Silence : respectons le massif du Mont-Blanc © Nicolas Hairon

Stop aux pratiques illégales de loisirs motorisés | Pétition

Nous lançons une pétition pour protéger les espaces naturels de montagne et leur biodiversité face aux pratiques illégales des loisirs motorisés : motoneiges, quads, motos, hélicoptères, aéronefs et autres engins circulant hors des pistes et terrains autorisés, été comme hiver.

5 min de lecture
Loisirs motorisés

Écrit par le comité de rédaction

Publié le 02 mars 2026

Une pression constante sur les espaces naturels

Chaque année, été comme hiver, de nombreux espaces naturels de montagne sont impactés par le passage de ces véhicules, perturbant gravement la faune et la flore. Certaines espèces vulnérables, comme le Tétras lyre, dépendent de la quiétude pour se nourrir, se protéger des prédateurs et se reproduire, à fortiori en hiver. Le bruit, la pollution et la dégradation des sols compromettent ces cycles essentiels et menacent la biodiversité.

Des impacts pour les usagers et les territoires

Ces loisirs motorisés portent également atteinte à la sécurité et à l’expérience des habitants et visiteurs venus chercher calme et immersion dans la nature. Ils génèrent des conflits d’usage, altèrent les paysages et renforcent un modèle touristique centré sur le « tout moteur », au détriment d’alternatives durables et accessibles à tous·tes.

© Mountain Wilderness
© Mountain Wilderness
© Mountain Wilderness
© Mountain Wilderness

Une réglementation claire, mais insuffisamment appliquée

Pourtant, la loi est claire. La loi n°91-2 du 3 janvier 1991, intégrée au Code de l’environnement, interdit l’usage de véhicules motorisés à des fins de loisir en dehors de terrains spécifiquement autorisés et du domaine public routier. Les itinéraires, même balisés, ne sont pas légaux. Les domaines skiables restent des espaces naturels et ne peuvent être assimilés à des circuits motorisés.

L’Alpe d’Huez, un exemple de dérive

Malgré cela, certaines stations continuent de proposer des randonnées motorisées en toute illégalité. À Huez, par exemple, des activités de motoneige sont commercialisées sur le domaine skiable en contradiction avec la réglementation en vigueur.

Mountain Wilderness et Mountain Wilderness et FNE Isère vont déposées plainte pour faire cesser ces pratiques. Notre précédente victoire en cassation dans l’affaire des motoneiges de Chamrousse montre que la justice peut sanctionner ces dérives et créer une jurisprudence dissuasive. Mais il ne devrait pas être nécessaire d’en passer par les tribunaux pour que la loi soit respectée.

Les autorités doivent assumer leurs responsabilités

Les préfets et les maires disposent du pouvoir d’interdire ces pratiques et de faire appliquer la réglementation. Pourtant, trop souvent, ils ne se saisissent pas du sujet, voire continuent de délivrer des autorisations en pure perte, laissant perdurer des activités manifestement illégales.

Nos revendications pour protéger la montagne

Nous demandons aux préfets et aux maires des espaces de montagne concernés :

  • De faire appliquer la loi et d’interdire toutes les pratiques motorisées illégales en montagne.
  • De protéger les zones sensibles pour la faune et la flore.
  • De mettre en place des alternatives durables pour l’accès à la montagne : navettes, location de vélos, accès facilité pour les personnes à mobilité réduite.
  • De fermer certaines routes de montagne secondaires à la circulation motorisée, de manière permanente ou temporaire.

Les montagnes sont un patrimoine commun. En signant cette pétition, vous soutenez l’application de la loi, la préservation des montagnes et la fin de l’impunité des loisirs motorisés illégaux.

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