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Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

L’avenir du refuge de l’Aigle

4 oct. 2004

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Ph. Thomas Roy

 


Le devenir du refuge de l’Aigle est en discussion depuis de long mois maintenant. L’Aigle représente un cas d’école à plusieurs titres. Mountain Wilderness a eu à se prononcer sur ce sujet. Notre mouvement a connu des débats internes animés, au terme desquels Olivier Paulin, notre président, à pu faire part de la position officielle de Mountain Wilderness à tous les partenaires de la réflexion sur l’avenir du refuge de l’Aigle. La voici.


Mountain Wilderness se réfère en toute priorité aux thèses de Biella qui expriment notamment : « La construction et la capacité des refuges ne doivent pas être déterminées par la demande des utilisateurs potentiels, mais doivent dépendre du nombre de personnes que l’environnement peut supporter sans perdre son sens ». Le mouvement prend en compte également l’évolution des techniques et l’entraînement des alpinistes, comme la volonté du Club alpin français et du Parc national des Ecrins de rechercher un consensus respectant les valeurs de l’alpinisme et le statut d’espace protégé du secteur de la Meije.

Nous pouvons regretter que dans ce contexte très particulier l’occasion n’ait pas été saisie de revenir, pour le refuge de l’Aigle, au statut de refuge – bivouac non gardé qui aurait maintenu pendant un temps sa valeur patrimoniale et historique et testé une solution que l’expérience et l’avenir auraient pu valider.

Mais nous prenons acte du travail engagé entre les partenaires et de l’orientation qui a été donnée au projet loin de toute surenchère architecturale et de la course à la capacité.

C’est pourquoi nous ne désavouerons pas un projet répondant aux critères suivants :

Scrupuleuse recherche d’intégration architecturale et visuelle dans le site,

Limitation de la capacité d’accueil à une vingtaine de places de façon à ne pas encourager une surfréquentation de ces hauts lieux,

Gestion économe des déchets et rejets (y compris en rotation d’hélicoptères...)

Garantie de bonnes conditions de vie et de travail du gardien,

Confort minimal pour les alpinistes et accueil effectif des adeptes du « hors sac ».

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