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Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

Loup : deux journées noires en montagne

31 oct. 2004

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Articles du "Dauphiné Libéré"
et du journal "Le Monde"

Le tir d’une louve jeudi 21 octobre dans le Vercors drômois, et celui d’un loup dans le massif du Taillefer, en Isère, mercredi 27 octobre, ne sont pas une bonne nouvelle pour les amoureux de la montagne et de la biodiversité.

S’il est maintenant assez bien admis que soient prévus des tirs de défense sur des troupeaux protégés et malgré tout régulièrement attaqués, il reste en revanche parfaitement incompréhensible de tuer des loups hors de la présence de troupeaux, qui plus est dans des secteurs où les ongulés sauvages abondent : ce type de mesure semble plus destiné à répondre à la fraction la plus conservatrice du monde de l’élevage, exploitée par des élus irresponsables dont l’objectif général est de pouvoir gérer et aménager "leur" territoire sans règles ni contrainte.
Ce faisant, le gouvernement substitue à des tirs de défense des troupeaux, présentés comme exceptionnels, des tirs de destruction banalisés sur tout l’arc alpin alors même que la petite population de loups (35-45) est seulement en phase d’installation.

Les Ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture poursuivent donc une gestion politicienne de la question du loup : le tir de telle louve dans le Vercors, suivi d’autres ici ou là, ne résoudra pas les problèmes structurels de la filière ovine ; il contredit les engagements de la France en matière de biodiversité, et illustre seulement la faiblesse du gouvernement face à ce lobby d’élus locaux.
Malheureusement, c’est de mesures de soutien réellement courageuses dont le pastoralisme a besoin pour passer dans l’avenir, non de complaisance vis à vis de sa fraction la plus conservatrice : le temps passe, et les enjeux demeurent !

Lire aussi :

-* Motion "grands prédateurs"
-* Manifester sa désapprobation

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