Crédits photos

Qui est Mountain Wilderness ?

image
Aiguilles d’Ansabère - B. Rivoal

 

Mountain Wilderness est une association internationale, fondée en 1987
à Biella en Italie, dont le but statutaire est « la sauvegarde de la
montagne, sous tous ses aspects ».

Organisation non-gouvernementale (ONG), Mountain Wilderness est
reconnue au niveau de l’Union Européenne et du Conseil de l’Europe.

La section française de Mountain Wilderness est une association loi de 1901, fondée en 1988 à Evian.

Pourquoi ce nom anglais ? Ca veut dire quoi au juste ?

image

 

Mountain Wilderness est une association internationale, représentée
dans plusieurs pays, entre lesquels l’anglais est, de fait, la langue
la mieux partagée.

Le terme de "wilderness" (prononcer avec un "i" court et non pas
"waild") est difficilement traduisible en quelques mots : il évoque, au
sens propre, les espaces sauvages vierges, non touchés par l’activité
humaine ; mais le terrain d’intervention de Mountain Wilderness ne se
limite pas à ces seuls espaces. (autres définitions de "Wilderness")

Dévoluy
Photo V. Neirinck

Est-ce un club d’alpinisme ou une association de défense de l’environnement ?

image

 

C’est une association de défense de l’environnement, mais dont la
sensibilité se rapproche peut-être plus de celle des clubs de
pratiquants de la montagne (les Clubs alpins par exemple) que de celle
des associations "naturalistes".

Pic Communisme (Pamir)
Photo Stéphan Houdier

Faut-il être un alpiniste pour en faire partie ?

image

 

Non, bien sûr ! ; beaucoup de grands alpinistes de renom international
comptaient parmi les fondateurs de Mountain Wilderness (voir les "garants"
de Mountain Wilderness), mais ce qui unit d’abord ses membres, c’est
l’amour de la montagne, quel que soit leur style de pratique, de la
promenade contemplative jusqu’à l’Everest en solitaire et sans
oxygène...

Rando sur les Hauts Plateaux du Vercors
Ph. V. Neirinck

Vous défendez quoi en fait ?

image

 

Tout autant, que la montagne elle-même, Mountain Wilderness s’attache à
préserver l’authenticité d’un rapport de l’homme à la montagne, fondé
sur la liberté et la responsabilité.

De l’alpiniste d’élite au promeneur, tout individu doit pouvoir se
prendre en charge pour vivre une aventure personnelle, que ce soit sur
un sentier de randonnée en été ou dans une face nord hivernale.
Défendre la montagne c’est d’abord s’opposer à tout ce qui tend à la
transformer en un sous-produit packagé et standardisé de l’industrie
touristique, à la monopoliser, l’uniformiser et la banaliser en
Disneyland grandeur nature, pour que l’homme libre puisse conserver un
espace de liberté à sa mesure.

Au fond, le Pic Ev. Korgeneskaïa (Pamir)
Photo Emmanuel Cabau

N’est-ce pas une position élitiste,
réservant la montagne à ceux qui ont la capacité physique et les
connaissances nécessaires pour la pratiquer ?

image

 

Il n’y a pas de contradiction entre la défense de la montagne et son
accessibilité à tous, tant que les moyens mis en œuvre pour permettre
cette accessibilité ne détruisent pas précisément ce qu’ils devraient
offrir : quelque chose qui sorte de l’univers de la consommation
passive pour se situer dans celui d’une expérience intime, libre et
autonome, qui engage l’individu tout entier, expérience solitaire ou
partagée dans la convivialité et la complicité irremplaçables que crée
l’effort partagé.
Ph. V. Neirinck

Quel est le terrain d’intervention de Mountain Wilderness ? Est-ce seulement la haute montagne inhabitée ?

document pdf De la haute vers la moyenne montagne
La Wilderness « objective » se trouve, au moins dans les Alpes,
exclusivement en haute montagne. Cette wilderness pure et idéale doit
rester, telle qu’en elle-même, une référence, l’objet des rêves et des
aspirations qui nous font échapper à notre routine quotidienne. Mais il
existe aussi l’expérience subjective d’une wilderness « relative », qui
pour l’immense majorité, sera vécue en moyenne montagne. Et cette
wilderness vécue doit importer tout autant, pour l’action de notre
association, que la wilderness idéale.

document pdf De la montagne naturelle vers la montagne « culturelle »
Une dimension supplémentaire est inséparable de l’expérience subjective
de la wilderness dans nos massifs « humanisés » comme les Alpes, mais
aussi dans les Andes ou l’Himalaya : c’est la culture montagnarde, en
ce qu’elle a façonné les paysages, mais aussi en ce qu’elle conditionne
la perception subjective et l’imaginaire social de la montagne. C’est
une dimension absente des grands massifs vierges (Rocheuses,
Patagonie), du Grand Nord, ou de l’Antarctique, qui, encore une fois,
représentent la seule vraie wilderness au sens purement naturaliste du
terme.

On peut dire que c’est vers une vision moins insulaire, plus globale et
humaniste de l’idée de wilderness que nous tendons aujourd’hui.
_