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Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

Alparc en danger !

29 sept. 2010

La convention Alpine, c’est ce traité international qui stipule que « Les Parties contractantes, dans le respect des principes de précaution, du pollueur-payeur et de coopération, assurent une politique globale de préservation et de protection des Alpes en prenant en considération de façon équitable les intérêts de tous les Etats alpins, de leurs régions alpines ainsi que de la Communauté économique européenne tout en utilisant avec discernement les ressources et en les exploitant de façon durable. La coopération transfrontalière en faveur de l’espace alpin est intensifiée et élargie sur le plan géographique et thématique. »
La déclinaison pratique la plus aboutie de cette convention internationale est le Réseau alpin des espaces protégés, « Alparc », créé en 1995 sur l’impulsion de la France. Ce réseau regroupe toutes les catégories d’espaces protégés dans le périmètre de la Convention Alpine (Allemagne, France, Autriche, Italie, principauté du Liechtenstein, principauté de Monaco, Slovénie et Suisse) afin de créer un réseau écologique. A travers cette mise en œuvre concrète du Protocole « Protection de la nature et entretien des paysages », les pays signataires s’engagent à protéger et à conserver durablement la biodiversité du milieu alpin.
Mais le réseau alpin des espaces protégés est actuellement en danger, attaqué depuis plusieurs mois maintenant par quelques-uns des pays signataires, emmenés par l’Italie. Le siège du Secrétariat permanent, choisi par voie d’adjudication internationale publiée par la Présidence italienne, a échappé à l’Italie au profit d’Innsbruck. Et même si les Italiens ont obtenus la création d’une antenne de ce secrétariat permanent à Bolzano, ils voient d’un sale œil ce troisième pôle de la Convention Alpine qu’est Alparc. Après avoir longtemps était basé à Gap, au siège du Parc national des Écrins, le réseau siège en effet à Chambéry.
Alors, histoire de susceptibilité mal placée, ou tentative de mise à bas de l’un des phares de la convention alpine ? L’Italie n’a pas toujours été en pointe dans la promotion de ce traité...
Espérons que tous les utilisateurs de ce réseau sauront se mobiliser pour construire ensemble, dans le cadre de l’autonomie des universités par exemple, une structure d’accueil digne d’Alparc.
alparc

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