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Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

Conférences-diaporama « Expéditions lointaine : quels enjeux ? »

11 mars 2008

Samedi 29 mars 15 h - 17 h 45

Maison du tourisme de Grenoble (1er étage)
Accès Trams A et B - Arrêt Maison du Tourisme

 - « Afghanistan : Retour de la paix sur la route de la soie » par Bernard Amy et Hugues Thiébault

Contenu : Durant le mois d’août 2007, cinq membres de Mountain Wilderness France ont participé à un trek dans le corridor de Wakhan, en Afghanistan, organisé par Mountain Wilderness International. Ce voyage fait partie de l’engagement de l’ONG International de tout temps pour défendre une pratique de la montagne respectueuse des peuples et de l’environnement.
Ce trekking fait partie d’un programme beaucoup plus large, inauguré en 2003 par l’ascension du Noshaq, point culminant du pays, et poursuivi depuis par des cours de formation dispensés à des habitants du corridor de Wakhan, sur place mais aussi dans le massif du Mont-Blanc, les Dolomites...
Le but : Après 25 ans de fermeture au tourisme du massif du Pamir redonner aux populations locales, très pauvres, la confiance dans la possibilité de retrouver le chemin de la paix et de nouvelles ressources économiques, grâce à la réapparition d’un flux touristique "d’aventure", respectueux de l’environnement.

 - « Des Alpes à l’Himalaya... » par Paulo Grobel

Contenu : Dans le microcosme très particulier des ascensions en haute altitude une réflexion est en cours sur les différentes manières de conduire et de vivre les expéditions himalayennes.
Mais qu’elles sont ces différentes manières de faire ? Quelles différences existe-t-il entre technique himalayenne, technique alpine ou progression continue ?
La technique himalayenne est aujourd’hui la plus utilisée et la plus représentative de notre rapport à l’Himalaya, par contre la technique alpine par son exigence de dépouillement, d’engagement est encore réservée à une élite. La progression continue est peut-être une voie du milieu, une manière différente de s’acclimater et de vivre l’altitude. L’objectif étant de rester en altitude en s’y immergeant avec le moins d’effort possible, pour vivre la sérénité et le plaisir d’un véritable voyage au sommet, sans aller-retour fastidieux au camp de base, parfois même sans camp de base.
En changeant nos manières de faire pouvons-nous agir durablement sur des notions aussi complexes et fondamentales que le plaisir, le respect de soi et de son corps, le lien et la solidarité, la prise en compte des autres et de l’environnement.
L’hypoxie nous oblige à aller doucement, à prendre le temps, à favoriser une mutation indispensable de notre corps. Il nous oblige surtout à changer notre manière de faire, notre manière d’être. Et c’est une chance, une expérience unique à approfondir... Car tout est alors à reconsidérer : la préparation avant le départ, le choix du matériel pour une économie de moyens, la nourriture, les étapes entre les différents camps qui ne doivent pas excéder 300 à 400 m, la santé du groupe ou la météo, et même la gestion de nos déchets.
(voir le site www.paulo-grobel.com /)

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