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Soucis de gestion des équipements d’escalade dans les Gorges de Chassezac

12 sept. 2011

chassezacNous avons été sollicités en début d’été pour donner notre avis sur la gestion des équipements d’escalade dans les Gorges de Chassezac, un site ENS et Natura 2000 intitulé Bois de Païolive et des Gorges du Chassezac.
Différents acteurs ont planché sur la rédaction d’un plan Escalade animé par le Conseil Général de l’Ardèche. Si quelques améliorations restent possible dans la rédaction du plan, nous tenons en premier lieu à saluer la démarche de concertation qui a été mis en place permettant de créer le dialogue entre :
- Le Comité Départemental Ardèche de la FFME,
- le Conseil général de l’Ardèche,
- la FRAPNA Ardèche,
- le CORA Ardèche,
- les professionnels.
Suite à un diagnostic escalade réalisé en 2008, différents zonages contenant chacun des prescriptions particulières ont été validés par les membres du Comité de gestion du plan Escalade. Quatre niveaux ont été établis :
- secteurs ne présentant pas d’intérêt pour l’escalade,
- secteurs où l’escalade est interdite de manière permanente pour cause de forts enjeux naturalistes,
- secteurs où l’escalade est autorisée de manière temporaire pour cause de forts enjeux naturalistes et de forts enjeux sportifs et/ou économiques,
- secteurs où l’escalade est autorisée toute l’année.
> Consultez le plan Escalade défini
Ce document avait pour conclusion :
« Le respect des dispositions définies dans ce Plan Escalade et la réussite de sa mise en œuvre ne tiennent qu’à la bonne volonté et la responsabilité de chacun des acteurs de le faire vivre dans l’esprit de concertation qui a conduit à son élaboration.
Si malgré toutes les meilleures volontés des acteurs directement impliqués, il était impossible de le faire respecter, des mesures réglementaires pourraient s’y substituer afin de garantir l’évolution positive de la biodiversité du site ».

Cela aurait donc dû permettre de concilier une protection des milieux naturels convenable ainsi qu’une pratique de l’escalade satisfaisante (le site compte plus de 700 voies). Mais certains équipeurs n’ont pas pris leur part de responsabilité et une dizaine de voies viennent d’être ouverte sur un secteur à fort enjeu naturaliste puisque des espèces protégées y nicheraient.
Comme notre avis a été requis, nous avons envoyé un message fort demandant aux auteurs de ne pas gâcher un processus de concertation qui a pris plusieurs années. Nous sommes impliqués dans le suivi de ce type de gestion dans les Ecrins et sur la Sainte Victoire et nous savons que si les débuts sont parfois difficiles, les résultats contentent tous les acteurs impliqués. Par la suite il n’est pas exclu de renforcer le statut de protection, éventuellement par la mise en place d’un arrêté de protection de Biotope.
Nous espérons pouvoir contribuer à la résolution de cette crise temporaire.

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