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Tarentaise : le vallon du Clou doit être protégé dans son intégralité.

23 déc. 2010

Communiqué de presse FRAPNA / Mountain Wilderness / CIPRA France - 17 décembre 2010.
Des communes de Tarentaise viennent d’apporter leur soutien à la commune de Sainte-Foy
contre le projet de protection du Vallon du Clou et s’appuient pour cela sur une lecture
partielle des différents arrêtés UTN pris depuis 1988, date de la création de la station.
Les associations de protection et d’usagers de la montagne s’insurgent contre cette
interprétation. Elles rappellent que le site du Clou mérite une protection dans son
intégralité pour conserver toute sa valeur, qui permettrait à la station d’offrir un espace
d’activité estival de premier ordre en Tarentaise, qualité déjà soulignée par le
classement du hameau du Monal.

{{}}L’État, en 1988, autorisait la création de la station et son équipement avec 8 remontées mécaniques, autorisation préalable indispensable mais soumise à une autorisation UTN à obtenir pour chacune des réalisations projetées. Les débuts financiers chaotiques de la station n’ont permis que la création de 3 appareils. En 1992, l’État reprend la main sur le développement de la station et n’autorise qu’un projet d’urbanisme limité, précisant là encore que « La poursuite de l’opération fera l’objet d’une nouvelle demande UTN », de manière à tenir compte de l’évolution du contexte.
En l’occurrence, celui-ci à bien changé, la Tarentaise s’est sur-équipée, le marché du ski stagne et la prise en compte de l’environnement se fait de plus en plus forte, en réponse à un besoin social...
Les projets de 1992 doivent donc évoluer à leur tour, des équilibres nouveaux doivent être
retrouvés. 

Ainsi, en 2005, lorsque la commune envisage d’équiper partiellement le vallon du Clou, l’État
insiste pour que le développement des remontées se fasse sur le versant déjà artificialisé. Les
responsables communaux construisent donc le télésiège de Plan Filluel sur la crête de la Marquise.
L’État constate alors « la compatibilité du projet avec les objectifs de l’État pour la protection du
vallon du Clou qui constitue un patrimoine naturel remarquable et participe comme tel aux grands
équilibres d’aménagement de la Haute-Tarentaise ». Les associations de protection de la nature
considèrent alors cet arrêté comme un compromis « raisonnable » permettant une extension du
domaine skiable, mais préservant l’intégrité du vallon du Clou, et rappellent qu’en matière de droit,
c’est bien entendu la dernière décision qui prévaut.

Aujourd’hui, l’État prévoit la protection complète du site qui ne peut souffrir d’aucune amputation
tant l’unité paysagère est forte. C’est tout le contraire d’une « catastrophe » pour la station, c’est
un gage de diversification qui permettra à la station de vivre sur quatre saisons au lieu d’une. La
commission des Sites de la Savoie l’a bien compris, en donnant un avis favorable au classement de
l’intégralité du vallon du Clou. En accord avec les préconisations de sa Commission permanente et
en cohérence avec l’avis de sa Commission spécialisée des Unités touristiques nouvelles, nul doute
que le Comité de Massif des Alpes fera bientôt de même. C’est une chance pour toute la vallée.
 

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