Mariette, la bergère de cet alpage qui voyait trop de ses brebis, et même parfois ses chiens contracter des infections avec ces barbelés... Que doit-il en être de la faune sauvage... Alors, comment agir ? Qui contacter ? Après enquête, on l’a dirigé vers les équipes de notre association. Prenant contact avec Rémy, le délégué local bien actif, l’aventure était lancée : un an pour échanger avec les autorités, les éleveurs, les associations locales et avec de nombreux acteurs du secteur.
Il est bon de préciser qu’au-delà de la faune sauvage et des troupeaux d’estive, les humains sont également concernés par ces dangereux barbelés et piquets parfois dissimulés par la végétation ou la neige. Et ce n’est pas anodin, le site géologique du Chenaillet connaît une fréquentation importante : 40 000 visiteurs par an dont 17 000 scolaires. A cela s’ajoute les nombreux autres pratiquants de sports de montagne et promeneurs.