© Cyril Coursier

Nettoyage des câbles de Chamechaude

Après ses interventions remarquées en Vanoise, dans le Mercantour, les Pyrénées ou encore les Ecrins, Mountain Wilderness s’est attaqué au versant ouest de Chamechaude, pollué depuis trente ans par une multitude de câbles et de déchets métalliques laissés par le CEMAGREF, installateur des paravalanches expérimentaux, ou par l’exploitant de la station du col de Porte.

5 min de lecture
Isère
Chartreuse
Installations Obsolètes

Écrit par le comité de rédaction

Publié le 23 sept. 2003

Les 19 et 20 septembre, plus de 80 bénévoles de Mountain Wilderness, assistés de professionnels, ont investi méthodiquement la montagne et ont débarrassé pierriers et sous-bois de quelques sept tonnes de déchets métalliques en tout genre : câbles et filins, tôles, poutres, piquets et traverses, batteries, relais électriques, poulies, etc.

Ces déchets ont été récupérés pour suivre une filière de valorisation.

Au soir de ces deux journées d’un labeur gratifiant, les participants ont pu admirer quatre parapentistes aux couleurs de Mountain Wilderness s’élancer depuis le sommet d’une montagne enfin propre.

L’un des dossiers majeurs de MW France « Installations obsolètes – Nettoyons nos paysages montagnards » vient ainsi de s’enrichir d’un nouveau succès dont promoteurs, acteurs et partenaires ne peuvent que se féliciter. Non seulement Chamechaude peut être rayée de la liste des 240 aménagements à l’abandon recensés par Mountain Wilderness, mais encore, en acceptant sans réticence de prendre en charge le financement de l’opération, le CEMAGREF s’acquitte de ses devoirs et montre l’exemple. MW veut croire qu’il sera "payant".

A travers de telles opérations, l’ambition affirmée de Mountain Wilderness est bien d’inciter les responsables politiques à démanteler ou réhabiliter les équipements à l’abandon sur le territoire qui relève de leur gestion, et de les y aider en leur proposant une assistance méthodologique fondée sur l’expérience acquise.

But ultime : obtenir que l’autorisation de tout nouvel aménagement soit subordonnée à l’engagement contractuel des aménageurs de provisionner à l’avance le financement du démantèlement et de la remise en état du site. Mountain Wilderness a d’ailleurs proposé au Parc naturel régional de Chartreuse qu’à la faveur du renouvellement de sa Charte, une telle disposition y soit incluse. Et, dans le même temps, au législateur d’inscrire enfin dans la loi cette préconisation en tout point conforme à la Convention Alpine.

Mountain Wilderness France remercie tous les bénévoles, ses partenaires institutionnels : le CEMAGREF, le Parc naturel régional de Chartreuse, l’Office national des forêts, les communes du Sappey-en-Chartreuse et de Sarcenas, l’entreprise de récupération et recyclage Recycling France, le laboratoire photographique Alter Ego ; ses collaborateurs professionnels ; sans oublier leurs hôtes au col de Porte, Monsieur et Madame Paul Garin.

© Cyril Coursier
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