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Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

Avoir vingt ans au Dolent !

3 août 2007

1er août 2007, 9h30, dans le massif du Mont-Blanc. Quinze alpinistes de Mountain Wilderness, âgés de 24 à 75 ans, se tiennent au sommet du mont Dolent, le point où se rencontre les frontières de Suisse, France et Italie. Ils sont venu de France, de Suisse, d’Italie et même de Belgique, accompagner les présidents de MW France et Suisse, et monter là-haut, à 3823 mètres d’altitude, pour lancer la célébration des 20 ans d’existence de cette organisation internationale de protection de la montagne ; ils en ont profité pour remettre sur le devant de la scène l’une des revendication à l’origine de la création du mouvement : la protection du massif du Mont-Blanc.

En effet, après avoir lancé dès sa création l’idée d’une protection forte pour ce massif mythique, et face au manque de mobilisation politique autour du projet de Parc tri-national du Mont Blanc, Mountain Wilderness a régulièrement organisé des actions emblématiques « pour que l’exceptionnel massif du Mont-Blanc soit protégé au niveau international en tant que Patrimoine naturel mondial de l’humanité. Le but ? Un tourisme doux, respectant durablement l’environnement, mis au service d’un développement régional porteur d’avenir, un tourisme faisant certes usage de son capital premier —la nature intacte— mais sans lui faire de tord et sans le détruire. » (extrait du "Manifeste international pour la protection du Mont-Blanc", lancé en 1996 par Mountain Wilderness et ratifié par une cinquantaine de personnalités du monde culturel, économique et politique parmi lesquelles le prince Sadruddin Agha Khan, Renaud, Claude Simon, Nathalie Sarraute, Maurice Baquet... La Ville de Genève l’a également signé officiellement).
Le 1er août 1993, et l’ascension de cette année s’en veut l’écho, une ascension symbolique du Mont Dolent, triple frontière du massif était organisée : une trentaine de cordée de nationalités diverses gravirent simultanément ce sommet. Une pancarte en bois fut déposée au sommet sur laquelle on peut lire : « lieu symbolique dédié à l’espoir de préserver ce massif, patrimoine naturel de l’Europe, pour que naisse et vive un grand espace protégé autour du Mont-Blanc. »
Depuis, aiguillonnées par nos actions de sensibilisation, des réflexions ont eu lieues, donnant notamment naissance à un Schéma de développement durable, décliné en plusieurs « projets intégrés de territoires », portés par l’Espace Mont-Blanc. C’est la mise en œuvre immédiate des déclinaisons pratiques de ce schéma de développement durable et le blocage des projets les plus contraires que nous demandons aujourd’hui, ainsi que le lancement de la démarche d’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. La définition
des cadres législatifs et de gestion nécessaires à l’obtention de ce label, ainsi que la mise en place d’un système de suivi permanent de l’état de conservation du site, contribueront de façon significative et durable à la préservation du massif.

A la descente du Dolent, lors d’une conférence organisée à la salle communale d’Argentière, une projection de diapositives a retracé 20 ans d’activité dans les grands domaines sur lesquels Mountain Wilderness s’investi : installations obsolètes, industrie du ski, loisirs motorisés, montagne à vivre, mobilité douce, espaces protégés, etc.
A noter que le même jour débutait en Afghanistan un trek d’une durée d’un mois, marquant le retour du tourisme d’aventure en Afghanistan : une manière pour Mountain Wilderness de contribuer au développement durable de ces montagnes lointaines.

 

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