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Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

11e opération dans le Parc national du Mercantour : bilan, témoignages, photos

4 août 2010

Chantier « laissez passer » 2010 pour les 30 ans du Parc national du Mercantour

Depuis 2002, Mountain Wilderness organise avec le Parc des chantiers afin d’enlever des barbelés sur les crêtes du Mercantour qui datent des années 30. Ces lignes ont été installées par l’armée italienne (à l’époque le territoire était italien) qui a employé près de 10 000 ouvriers pour la pose de ces lignes. A l’époque le slogan de l’armée était : « On ne passe pas ».
Nous en sommes à la 9e année et totalisons 130 tonnes de barbelés, piquets en ferraille évacués... dans 3 secteurs du Parc :
20 tonnes en Ubaye,
40 tonnes en Moyenne-Tinée,
et 70 tonnes en Vésubie.
Plus de 130 participants cette année, âgés de 13 à 81 ans, dont 40 % de filles.

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Compte-rendu
Mélissa Gérard, 18 ans :
IO_mercantour_2010_ADepuis 9 ans déjà, nous nous retrouvons chaque année dans les montagnes du Mercantour. Notre mission : arracher et évacuer définitivement les longues lignes de barbelés établies par l’armée italienne dans les années 30. Comme toujours, et pour notre grand bonheur, l’ambiance était très chaleureuse et conviviale. Le bilan de ce chantier 2010 est très positif. D’abord par la météo, qui a été clémente malgré une forte chaleur et un gros orage. Ensuite, par la quantité de déchets évacués : au total 28 charges héliportées et 18 tonnes de fils barbelés, de ferraille et un pylône de télévision démonté et évacué. Plus on avance dans ce chantier, plus les lignes sont difficiles d’accès, enterrées... il est donc de plus en plus difficile de faire du poids !
Enfin, nous avons accueilli beaucoup de nouveaux bénévoles, en plus des groupes de détenus d’Aiton et des ados de Saverne, ce qui nous a permis de tisser de nouveaux liens d’amitié. En tout, 130 personnes !
Par ailleurs, nous avons pu découvrir de nombreux produits issus de l’agriculture biologique fournis pas les magasins Satoriz et mettre à l’épreuve le matériel d’équipement de protection individuelle fourni par Sperian. Merci à eux !
09 juillet 2010 :
Arrivée en soirée de tous les participants. Retrouvailles émouvantes des habitués et accueille des nouvelles recrues. L’association, Vigilance Mercantour, basée dans les Alpes Maritimes est à nouveau venue nous prêter main forte. Après que chacun ait pris ses quartiers dans ses appartements ou installé son campement sur le lieu de bivouac, briefing dans la salle polyvalente. Pierre Commenville, directeur adjoint du Parc national du Mercantour nous y accueille.
IO_mercantour_2010_B10 juillet 2010 :
Premier jour de travail. Pas de groupes prédéfinis, nous nous rendons tous dans le secteur de la Tête de Roubine pour la visite de M. Eric Ciotti, Président du Parc national du Mercantour et du Conseil général des Alpes Maritimes, M. Christian Estrosi, Ministre de l’Industrie et vice-président du Parc national du Mercantour. Découverte de la zone, du temps, des moustiques et des taons !
L’accès au col est long avec cette chaleur et le travail fatigant. Les lunettes de protection de Sperian sont utiles ne serait-ce que pour se protéger du soleil ! La délégation des élus et des journalistes arrive vers 11 heures. M. Estrosi discute avec des bénévoles, avec un détenu et prend une photo avec un petit groupe. Les journalistes de télévision et radios interviewent quelques participants. Tous les participants se rassemblent ensuite pour manger ensemble. Après-midi : un groupe poursuit le travail sur le col et un autre se dirige vers la Tête de Pélevos pour le démontage d’un ancien pylône de relais télévision.
11 juillet 2010 :
Les participants sont répartis sur quatre sites : Terre Rouge, col de la Lombarde, col de la Roubine et le col sans nom, nommé pour l’occasion « col Fleury ».
Dans certains secteurs, le barbelé est profondément enfoui, et très difficile à atteindre. Déjeuner des équipes sur chaque site. Patrice nous fait partager - par radio- le moment où le relais TV déboulonné tombe au sol ! A 13h, le ciel s’assombrit, l’orage menace. Une petite partie des participants descend et une demi-heure après l’orage éclate. Le reste des participants rentre trempé et quelques-uns ont eu une belle frayeur, la foudre n’est pas tombée loin. Le soir, nous nous retrouvons pour un diaporama et un repas de produits locaux offert par le Parc.
IO_mercantour_2010_C12 juillet 2010 :
Ce lundi, le personnel du Parc national du Mercantour de Nice vient nous prêter main forte ! Séparation en trois grands groupes sur trois secteurs : tête de la Roubine, « col Fleury » et col de la Lombarde. Déjeuner sur chaque site. Le soir, la station organise un barbecue pour tous.
13 juillet 2010 :
Mêmes zones de travail que la veille. Il s’agit de finir et fermer les charges (les cocons). Déjeuner sur chaque secteur et venue de Navarro, le pilote pour l’héliportage. Habituellement cette opération d’évacuation est réalisée en septembre/octobre. Cette année, Patrice Tordjman du Parc, a souhaité faire participer les bénévoles à cette opération et vivre ce grand moment plein d’émotions.
Le soir, nous nous retrouvons à la station pour un concert de musique manouche donné par le groupe "Manouchka orkestar" !

Témoignages : les interviews de Mélissa

Chers Amis,
Il y a 9 ans, pour la première fois, une vingtaine de bénévoles étaient accueillis par Patrice au refuge de Nice. Pendant ce premier nettoyage, Patrice nous expliquait qu’il faudrait environ 20 ans pour libérer ce secteur du Parc national du Mercantour des nombreux points noirs de barbelés.
9 ans après, grâce à des participations de plus en plus nombreuses (130 cette année), avec des techniques et une organisation de plus en plus précises, c’est en apothéose que nous avons achevé le travail cette année dans le secteur Haute-Vésubie où nous sommes intervenus sept fois.
Merci à tous les bénévoles, à Patrice et à tous les gardes moniteurs du PNM ainsi qu’à Carmen, chargée du dossier Installations Obsolètes. Toutes ces personnes ont œuvré, pendant ces années, avec acharnement pour rendre une quasi virginité à ce secteur du massif.
Mais...... mes amis, restez mobilisés car d’autres aventures nous attendent.
Je compte sur vous. Bravo et amitiés à tous !

Fleury
Un grand merci à vous pour vos initiatives et félicitations à tous les bénévoles pour le travail accompli. Bien à vous.
Laurence D.
IO_mercantour_2010_DJe m’appelle Mathieu, j’ai 25 ans et je viens de la Réunion. C’est la première fois que je me retrouve en montagne au Mercantour. Ce chantier de nettoyage est une expérience qui nécessite du courage, car arracher les barbelés, c’est quand même difficile. Les bénévoles sont tous courageux et j’ai été surpris de voir M. Paul, qui a 81 ans, gravir des montagnes aussi dangereuses. Au cours de cette opération, j’ai pu échanger avec des gens très intéressants et j’ai rencontré M. le Ministre, Christian Estrosi, qui m’a promis un emploi dans les espaces verts urbains à ma sortie de prison.
Cette expérience m’a beaucoup plu et j’aimerais d’ailleurs pouvoir revenir l’année prochaine. Au moins, ici, on respire un air frais, il faut apprécier des moments comme ceux-là, dans la nature...
Double pouce à l’association et dédicace à tous les bénévoles !

Mathieu
Vous êtes exceptionnels !
Thierry P.
Depuis sa création, l’opération Mercantour a beaucoup évolué. Au début, il n’y avait qu’un petit groupe de montagnards chevronnés puis elle s’est ouverte à un panel de bénévoles plus large. La venue du groupe de détenus d’Aiton et des adolescents du centre fermé a marqué un tournant. Ceux-ci donnent une autre dimension à la mission bénévole. La présence d’élus du Conseil général 06 donne une considération politique à notre action. Il y a une très bonne dynamique au sein du groupe qui vient de la volonté de personnes de s’engager en suivant des valeurs communes. C’est une constante interaction entre le collectif et la personne. Nous faisons en sorte que cette mission soit adaptée à tous et répartissons les bénévoles selon leurs capacités.
Jean-Paul
J’ai été ravi, surpris de la solidarité des bénévoles et de la bonne humeur. Ça responsabilise !
Ludovic
Il est important pour moi de m’impliquer dans une association qui défend un milieu auquel je tiens. L’opération Mercantour associe militantisme et passion. Nos actions sont militantes mais surtout portées sur le contact humain. Cela fait huit ans que je participe aux chantiers, il n’y a pas eu que le Mercantour... Beaucoup de participants reviennent chaque année. MW est la seule organisation qui se préoccupe des aménagements abandonnés et prépare des actions de terrain, et pour beaucoup, voir les résultats de ses efforts à court terme est essentiel et très motivant.
Cathy
IO_mercantour_2010_EL’ambiance du groupe est formidable : site superbe, paysage magnifique, c’est tout simplement le bonheur !
Je veux vraiment rendre sa beauté, sa virginité à la nature. L’année prochaine, j’organise un démontage de remontées mécaniques qui ne servent plus. Quand on lance une idée, au début, on est souvent pris pour un fou, puis peu à peu l’idée fait son chemin. On s’aperçoit que c’est nécessaire et que si nous ne faisons pas ces actions, si nous ne prenons pas d’initiatives, personne ne le fera.

Emmanuel
Ça fait « plais’ » !
Olivier S.
Travailler en toute liberté et être utile : c’est que du bonheur. Merci pour l’accueil et toute l’émotion ressentie.
Dominique
Mountain Wilderness est une organisation présente partout dans le monde, avec plus de 6 000 adhérents sur le globe. Tous sont réunis avec cette même détermination, cette même volonté de protéger, de sauvegarder la montagne. C’est un lieu de récréation, de contemplation mais aussi de partage. En fait, ce n’est pas la montagne elle-même que l’on protège mais surtout le lien hommes/montagnes afin que la montagne reste un lieu de vie, d’échanges.
Antoine
J’ai connu MW et l’opération « Laissez passer » par une collègue de Satoriz et par le biais d’un site Internet. J’ai trouvé le terme « installations obsolètes » très intéressant. En fait, moi j’irai jusqu’à dire « civilisation obsolète ». Nous sommes dans une société qui consomme sans jamais penser aux conséquences. Il faudrait adopter une autre façon de voir les choses. Progrès et décroissance ne sont pas du tout incompatibles pour moi, au contraire. Je trouve donc l’idée du chantier Mercantour géniale, tous ces gens qui acceptent de donner de leur temps pour réparer les bêtises humaines. La symbolique des barbelés à la frontière est également très forte car ils sont la conséquence directe des conflits.
Edwin
J’ai découvert MW il y a quatre ans. J’ai contacté l’association afin de créer un partenariat pour fournir équipements et accroître leur notoriété. C’est la première fois que j’assiste à l’opération, je représente The North Face qui a parrainé l’opération. Je recueille les impressions des bénévoles et aide le passage à l’action des citoyens. Ma présence aujourd’hui vise à montrer aux gens le côté humain de cette expérience. Il faut absolument la faire connaître, la communication est vraiment importante. Le propre de ce chantier c’est que les barrières tombent, je connais le prénom des gens, mais pas leur métier. L’opération est très bien organisée, de façon professionnelle, avec des chefs d’équipes aguerris. On est tout de suite rassuré par leur sérieux. J’ai énormément apprécié ce séjour avec toute l’équipe. Bravo encore !
Andrew
C’est la première fois que je participe à ce chantier, même si cela fait longtemps que je voulais participer. L’ambiance est vraiment super. On est là, animés de la même passion, l’amour de la montagne. Cette action a une triple valeur à mes yeux :
je suis très concerné par l’environnement et cette mission me permet d’être en cohérence avec mes idées,
je reviens d’un voyage en Palestine et j’espère que les barbelés qu’on érige encore malheureusement aujourd’hui seront enlevés un jour ou l’autre,
cela fait 30 ans que je fais de la montagne, je l’ai consommée et maintenant je dois lui rendre ce que je lui dois.

Lionel P.
Patrice T. m’a sollicité pour participer à l’opération, je la trouve très utile pour la nature, dans des terrains très fréquentés par la faune et les hommes. C’est une opération qui sensibilise. Les gens qui fréquentent la montagne ne savent souvent pas que ces barbelés existent. Les touristes n’ont pas la connaissance des installations obsolètes.
Olivier M., secteur Haute-Tinée
Autant on en enlève, autant on en trouve ! C’est toujours une bonne ambiance avec des jeunes motivés.
Elisabeth
Mes parents ont participé au Congrès fondateur de MW en 1988. A 14 ans, ils m’y ont trainée. Je suis désormais adhérente et cela fait deux ans que je participe à ce chantier. On va dire que c’est très « varié dans les difficultés ».
C’est la même ambiance que l’année précédente, on retrouve les habitués et l’on découvre de nouvelles têtes. Je suis biologiste de formation et j’ai parfois l’occasion d’éclairer les bénévoles sur la faune et la flore qui les entourent.

Francine
Cela fait plaisir de voir les bénévoles porter nos produits SPERIAN. En tant que montagnard amateur, je remercie MW et les bénévoles qui contribuent à ce type d’opération.
Philippe M.
Nous venons ici pour la première fois. C’est notre fille qui nous a entraîné dans cette opération, elle a travaillé deux ans dans le Parc national et a décidé de participer. L’ambiance est vraiment chaleureuse, conviviale et le contact avec la nature est extra.
Chantal, Alain et leur fille Fanny
Il est très différent de lire, année par année, les comptes-rendus des chantiers dans le Mercantour et d’y participer. Le contact avec chacun des participants apporte un plus enrichissant. Arracher des barbelés crée des liens ! Première expérience très positive !
Madeleine
Cette opération est une bonne initiative. En plus d’œuvrer pour l’environnement, c’est l’occasion de passer de bons moments surtout quand la météo est au rendez-vous.
Xavier B.
Moment de partage humain remarquable.
Raphaël
Adhérente MW depuis 5 ans, l’idée de participer au chantier me trottait dans la tête. Cette année, j’ai passé le cap. Ça en valait la peine parce que c’est vraiment chouette. Le bivouac aussi c’est super sympa. C’est quand même physique, ce n’est pas anodin. Certains endroits sont difficiles d’accès.
Julie
Formidable expérience avant tout humaine. Beaucoup de rencontres, d’échanges de points de vue et de rencontres.
Kamel
C’est la première année que je participe à ce chantier. Lionel et Estelle m’ont invité à venir et m’ont beaucoup motivé. Je fais beaucoup de randonnées et j’adore la montagne. Pour ma part, je trouve que les déchets sont peu nombreux (sauf le papier toilette). Quand il y en a, c’est important de les évacuer, comme ce que nous faisons avec les barbelés de façon durable. Les jeunes de mon lycée ne sont pas vraiment sensibilisés à la protection de la montagne.
Silvio
BRAVO !! Pour tout le super travail réalisé avec nous ces quelques jours et pour votre efficacité avec la presse.
Merci aussi d’avoir accueilli quelques-uns des personnels administratifs du parc pour qui l’expérience a été très forte.

Pierre C.
Je suis adhérent MW depuis trois ans. La première fois que j’ai participé au chantier de nettoyage dans le Mercantour, je me suis foulé la cheville, un 14 juillet. Cette action est certainement la plus visible par rapport au nombre de participants, au travail concret effectué qui est observable immédiatement. C’est très positif. Depuis quelques temps, on constate une forte augmentation du nombre de bénévoles et une plus grande médiatisation grâce, notamment, au Conseil général des Alpes Maritimes. Cette année, on a pu également communiquer beaucoup d’informations aux randonneurs. En bref, l’opération se déroule de mieux en mieux.
André
C’est une impression étrange que de ramasser les vestiges de la guerre. Cette opération est très utile, même indispensable. Beaucoup de moyens sont mis en œuvre, ce qui est très encourageant pour la suite. Les conditions de travail sont vraiment difficiles. Un gros travail de communication doit être fait pour faire connaître les bénévoles et Mountain Wilderness.
Alexandre T., secteur Haute-Tinée
Je suis très content d’avoir partagé ce séjour avec vous et j’en garderai un excellent souvenir.
Tristan
Quelques amis adhérents de MW m’ont proposé de venir participer. J’aime le Mercantour, la nature... Le bénévolat est une expérience originale que je ne connaissais pas. Le travail avec les détenus et les bénévoles est très intéressant, cela permet un mélange culturel. Vraiment, une très bonne initiative. Les gens sont tous très polis, gentils, s’impliquent beaucoup.
Emmanuelle
Impeccable le séjour, j’en redemande ! Je regrette de ne pas avoir assisté à l’héliportage, ça devait être quelque chose à voir...
Hermance
Expérience très enrichissante. Prise de conscience qui rappelle que protéger et préserver la nature est très important pour tout le monde. Et à la fin, le sentiment qui domine est la satisfaction du devoir accompli. Tout le monde est capable de le faire.
Omer
L’entente au sein du groupe est très bonne, typique du milieu montagnard. On y trouve une convivialité qu’il n’y a pas sur le littoral, ni dans les villes. C’est mon patrimoine que je veux nettoyer. Sur le littoral, les gens ne sont généralement pas impliqués. Ils consomment la montagne avec le business du ski par exemple. L’implication des bénévoles est vraiment formidable. On forme une grande famille.
Estelle B.
Un seul regret : ne pas être resté jusqu’à la fin !
Guillaume
J’ai découvert MW quand j’ai recherché une organisation de défense de la montagne sur Internet. Le maire avait voulu organiser des courses de 4x4 en montagne, ce qui m’a révolté : j’ai voulu réagir. Je trouve que cette année, on n’a pas eu assez de contacts avec les ados du centre fermé et les détenus, c’est dommage. Ma plus grande motivation pour participer à cette aventure est, bien sûr, l’expérience humaine.
Lionel B.
Vous avez effectué un travail remarquable. Encore bravo !
Sandrine R.
Je pratique l’escalade de manière professionnelle. C’est aussi un prétexte pour échanger, communiquer. Il faut avoir une confiance colossale en l’autre. Lionel et Estelle m’ont parlé de cette opération pour être utile et partager cette expérience ensemble. L’ambiance est très bonne, beaucoup de personnes prennent sur leur temps de vacances pour arracher ces barbelés. Je pense qu’ils ont beaucoup de mérite, d’autant que ce devrait être le travail des militaires. En plusieurs années, on arrive à accomplir un travail formidable, c’est une petite satisfaction.
Laurent T.
Bernard, nous écrivait ceci, de sa cellule suite à l’opération 2008, nous finissons par son message que nous vous adressons à tous :
Bonjour à vous,
Tout d’abord merci pour les photos. Je les ai mises sur mon mur, ça me fait une évasion le soir en cherchant le sommeil.
Je ne suis pas habitué à recevoir et je fus un peu dérouté, d’où mon silence. Pourtant, à chaque regard de ma fenêtre sur la montagne, c’est une vague de souvenirs qui me submerge. Un lien s’est créé et c’est très agréable, une expérience qui m’a fait prendre conscience que des gens pouvaient donner sans rien attendre en échange. Pas courant dans l’univers où je vis ! Peu habituel chez les gens que je fréquentais !
Vais-je devenir sentimental ?
Tout ce que je peux dire c’est qu’aujourd’hui, la montagne est synonyme de plaisir malgré la douleur physique que j’ai eue en rentrant j’allais dire « chez moi », ici.
Grâce à vous j’entre dans mon vocabulaire le mot « merci » qui avait disparu depuis longtemps.
Bon courage et bonne continuation.

En savoir plus :
Histoire politique du barbelé d’Olivier Razac (Editions Flammarion)
En un peu plus d’un siècle, le barbelé est devenu un symbole universel d’oppression, de tyrannie et de violence. Apparu en Amérique du Nord, comme un dispositif destiné à contenir les troupeaux et éloigner les Indiens, il a trouvé son emploi massif dans les guerres de tranchées entre 1914 et 1918, puis à nouveau dans les archipels concentrationnaires du monde entier.
Olivier Razac, philosophe, enseignant-chercheur à l’Ecole Nationale d’Administration Pénitentiaire.
Un grand merci à :
Sylvie, Coline, Carmen, Mélissa, Madeleine, Laurence R., Nicole, Marie-Pierre, Emmanuelle, Véronique, Julia, Estelle B., Isabelle I., Sophie R., Cathy, Claire B., Elodie, Marie, Francine, Anne-Soisig, Annick, Maria Chiara, Cécile, Sandrine P., Hermance, Thérèse, Jacqueline, Monique, Nadine, Elisabeth, Andrée, Chantal, Fanny, Alain, Claude, Nathalie A., Edith, Françoise, Yvette, Isabelle L., Sophie G., Julie, Nathalie F., Désiderata, Sandrine R., Marie-Elisabeth, Annie, Claire C., Céline, Paul, Philippe A., Patrice T., Delphine, David, Jo, Jean-Claude, Alexandre M., Aurélien, Ludovic, Dominique, Omer, Kamel, Hichem, Mathieu, Philippe M., Dominique B., Florian R., Michel, Guy, Fleury, Florent K., Jean-Luc, Silvio, Lionel B., Florian F., Jean-Michel, Xavier F., Jean-Paul, Emmanuel, Nicolas, Nickolas, Yann, Pierre C., Tristan, Andrew, André, Lionel P., Guillaume, Antoine, Jean, Hugues,Thomas, Patrice D., Georges M., Vincent, Jimmy, Ludovic C., Farid, Davy, Karim, Stevy, Dylan, Jérémy, Steeve, Pierre L., Thierry L., Alain, Eric T., Henry, Daniel, Fabien, Thierry L., Stéphane, Pierre S., Laurent P., Olivier S., Etienne, Patrick, Florent F., Philippe B., Edwin, Amaury, Frédéric, Philippe M., Edmond, Laurent M., Hervé, Olivier M., Alexandre T., Xavier B., Raphaël, Laurent T., Gilbert, Estelle C., Georges V., Christian E., Eric C., Laurence D., Marine, Christophe, Anaïs...

Opération de nettoyage organisée par Mountain Wilderness dans le cadre du projet Installations obsolètes et le Parc national du Mercantour, avec le soutien du Ministère de l’écologie, la DATAR, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Conseil général des Alpes-Maritimes, les magasins Satoriz, SPERIAN, Lanéo, The North Face, le Comité d’Entreprise Hewlett Packard Centre de Compétence France, la station d’Isola, les communes d’Isola et Valdeblore, France Location et Grimaldi Forum.

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