Bilan du nettoyage dans le Mercantour
Une opération conjointe Mountain Wilderness/Parc national du Mercantour
Écrit par le comité de rédaction
Une opération conjointe Mountain Wilderness/Parc national du Mercantour
Écrit par le comité de rédaction
Une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel conjoint du Parc
national du Mercantour et de Mountain Wilderness afin de nettoyer de
leurs déchets quatre points noirs paysagers dans le secteur de la
Vésubie. Trois jours bien remplis, du 24 au 26 août 2002, ont été
nécessaires aux bénévoles et aux agents du Parc pour nettoyer de plus de
quatre tonnes de déchets, les sites du pas de la Fous, la baisse du
Basto, les abords du refuge CAF de Nice et le vallon des Graus sur la
commune de Belvédère (Alpes Maritimes). Ces sites, hormis les abords du
refuge CAF où il s’agissait de déchets provenant d’aménagements
successifs liés au fonctionnement du refuge, ont été nettoyés des
barbelés, piquets d’arrimage, abris en tôle, etc... laissés sur place
depuis la seconde guerre mondiale par les militaires italiens ou
français. Le Parc national du Mercantour, qui s’étire le long de la
frontière franco-italienne, est effectivement jonché d’installations
militaires abandonnées, et celui-ci s’emploie à les nettoyer depuis
plusieurs années déjà. Cette opération de terrain est la seconde du
dossier menée par Mountain Wilderness : « Installations obsolètes :
nettoyons nos paysages montagnards » labellisé Année internationale des
montagnes, année internationale de l’écotourisme et « Merci dit la
planète ».
En septembre 2001, c’est en zone périphérique du Parc national de la Vanoise que Mountain Wilderness était intervenu afin de débarrasser une partie des déchets provenant d’installations abandonnées de type touristique au Col Sommeiller (remontée mécanique et ruine d’un hôtel-refuge) également à la frontière franco-italienne. D’autres actions de ce type suivront cet automne, et le Parc national du Mercantour a déjà prévu une autre opération de nettoyage pour l’an prochain en collaboration avec des volontaires, ainsi qu’avec le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) de Haute-Durance dans le Briançonnais, confronté au même problème des friches militaires. Pourrait-on espérer l’aide de l’autorité militaire pour ce travail de longue haleine jusque-là supporté essentiellement par les gestionnaires des espaces protégés et les associations ? Mountain Wilderness poursuit ainsi son travail de sensibilisation à destination des élus, des sociétés de remontées mécaniques, d’EDF ou des autorités militaires, afin que chacun assume sa part de responsabilité dans l’utile nettoyage de tous ces points noirs. 200 installations obsolètes ont été récemment recensés par l’association à l’échelle des espaces protégés, sans pourtant que ce recensement ne se veuille exhaustif. Une étude, présentant les conclusions de ce projet, est en cours de préparation par l’association et sera prochainement disponible.