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Mines de Salau (Ariège) : Non à la réouverture !

7 juil. 2017
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Dimanche 2 juillet 2017, l’association Stop Mines Salau et le collectif La Fourque organisaient une journée de mobilisation à Salau pour rappeler leur opposition à la réouverture de la mine. Entre les enjeux de pollutions environnementales, les cas d’intoxication à l’amiante et la destruction d’une nouvelle économie montagnarde durable développée dans la vallée du Haut-Salat, la relance de l’exploitation minière est une véritable menace contre laquelle Mountain Wilderness s’oppose.

30 ANS AUPARAVANT : RAPPEL DES FAITS...

Découverte à la fin des années 60, la mine de Salau fût exploitée de 1971 à 1986 pour la présence de tungstène, élément chimique utilisé entre autre dans la métallurgie, l’industrie pétrolière ou spatiale. En 1986, face à la concurrence chinoise, la mine ferme licenciant 150 personnes. Cette fermeture brutale est alors perçue à l’époque comme une catastrophe économique qui fera déserter les habitants de la vallée. A la perte des emplois, s’ajoute un bilan environnemental et sanitaire alarmant. La terre est polluée d’amiante, d’arsenic et de sulfure de fer. Les mineurs souffrent également de cette pollution : 10% d’entre eux ont développé des fibroses pulmonaires et des cancers sans pour autant tous obtenir reconnaissance de maladie professionnelle.

VARISCAN MINES : ENTRE INDÉPENDANCE ET SPÉCULATION MINIÈRE

Janvier 2015, le directeur de Variscan Mines (société par actions simplifiées cotée en bourse dont le siège social se trouve à Orléans), se présente à la mairie de Couflens et annonce son projet de réouverture de la mine de Salau. Grands effets d’annonce sur les bienfaits économiques de ce projet, la société assure que cette exploitation redynamisera la région et apportera emplois et prospérité. Dynamique soutenue par l’État qui relance plusieurs permis exclusifs de recherche (PER) au nom de l’indépendance énergétique de la France. Mais si le projet n’aboutit pas par manque de gisement ou refus de PER, la société sortira de même vainqueuse. En effet, Variscan Mines est une société dite « junior », c’est à dire une société de taille modeste qui se consacre exclusivement à l’exploration minière et qui ne possède pas les moyens financiers, humains et matériels pour faire de l’exploitation, contrairement aux sociétés dites « major ». Si elle n’arrive pas à obtenir de PER, elle se retirera mais profitera de l’argent misés par les investisseurs.

LA VALLÉE DU SALAT : UN TERRITOIRE NATUREL QUI VIT D’UN TOURISME DURABLE

La Haute-Vallée du Salat n’a évidemment pas besoin d’une exploitation minière pour « revivre » comme le déclare ses partisans. L’agropastoralisme, le tourisme durable, l’agriculture et l’élevage permettent de faire vivre une vallée où la population active est revenue et aspire à une vie en adéquation avec le respect de la montagne. Lieu de toute beauté, la vallée de Salau est protégée par deux zones Natura 2000 : une Zone de Protection Spéciale du Massif du Mont Vallier et une Zone Spéciale de Conservation Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste.

POUR ALLER PLUS LOIN

- L’association « Stop Mine Salau » : www.stopminesalau.com
- Le film « Mine de Rien », libre de droit, réalisé par Mediacoop
- La pétition de France Nature Environnement : NON À LA RÉOUVERTURE DE LA MINE DE SALAU
- Le rapport des Amis de la Terre : PDF - 3.7 Mo CREUSER ET FORER, POUR QUOI FAIRE ? Réalités et fausses vérités du renouveau extractif en France

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