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Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

Une marche funèbre contre la Transvalquad

2 juil. 2004

2500 quads sont lâchés par vagues de 600 depuis hier en Maurienne.
Les motifs de notre opposition à la Transvalquad, et plus généralement à ce type de manifestation, sont de tous ordres : écologiques, économiques, pédagogiques et éthiques.

Limitons-nous ici à l’essentiel :
- Il s’agit ni plus ni moins d’une opération de promotion commerciale d’engins de loisir motorisés dont l’usage est incompatible avec l’aspiration au calme, au silence et à la santé des autres pratiquants et le respect, impératif, de notre environnement naturel.
- Ces rodéos représentent une contribution majeure à l’invasion et la dégradation de nos espaces de vie, bien au-delà de Valloire, par un nombre croissant d’engins mécanisés et une incitation irresponsable à leur usage sur tout le territoire : leur publicité et leur médiatisation font croire au grand public qu’il est tout à fait normal de sillonner la montagne avec de tels engins. Il en résulte une banalisation de leur usage dont sont victimes tous ceux qui cherchent en montagne le calme, le silence et un contact régénérateur avec la nature, loin des nuisances citadines.
- A qui fera-t-on croire que l’acquéreur d’un quad ou de tout autre engin motorisé de loisir se contentera de le laisser au garage sitôt la « fête » terminée, dans l’attente vertueuse de l’édition suivante ? Soyons-en certains : ces engins, une fois vendus, seront légalement ou illégalement « amortis » par leurs propriétaires.

Nos interlocuteurs nous disent : « La montagne appartient à tout le monde. Nous savons que ce n’est pas l’idéal, mais il faut bien que tout le monde vive. »
Nous affirmons en réponse que l’argument de l’universelle appartenance de tout à tous est un leurre et une tromperie, sempiternellement invoqué par les agresseurs pour imposer leurs vues aux agressés. Nous réfutons la prétendue symétrie : comme en matière de tabagisme ou de conduite, le droit de ne pas être agressé prévaut sur la liberté d’agresser.

Quant au volet « économique » qui semble être la seule et unique préoccupation de nos interlocuteurs, nous nous contenterons ici d’affirmer notre conviction que Valloire et Valmeinier ont à terme plus à perdre qu’à gagner à ces compromissions.

En attendant, à l’heure ou les maires de différentes grandes villes ont pris des arrêtés de restriction de la circulation pour limiter la pollution, les quads tournent à Valloire.

Les présidents des associations signataires de ce communiqué participeront donc à une marche funèbre le dimanche 4 juillet à Valloire, et déposeront, à 12H devant la mairie, une gerbe portant ces mots « Aux amoureux de l’air pur et du silence, la planète reconnaissante. »

Nous vous convions à nous rencontrer sur place à cette occasion.

Valloire, Saint-Jean-de-Maurienne, Chambéry, Grenoble et Paris, le vendredi 2 juillet 2004

Agir pour l’Environnement, Fédération des Clubs Alpins Français, France Nature Environnement, Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature, Mountain Wilderness France, Paysages de France, Valloire Nature et Avenir, Vivre en Maurienne, Vivre en Tarentaise

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