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Création de l’agence française pour la biodiversité

25 janv. 2017

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L’agence française pour la biodiversité (AFB) a vu le jour en ce début janvier 2017. Elle aura mis 15 ans pour être créée depuis qu’Yves Cochet, alors ministre de l’environnement, en avait annoncé le besoin de créer cette structure en 2002.

Avec le statut d’Établissement public, elle se veut le bras armé du ministère pour mener des actions visant à stopper la dégradation de la biodiversité, voire à la reconquérir. Et il y a fort à faire ! Si le processus a été si long, c’est que la volonté initiale était de regrouper l’ensemble des Établissements publics qui ont parmi leurs diverses missions, celle de protéger la nature et de mener des opérations de génie écologique en faveur de la biodiversité sur le territoire français.

Malheureusement, l’Élysée a cédé aux pressions des chasseurs et n’a pas intégré dans l’AFB l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, et donc l’essentiel des moyens scientifiques concernant la biodiversité terrestre. A ce jour l’AFB regroupe l’Agence des aires marines protégées (AAMP), l’Atelier technique des espaces naturels (Aten), l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA) et Parcs nationaux de France (PNF). Les 10 parcs nationaux sont quant à eux parmi ceux qui restent indépendants avec leur conseil d’administration propre. Ces derniers auront néanmoins un rattachement fonctionnel à l’AFB pour mener des actions dans le domaine scientifique : inventaires du patrimoine naturel et génie écologique. L’un des arguments prévalant à la création de l’AFB, à savoir qu’elle simplifie l’administration des politiques publiques, n’est donc pas complètement atteint. Dans son organigramme, on peut déplorer un déséquilibre en faveur des espèces aquatiques.

En ce qui concerne ses moyens, l’AFB est simplement dotée du regroupement des moyens alloués aux organismes qui s’y sont rattachés. Dans ce contexte marqué par une représentation non exhaustive des organismes chargés de la gestion de la nature et par des moyens d’action réduits que 1220 agents de l’État devront mettre en œuvre, attendons sa feuille de route pour juger de son efficacité.

- Pour en savoir plus : l’Agence française pour la biodiversité

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