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3 questions à Pauline Lévêque

31 oct. 2012

3 questions à Pauline Lévêque, chargée de mission Zone de tranquillité à MW

Pauline Lévêque
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Pauline Lévêque
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1. Après avoir effectué un stage de 6 mois au sein de Mountain Wilderness, vous intégrez un contrat de chargée de mission « Zones de tranquillité ». Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur votre parcourt ?
« Récemment diplômée en master développement territorial montagnard, intitulé « Métiers montagne » au pôle universitaire de Gap, je suis heureuse de pouvoir ré-intégrer l’équipe de Mountain Wilderness après ma période de stage de fin d’étude au sein de l’association. Issue de la banlieue parisienne, j’ai été bercée par le rêve et le goût de la montagne dès ma jeunesse grâce à ma famille. Étrangère à ce milieu merveilleux, c’est au travers des films « Himalaya enfance d’un chef » et de « sept ans au Tibet » que j’ai peu à peu bâtit mon rêve de pratiquer un peu de montagne, d’y vivre et de faire partager cet amour pour ces espaces de sagesse. Depuis toujours convaincue que les montagnes sont un incroyable outil d’apprentissage de l’humilité et du respect des autres, de soi et de l’environnement qui nous entoure, j’ai voulu transmettre ce message aux autres par mon métier, tout en continuant moi-même de bénéficier de cet apprentissage. Je me suis donc orientée dans le tourisme par un BTS, en pensant que la rencontre avec la montagne, à l’occasion d’une période de détente, de loisir, pouvait être un bon moyen d’enseignement pour les personnes. Puis j’ai voulu ouvrir mon champ de connaissance en me formant également à l’environnement ainsi qu’aux politiques de développement territorial qui décident de l’avenir de nos montagnes. C’est pourquoi je me suis tournée vers la formation « Métiers montagne » de Gap. »

2. En quoi consistera votre mission au cours des 6 prochains mois ?{}
« Ma mission consistera en l’animation du groupe de travail déjà constitué en 2012 avec les représentant de diverses institutions ressources pour le projet : DATAR, DREAL, Régions, départements, CREN, le réseau Alparc, le WWF, CIPRA, etc. et la fondation Petzl qui permet aujourd’hui à ce projet de prendre forme. L’objectif du travail de concertation est maintenant de finaliser les outils qui permettront aux zones de tranquillité d’exister sur les territoires. Nous avons dégagé au cours des derniers mois quelques pistes pour tester ce concept sur quelques zones, telle que le Parc naturel régional de Chartreuse, et allons entamer le travail conjoint pour lancer la mise en place d’une zone de tranquillité pionnière. À terme, l’objectif est de constituer une base d’outils et une trame directionnelle bien établie pour permettre aux organismes compétents de s’emparer du projet et de le relayer de manière autonome. »
 
3. Quelle dynamique comptez-vous insuffler à travers votre mission au sein de Mountain Wilderness ?{}
« L’harmonie entre l’Homme et la Montagne, telle est l’essence des thèses de Biella, texte fondateur de l’association Mountain Wilderness. Le projet de zones de tranquillité est en quelque sorte l’application concrète de cette philosophie. Préserver des espaces de ressourcement pour l’Homme, en montagne. En tant que jeune diplômée, pleine d’espoir et d’envie d’avenir meilleur, j’espère pouvoir porter ce projet positivement pour qu’il puisse un jour porter ses fruits et montrer aux élus de nos territoires le potentiel exceptionnel qu’ils ont entre leurs mains. Ils sont déjà en possession d’un trésor, ils n’ont rien à y faire de plus, rien à investir, tout est là, et c’est exactement ce que les générations nouvelles souhaitent ! Leur but est atteint : satisfaire les populations locales, leurs offrir un milieu de vie où s’épanouir et où vivre, et satisfaire les populations visiteuses qui permettent notamment aux locaux de vivre, en leur faisant partager quelques moments, expériences de ressourcement, de bien-être et d’épanouissement. C’est la tendance touristique et générale actuelle ! Issue d’une formation multidisciplinaire, je crois être suffisamment ouverte pour entendre les problématiques diverses et comprendre que le développement montagnard est en phase transitoire. »
 
Pour en savoir plus sur le projet Zones de tranquillité : contactez Pauline

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