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Les Dolomites inscrites au Patrimoine mondiale de l’UNESCO

28 juin 2009

Les thèses de Biella en faisaient la demande en 1987, mais c’est vendredi dernier, 27 juin 2009, à Séville que le Comité du patrimoine mondial, présidé par María Jesús San Segundo, ambassadrice, déléguée permanente de l’Espagne auprès de l’UNESCO, a inscrit le massif italien des Dolomites au patrimoine mondial de l’humanité.
Dans un communiqué annonçant cette inscription, l’UNESCO souligne les principales caractéristiques du massif, ayant justifié cette distinction :
«  La chaîne de montagnes des Dolomites, située dans le nord des Alpes italiennes, compte 18 sommets de plus de 3000 mètres. Le site couvre 141 903 ha et constitue un des plus beaux paysages de montagne du monde, caractérisé par des murailles verticales, des falaises abruptes et une forte densité de vallées très étroites, longues et profondes. Le bien comprend neuf éléments représentatifs de la diversité de ces paysages spectaculaires - pics, pinacles, murailles - qui sont d’importance internationale pour la géomorphologie. On y trouve aussi des reliefs glaciaires et des systèmes karstiques. Le tout est caractérisé par une nature dynamique avec de fréquents éboulements, inondations et avalanches. Le bien présente aussi un des meilleurs exemples de préservation de systèmes de plateformes carbonatées du Mésozoïque, incluant des registres fossilifères. »
Si l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO comporte le risque, mettant le site en lumière, d’augmenter les dérives liées au tourisme, les associations de protection de l’environnement Mountain Wilderness Italie, CIPRA Italie et Legambiente veulent que ce risque se transforme en une grande opportunité pour repenser l’économie et la qualité de vie dans les Dolomites.
Elles proposent un plan de développement, à discuter et à mettre en œuvre avec tous les partenaires concernées, provinces en tête, plan basé sur les valeurs suivants : cohérence / équité / travail / identité / solidarité ville-montagne.
C’est sur ces questions que la coordination d’associations concentrera davantage son attention, afin de préserver le patrimoine naturel des Dolomites, mais aussi pour aider à construire le patrimoine culturel de l’humanité Dolomites.
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A l’occasion de l’inscription des Dolomites au patrimoine de l’UNESCO, proMONT-BLANC rappelle qu’un autre grand massif européen esst lui aussi en attente d’inscription depuis des dizaines d’années...

L’UNESCO, LES DOLOMITES ET LE MONT-BLANC

Grands bruits dans toute Italie concernant l’inscription des Dolomites au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco : la nouvelle est en première place sur les chaines de TV et dans les grands journaux.
Cette inscription reconnait la prestigieuse beauté et la haute valeur naturelle des Dolomites. C’est aussi l’occasion de rappeler qu’une autre montagne des Alpes a tous les éléments pour obtenir la reconnaissance internationale de son exceptionnalité : le Mont-Blanc .
proMONT-BLANC, comité international qui regroupe 25 associations environnementales d’Italie, de France et de Suisse pour la protection du massif Mont-Blanc, a déjà depuis longtemps pris la résolution de travailler pour l’inscription du massif du Mont-Blanc sur la Liste du Patrimoine de l’Humanité. Grâce à des rencontres, des publications et de nombreux contacts, l’intérêt pour cette initiative n’a fait que croitre.
Plusieurs communes de la Vallée de Chamonix en France, et les cinq maires des communes composant la Communauté de Montagne Valdigne-Mont Blanc en Italie, ont exprimé leur soutien à cette inscription. Le Gouvernement français a fait insérer le Mont-Blanc sur la Liste indicative pour les candidatures Unesco, de même que le Gouvernement italien en janvier 2008. Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) qui émet un avis sur les candidatures à caractère naturel pour la Liste Unesco, a déjà exprimé son plein soutien à celle pour le Mont-Blanc.
Cependant, il manque toujours un véritable dossier de candidature transfrontalier et sa présentation officielle. Cet acte ne peut émaner que de la part des Ministères compétents, avec le soutien des Régions et des communes. Or, la Région Vallée d’Aoste n’a jamais soutenu cette proposition de candidature et le nouveau Gouvernement italien n’a pas poursuivi le travail déjà entamé. Absence d’initiatives concrètes aussi de la part du Gouvernement français.
proMONT-BLANC souhaite que l’intérêt pour l’inscription des Dolomites au Patrimoine de l’Humanité puisse permette de dépasser les actuelles difficultés relatives au dossier du Mont-Blanc et que l’on parvienne rapidement à une reconnaissance internationale comme le mérite le Mont-Blanc.

Aoste, le 27 juin 2009
Elio Riccarand, président de proMONT-BLANC

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