Une installation obsolète en moins dans les Pyrénées-Orientales

Samedi 4 juillet 2026, ce sont 6 bénévoles qui ont œuvré en forêt pour démanteler un ancien câble transporteur qui alimentait la scierie du village de Planès, dans le Haut-Conflent.

5 min de lecture
Pyrénées-Orientales
Installations Obsolètes

Écrit par le comité de rédaction

Publié le 15 juil. 2026

Dans les années 50, la famille Riu possédait une scierie à l’entrée du village de Planès (66). Cette scierie était alimentée en bois par un câble transporteur qui partait de la vallée au-dessus et qui aboutissait à la scierie.

En 2025, un bénévole de Mountain Wilderness nous signale un touret et de nombreux câbles dans la forêt au-dessus de Planès. Après un repérage, ce sont les restes de l’ancienne installation de transport de bois qui sont restés sur place. Il y a 4 câbles (1 gros, un moyen et 2 petits), plus un câble électrique.

Tous ces câbles sont dans la forêt, parfois posés sur le sol, parfois enterrés sous la mousse ou l’herbe, parfois suspendus dans les arbres à plusieurs mètres de hauteur.

On retrouve aussi des grosses poulies au sol, ainsi que plusieurs « chèvres » en très mauvais état et menaçant de tomber. Les « chèvres » étaient les anciens pylônes ou installations de bois qui supportaient les câbles. Il y a aussi des gros crochets et des petites poulies.

Bonne coopération avec la mairie

Après contact avec la mairie de Planes et la famille Riu, nous obtenons l’autorisation de retirer ces débris métalliques de la montagne. Le hasard faisant bien les choses, le maire actuel de Planes n’est autre que Pierre Riu, le petit-fils de l’exploitant forestier, lui-même menuisier !
Le jour du chantier est fixé au samedi 4 juillet 2026, rendez-vous devant la mairie.
La veille, nous montons avec Juan préparer le chantier. Nous accédons au bas du chantier, là où la piste forestière permet d’approcher les câbles. De là, en accrochant les câbles, nous réussissons à tirer avec un véhicule, presque 300 m des 4 câbles en place. Ce sont déjà plus d’un kilomètre retiré ! Nous en profitons également pour monter au-dessus découper les câbles en morceaux transportables à dos d’homme.
La veille également, nous aurons plusieurs défections de bénévoles, nous laissant à 6 pour mener à bien cette vaste opération.
En plus, toute la France est en période de canicule en France. Heureusement, le chantier se déroule en sous-bois, permettant une fraîcheur relative. Nous prendrons quand même une couverture anti-feu pour le tronçonnage, et de nombreuses bonbonnes d’eau.

Un travail de titan, sous la canicule

Le samedi, nous attaquons le chantier par le haut en allant directement près des grosses poulies dans la forêt. Mais nous nous rendons vite compte qu’il nous sera impossible d’enlever la plus grosse d’entre elles, beaucoup trop lourde. Au prix de très gros efforts, nous réussirons à faire rouler une des poulies jusqu’à la piste forestière.

Ensuite, nous attaquons l’enlèvement des 4 câbles en les découpant et en les remontant sur la piste. L’enchevêtrement des câbles dans les arbres complique l’affaire. Et le démontage, découpage, tronçonnage des anciennes chèvres est très compliqué et dangereux, avec de nombreuses grosses pièces métalliques suspendues au-dessus de nos têtes. Nous finirons quand même par tout retirer sans soucis.

L’après-midi, nous continuerons à retirer les câbles par le bas, mais la chaleur rend la tâche difficile et vers 17h, on met fin à ce travail de titan.

Plusieurs kilomètres de filins métalliques retirés

Au bilan, nous avons enlevé environ les deux tiers du parcours des câbles, soit plusieurs kilomètres de ces filins métalliques qui reposent maintenant sur les pistes forestières.

Dès que les conditions seront plus favorables, en début d’hiver ou au printemps, nous devrons revenir sur place pour terminer le chantier.

Dès le dimanche, nous descendons tous ces morceaux hors de la forêt communale où les risques d’incendie risquent de nous empêcher l’accès dans peu de temps. Nous ferons ça à deux, en s’aidant du véhicule pour remorquer et faire glisser ces tonnes de ferraille. Il ne reste plus qu’à continuer à découper tout ça pour arriver à le transporter jusqu’à un ferrailleur…

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