Crédits photos

Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

2040, c’est demain !

1er févr. 2012

JPEG - 15.2 koIl est donc temps de se pencher sur l’avenir de la montagne : qu’allons-nous léguer à nos enfants ? Quel modèle de développement permettra qu’ils aient de quoi continuer à vivre en montagne, voire de la montagne ? Tourisme, agriculture, foncier, services à la population, espaces préservés, mais aussi envies, rêves, paysages, biodiversité, réchauffement climatique... telles sont les entrées par lesquels nous sommes invités à participer à cette réflexion prospective que la Région Rhône-Alpes a lancé le vendredi 27 janvier depuis son siège de Lyon-confluence, en présence de tous les acteurs de la montagne.

Particulièrement tournée vers les jeunes (ce sont bien eux les premiers concernés), cette démarche participative a été initiée par le président de la Région et Claude Comet, l’élue en charge de la montagne et du tourisme dans l’exécutif régional.
« Le mont Blanc est un élément identitaire de la Région Rhône-Alpes  » a dit le président Queyranne. Au delà de ce sommet prestigieux (mais qui court encore après une protection à sa hauteur !), Rhône-Alpes est très clairement une région de montagne, concernée par trois massifs -Jura, Alpes et Massif central- qui constituent 70% de son territoire d’une manière très diversifiée, avec des enjeux finalement très complémentaires. Il était logique que la Région fasse de la montagne, de son avenir et de celui de ses habitants (ou postulants à y habiter) un enjeu majeur, remette les choses à plat et prenne de la hauteur. C’est chose faite aujourd’hui !

Comme le dit Claude Comet : « la Région Rhône-Alpes s’interroge sur la pertinence du modèle de développement actuel face aux incertitudes en matière de changement climatique global, de ressources disponibles et de fragilité des économies montagnardes. Elle propose une approche prospective qui, en visant 2040, affiche une volonté de changer de cap. »
Même son de cloche de Jean-Jack Queyranne : « Il est urgent de réfléchir et de repenser l’avenir de la montagne. Le modèle économique inauguré il y a 50 ans a atteint ses limites. Nous allons réfléchir sur ce chantier, nous voulons nous projeter à 2040 pour sortir des scénarios au fil de l’eau et tracer des perspectives. Comme l’a dit Albert Camus, « La vraie générosité envers l’avenir est de tout donner au présent. » Nous avons besoins de l’expertise de ceux qui vivent et pratiquent la montagne. D’où cette méthode participative, qui donne la parole à chacun.  »

L’enjeu est de voir, avec mais aussi au-delà du tourisme, l’ensemble de l’activité montagnarde dans ce qu’elle peut avoir de spécifique. Frédi Meignan, président de MW, était à la tribune pour rappeler la nécessité d’intégrer la relation homme-montagne à cette réflexion, de prendre en compte la relation au temps : « c’est bien de savoir aller vite ; c’est bien de se poser et de vivre aussi ! »

Cette démarche de la Région se situe dans la droite ligne de l’Appel pour nos montagnes, avec lequel le président Queyranne a fait un rapprochement remarqué lors de son discours de lancement de « Montagne 2040 ». Nul doute que les synergies développées par l’une serviront à nourrir l’autre, et réciproquement. Et comme l’a conclut Louis Besson, l’un des pères de la Loi montagne, citant Laurent Chappis, signataire de l’Appel : « il faut chercher à porter son rêve ! »

- Le site de « Montagne 2040 »
- Le plan de concertation de la jeunesse
- Les grands rendez-vous de 2012
 

Diffuser cet article :


Partager