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Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

Les pièges et les attentes de la future Charte à la Réunion

1er déc. 2010

Par l’Association Citoyenne de saint Pierre
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Parc national de la RéunionLe parc national de la Réunion comprend deux aires :

  • le cœur du parc où ont été distinguées une zone habitée et des zones cultivées
  • l’aire d’adhésion réservée à l’habitation et aux activités humaines touristiques et agricoles.

Les enjeux principaux se situent dans la zone cœur :

Pression de la zone habitée de Mafaté
L’urbanisation prévoit l’implantation d’hôtels de luxe en sites isolés au sein du cœur du parc au bord de la caldeira du volcan actif (Fournaise), et en forêt tropicale humide (Bélouve).

Le développement touristique, dont l’objectif est la « valorisation » commerciale des sites naturels, propose la mise en place d’une navette payante pour accéder au site le plus fréquenté de l’île, point de vue sur le Piton de la Fournaise, ainsi que l’aménagement à l’entrée de la Plaine des Sables (cœur du parc) d’un parking et de boutiques. Le parc et les professionnels du tourisme souhaitent rendre payant et encadrer l’accès aux éruptions volcaniques.

Le développement de l’agriculture dans les cœurs habités
Sur le site d’élevage bovin extensif au Piton de l’Eau, les éleveurs demandent le bétonnage des 6 km de la piste d’accès et la construction d’étables. On peut donc craindre le risque du développement d’élevage intensif du même type que celui pratiqué dans l’aire d’adhésion.
La culture du goyavier est aussi porteuse d’enjeux, les fruits sont de forte valeur commerciale et traditionnelle ajoutée, mais il s’agit d’une redoutable espèce invasive.

Pour l’association citoyenne de St-Pierre, le minimum que la charte doit arrêter est :

  1. Le respect scrupuleux du principe du zonage du parc : pas de constructions commerciales et de nouvelles constructions agricoles dans le cœur du parc. Les infrastructures hôtelières, touristiques et agricoles nouvelles doivent impérativement être implantées dans l’aire d’adhésion, qui correspond déjà aux bassins d’activités humaines.
  2. Un accès libre et gratuit aux sites naturels : pas de navette obligatoire, maintien libre et gratuit de l’accès aux éruptions du volcan.

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