La dernière journée des Assises était consacrée aux politiques européennes et nationales, avec plusieurs tables rondes réunissant des représentant.es de la Commission européenne, parlementaires, élu.es nationaux et organisations agricoles.
Un message est revenu avec force : les politiques agricoles doivent davantage prendre en compte les spécificités des territoires de montagne !
Les intervenant.es ont rappelé que les systèmes pastoraux rendent de nombreux services qui dépassent largement la seule production alimentaire. Ils entretiennent les paysages ouverts, contribuent à la préservation de la biodiversité, participent à la gestion des ressources en eau et maintiennent une présence humaine indispensable à la vitalité des vallées.
Plusieurs intervenant.es ont ainsi plaidé pour que ces services environnementaux soient mieux reconnus dans les futurs mécanismes de soutien de la Politique agricole commune (PAC), avec des dispositifs davantage incitatifs que punitifs et une meilleure rémunération des exploitations déjà engagées dans des pratiques vertueuses.
Les débats ont également porté sur les conséquences du changement climatique, l'accès à l'eau, la prédation, la transmission des exploitations ou encore la nécessité d'adapter les aides agricoles aux réalités des petites exploitations de montagne, qui représentent près des trois quarts des fermes de ces territoires.