La tendance actuelle est au bien-être, au retour aux sources et au contact avec la nature. Déjà, en 2001 le Carnet de route de la montagne (publication d’Atout France) illustrait le besoin de prestations touristiques davantage diversifiées que le seul produit ski, en présentant l’approche des 3R : « Rupture, Ressourcement et Retrouvailles ». 10 ans plus tard, le Carnet de route de la montagne 2011 venait confirmer cette tendance, soulignant le besoin « d’émotions, de rêve, d’enchantement, de découverte, d’éthique, une société au souci écologique, en recherche d’harmonie, de relationnel authentique ».
Ni une aspiration de poètes lunaires ni un prétexte pour écolos en quête de nouveaux combats à mener. Le besoin de ressourcement au contact de la nature est une réalité. La société civile l’exprime de diverses manières, les acteurs économiques l’entendent et l’exploitent.Le besoin de connexion à la nature, de retour aux sources, est un fait. Alors qu’attendons-nous pour changer nos politiques et notre modèle de gestion territoriale ? Jean-François Lyon Caen, architecte et professeur d’urbanisme à l’université de Grenoble souligne « se tourner vers l’avenir, ce n’est pas si fréquent aujourd’hui quand on parle de la montagne. On regarde fréquemment dans le rétroviseur, on a des visions mémorielles ou historiques et on a donc du mal à se projeter vers l’avenir. ». Le changement fait peur. Pourtant, il s’agit bien de changer de paradigme, de devenir créatif et de laisser parler l’imagination. Il est temps de faire place à la nouvelle génération. À elle également de se donner les moyens de voir naître le monde auquel elle aspire, d’innover et de proposer un modèle économique et politique où le ressourcement humain et le lien avec la nature serait au cœur du débat.
Lançons nous ! Inventons, rêvons et tentons l’expérience !
L’avenir peut être le fruit de ces idéologies... Des territoires riches de leur espaces naturels, agissant pour une rencontre harmonieuse, purifiante et édifiante de l’Homme avec la nature. C’est notamment au sein des réflexions menées autour de la mise en place de « zones de tranquillité » que Mountain Wilderness agit dans ce sens. Nous sommes heureux de constater que si c’est à petits pas que nous avançons, cette question de la tranquillité pour l’être humain dans la nature commence à porter ses fruits attestant que nous avons bien fait de rêver !