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© Gonzalo Ossa

Présidence française de la Conférence alpine : les associations s’engagent

29 mars 2007

En 2007 et 2008, la France pilotera la Convention alpine.

Nos organisations -CIPRA-France, proMont-Blanc,
le Groupe Montagne du Comité français de l’UICN et Mountain Wilderness-
sont engagées de longue date, chacune selon sa vocation, pour
promouvoir l’application par la France de la Convention Alpine et de
ses différents protocoles. Ainsi et à cette fin, les représentants de
Mountain Wilderness France et de Cipra France ont-ils rencontré
récemment la Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable qui a
souhaité les associer à la préparation du programme de travail de sa
présidence.

Le Groupe Montagne de l’UICN-France a, quant à lui,
inscrit en priorité dans ses travaux de l’année en cours la réalisation
d’un bilan juridique en droit français par rapport aux obligations de
la Convention, notamment celles de son Protocole Tourisme.
Et proMont-Blanc"
poursuit ses efforts pour faire aboutir le projet d’inscription du
massif du Mont-Blanc au Patrimoine mondial de l’UNESCO, projet qui a
été porté sur la liste indicative française des sites naturels à
proposer pour cette inscription.

 

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Earth Sciences and Image Analysis, NASA-JSC. 23 Fev. 2004.

C’est donc en toute logique que nos associations ont engagé une démarche commune auprès du nouvellement nommé "Ambassadeur de l’Environnement" du Quai d’Orsay pour lui proposer un programme de réalisations tangibles qui rentrent dans nos engagements statutaires, notamment :
1 – La diffusion et l’explication de la Convention aux élus et acteurs des politiques montagne comme l’a commencé la CIPRA en 2006,
2 – L’évaluation de la mise en œuvre en droit français des engagements de la Convention,
3 – Le diagnostic écologique d’une sélection de stations représentatives,
4 – La mise en œuvre effective de zones de tranquillité en application du protocole tourisme (article 10),
5 – Le soutien aux actions d’élimination des friches industrielles, militaires, touristiques (pour celles qui ne rentrent pas dans le patrimoine culturel),
6 – Le développement des solutions d’accès collectif aux destinations touristiques et la mobilité douce sur les sites (en partenariat privilégié avec les Régions Rhône-Alpes et PACA),
7 - L’application des principes de la Convention au massif du Mont Blanc, conçu comme un « protocole territorial » à part entière (avec les acquis du Schéma de Développement Durable et du projet d’inscription au patrimoine mondial).

Cette démarche a été bien reçue, et une rencontre avec Monsieur Stéphanini et d’ores et déjà programmée avant la première réunion du comité permanent de la Convention alpine, début mai en Maurienne.

Dans le même temps, le CAF Grenoble-Oisans, Mountain Wilderness et la Frapna viennent de proposer au Préfet de l’Isère une première application concrète de l’article 10 du Protocole "Tourisme" de la Convention alpine, qui prévoit la création de zones de tranquillité, en lui demandant de poposer la vallée du Ferrand au classement au titre de la loi sur les Sites. Cela permettrait de créer un vaste réseau d’espaces protégés sur le versant Est du massif des Grandes Rousses, par ailleurs ceinturé de stations de ski.
(lire ici document pdf)

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