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© Gonzalo Ossa

WhatsAlp : de Vienne à Nice pour prendre le pouls des Alpes

13 sept. 2017

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Durant l’été 1992, Dominik Siegrist, alpiniste et géographe zurichois, accompagné de sept randonneurs venus d’Italie, de Suisse, de France et d’Autriche, traversaient les Alpes au rythme lent de la marche. « TransALPedes ‘92 » est le nom dont ils baptisèrent cette itinérance. Bien plus qu’une simple randonnée, il s’agissait d’un voyage à pied au long cours à travers les Alpes pour aller à la rencontre des acteurs du territoire et dresser un état des lieux de ce « massif central » de l’Europe.
Transports et mobilité, énergie, agriculture de montagne, tourisme, aménagements, culture alpine et image de la montagne, sont les thèmes qui firent la colonne vertébrale de ces rencontres.

25 ans plus tard, Dominik, accompagné de Harry Spiess, qui lui aussi faisait partie de l’aventure « TransALPedes », crée une petite équipe pour refaire ce trajet Vienne-Nice et mesurer les évolutions.
A chaque étape, des rencontres, des débats. L’équipe de « WhatsAlp ‘17 » est arrivée en France à la fin du mois d’août, après une dernière étape italienne à Courmayeur où il fut question de la protection du massif du Mont-Blanc. Barabra Ehringhaus, la présidente de ProMONT-BLANC, leur a exposé ces 25 ans d’action pour que le Mont-Blanc soit administré en prenant en compte l’ensemble des enjeux environnementaux du massif.

Des délégations de Mountain Wilderness France ont ou vont croiser l’équipe de WhatsAlp au cours de sa traversée des Alpes françaises.

A Tignes tout d’abord, le 27 août dernier, pour discuter aménagement, tourisme, diversification, et évoquer bien sur, avec un représentant de l’association « Non au ski line de Tignes » le fameux projet de ski indoor que porte la commune. Nous avons pu largement évoquer l’action des associations en faveur d’une « montagne à vivre », au sein de laquelle le tourisme serait présent certes, mais à sa juste place, dans laquelle le tourisme d’hiver et les stations auraient leur place aussi, mais là encore, leur juste place —rappelons en effet que le chiffre d’affaire touristique de la montagne estivale est en France très loin d’être négligeable : il est du même ordre grandeur que celui de l’hiver et plus de la moitié du chiffre d’affaire touristique annuel des Alpes françaises est enregistré hors stations...

Dans le Briançonnais ensuite, où François Labande, notre président d’Honneur —qui faisait partie de l’équipe de 1992―, les a accueillit dans le chalet de son grand-père au moment même où les bénévoles de Mountain Wilderness nettoyaient les crêtes des Cerces des installations obsolètes laissées là par les militaires.

D’ici leur arrivée à Nice, fin septembre, les marcheurs de WhatsAlp doivent encore traverser les Alpes du Sud, un territoire où le réchauffement climatique se fait très fortement sentir et devrait alimenter pas mal des témoignages qu’ils vont recueillir.
Une première restitution de leur voyage est d’ores et déjà prévue le 29 septembre à la mairie de Nice.

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