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Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

Fugue au kenya

17 févr. 2004

de Felice Benuzzi

Préface de Bernard Amy, Editions Hoëbecke

Kere-nyaga, montagne de la splendeur. Tel est le nom que les Kikuyus donnent à la montagne aux pieds de laquelle il vivent, là où séjournent leurs Dieux.
La tribu voisine parle une autre langue, qui ne comporte aucun équivalent pour les r et les g.
C’est donc "Ke-enya-a" qu’ils nomment ce sommet.

1941, Afrique Australe. Les anglais viennent de reprendre l’Éthiopie aux italiens. Femmes et enfants sont renvoyés en Italie. Les hommes, militaires et civils, sont fait prisonniers de guerre. La plupart sont déportés aux Indes, certains atterriront dans des camps de prisonniers au Kenya.
C’est le cas de Felice Benuzzi, fonctionnaire à la direction des Affaires politiques du Ministère de l’Afrique.
Il se retrouve emprisonné au pied du mont Kenya, dans le camp de Nanyuki. Situation intenable pour cet alpiniste qui avait fait ses armes avec le grand Emilio Comici.
C’est donc "tout naturellement" qu’avec deux amis, en 1943, il s’évade pour effectuer l’ascension de cette superbe montagne, dont il ne connaissent rien, si ce n’est qu’elle est là.

On ne va pas raconter ici cette aventure, mais on peut imaginer les difficultés que peuvent comporter l’ascension d’un sommet de plus de 5000 m d’altitude, sans équipement, sans vivres, sans information... par un versant que Shipton et Tilman (les vainqueurs de la Nanda Devi - 7820 m, plus haut sommet gravi à cette époque) qualifièrent de "hopeless" (sans espoir) !

Il faut lire ce livre, hymne à la wilderness de montagne et à la liberté.
Felice Benuzzi a participé activement à la fondation de Mountain Wilderness.
Sa femme, Stefania, gère le bureau exécutif de Mountain Wilderness International, à Rome.
Tous les idéaux que nous défendons sont dans ce livre.

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