Pour ce chantier, les bénévoles venaient principalement de Briançon et de Névache, à moins d’une heure du col. Odile confirme : « J’aime bien m’engager localement ».
Parmi ces 16 bénévoles, 3 ont fait leur tout premier chantier IO.
Les motivations se rejoignent : « J’aime l’idée d’enlever toutes ces saloperies » (Cyrille), « dépolluer la nature » (Odile). Nanou trouve « chouette d’être en montagne avec des inconnus qui partagent les mêmes valeurs ». Cette convivialité est également soulignée par Jean-Baptiste : « C’est un chantier sympa car les personnes sont déjà mobilisées, du coup les échanges sont faciles. » C’est d’ailleurs ce qui a marqué Julie, dont c’est le premier chantier : « Des bénévoles très accueillant-e-s et la discussion facile, mais surtout profiter du silence et de la beauté de la montagne, ensemble. »
Le groupe s’est divisé en deux, chacun d’un côté du col. Des petites équipes se sont formées, par 2 ou 3, pour couper les barbelés, les séparer des arbres et de la végétation, les regrouper en fagots, les transporter jusqu’au big bag avec les claies de portage (des sacs à dos sans housse, conçus pour le transport de matériaux) et déterrer les cornières avec des piolets.
Au début, les barbelés ne sont pas si simples à repérer, surtout au milieu des branches de mélèzes, mais au fur et à mesure de la journée, les yeux s’aiguisent. La plupart des déchets ferreux se trouvaient sur la ligne de crête, autour des arbres. Cependant, des « trésors » sont enfouis sous la végétation : des barbelés regroupés en tas mais non évacués, probablement datant d’un travail à la fin de la guerre, ont aussi été retirés.