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© Gonzalo Ossa

La ‘Transvalquad - Salon mondial du quad’ 2006 : plaintes et blocages

3 juil. 2006

Communiqué de presse

Grenoble, le 3 juillet 2006

Ce lundi soir, entre Maurienne et Galibier, Valloire —baptisée ‘Quadville’ par les défenseurs de l’environnement— en aura fini avec l’édition 2006 de la ‘Transvalquad – Salon mondial du quad’.

Il a suffi de la détermination de quelques dizaines de militants informés et actifs pour perturber efficacement cette manifestation de plus en plus contestée.
En première ligne, avec tous ses partenaires associatifs∗,
Mountain Wilderness France demande l’interdiction définitive du ‘Salon mondial du quad’.

Par la grâce d’une n-ième autorisation dérogatoire exceptionnelle concédée en dernière minute et cautionnant une forme de fait accompli, cette année encore, cinq jours durant, du 29 juin au 3 juillet, plusieurs milliers de quads ont déferlé dans les montagnes de Valloire et de Valmeinier (Savoie), assurant très efficacement la promotion d’activités incompatibles avec la protection de l’environnement et l’exercice de l’ensemble des activités non motorisées.

Certes, MW France s’est félicité publiquement de quelques avancées significatives, telle, cette année, l’interdiction d’accès aux quadistes de quelques sites qu’ils n’auraient jamais dû être autorisé à dégrader (crêtes encore en herbe de Plan Pougé et Plan Palais ainsi qu’au pied du Galibier, les tourbières en voie de classement du Plan des Charmettes).
Loin de se satisfaire de ces premières avancées, le jeudi 29 juin puis, à nouveau, le samedi 1er juillet 2006, les
militants déterminés de nos associations de défense de l’environnement ont affronté la poussière et le vacarme pour empêcher pacifiquement des centaines de quadeurs d’emprunter des itinéraires que l’arrêté préfectoral du 28 juin 2006 leur avait ouvert en toute illégalité.
Avec un succès certain puisque, dûment mandatés par les propriétaires opposés au passage des quads sur leurs terrains, ils obtenaient très légalement dès le dimanche matin la fermeture définitive d’un itinéraire considéré comme « stratégique » par les organisateurs.

Avec tous ses partenaires associatifs∗, Mountain Wilderness France rappelle :

-
que ces manifestations ont pour vocation quasi-exclusive d’assurer la promotion commerciale des loisirs motorisés, participent de façon très efficace à leur diffusion d’un bout à l’autre du territoire et constituent un encouragement irresponsable à des pratiques nuisibles ;

-
que l’autorisation systématiquement dérogatoire de cette manifestation promotionnelle est en totale contradiction avec l’esprit de la loi du 3 janvier 1991, la circulaire Olin du 6 septembre 2005, l’article 15 du protocole ‘Tourisme’ de la Convention alpine et la Charte constitutionnelle de l’Environnement ;

-
qu’il est civiquement inadmissible que la satisfaction provisoire d’intérêts privés prime encore et toujours sur le respect de l’intégrité d’un patrimoine naturel commun et celui, essentiel, de l’aspiration de la très grande majorité de nos concitoyens au silence, au calme, à la tranquillité ;

-
qu’il est civiquement inadmissible que nos espaces naturels soient en passe de devenir le terrain de jeu favori de tous les motoristes des pays d’Europe où de telles pratiques sont légitimement interdites.

Mountain Wilderness dénonce la schizophrénie d’un État qui participe à la promotion dérogatoire d’une activité qu’il a lui même interdite. L’association interpelle les plus hautes autorités de l’État pour que certains édiles cessent de se croire autorisés à sacrifier l’environnement et l’intérêt général à des considérations exclusivement mercantiles. Elle les somme de mettre enfin en accord leurs vertueuses professions de foi et leurs actes, en Maurienne comme ailleurs. Sans cor ni cri, la majorité silencieuse l’exige.

 

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∗ Vivre en Maurienne (VEM), Vivre en Tarentaise (VET),
Valloire Nature Et Avenir (VNEA), La Foncière de Valmeinier, L’Association syndicale des propriétaires de Valmeinier (ASP Valmeinier), La Harde, Agir pour l’Environnement, délégation française de la Commission internationale pour la Protection des Alpes (CIPRA France), Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne (FFCAM, ex-CAF), Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA), France Nature Environnement (FNE) et Paysages de France.

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