Comment préserver des écosystèmes riches en faune et en flore sans
empêcher la réalisation de passions ? Les participants se sont exprimés
les deux soirs en partageant leurs doutes et interrogations mais aussi
leurs conseils et pistes de solutions envisageables.
Grimpeuses et grimpeurs, savez-vous reconnaître un faucon pèlerin, un tichodrome échelette ou une hirondelle de rocher ?
Non ? Pourtant vous en avez peut-être déjà rencontré lors de vos
sorties escalades ! Loin d’être en contradiction, grimpeurs et
naturalistes ont beaucoup de choses à partager et à s’apprendre. En
effet, le grimpeur peut-être un excellent relais d’informations sur une nidification en cours ou sur la localisation d’une espèce. Ainsi des sites collaboratifs comme faune isère peuvent permettre aux grimpeurs de partager leurs observations. Le naturaliste peut apprendre au grimpeur à apprécier d’avantages ce qui compose son espace de pratiques en améliorant ses connaissances.
Concernant les activités hivernales, les raquettes et le ski de randonnée ont le vent en poupe !
Loin des stations de ski surpeuplées, ces pratiques sportives
permettent de ressentir liberté et solitude. Mais si ces sensations sont
plaisantes, elles encouragent aussi la multiplication de chemins et
pistes dérangeant potentiellement les zones de tranquillité animale.
Occupant les sentiers forestiers, le skieur ou le randonneur risque
alors de perturber le tétras lyre ou le lagopède alpin de leurs
quiétudes. Pour informer les pratiquants de ces enjeux, diverses solutions existent :
des zones de quiétude interdites si précieuses à cette espèce au public
sur une période déterminée afin que la faune économise son énergie ou
puisse se reproduire, du balisage, des cartes de recensement…
En amont de ces manifestations plusieurs rencontres avec les libéristes (adeptes du vol libre) et leurs représentants avait déjà été organisées
afin de de sensibiliser et d’informer sur les risques de dérangement de
la faune liés au vol libre. La LPO a, par la suite, travaillé en lien
avec les clubs et écoles de vol libre de Chartreuse afin de recueillir
leur avis sur la démarche. De cette rencontre a émergé une carte du massif de la Chartreuse regroupant informations techniques pour les sportifs et conseils pour limiter le dérangement de la faune.
Se faire plaisir en montagne tout en préservant la biodiversité nous entourant n’est pas insurmontable.
Ne pas faire de bruit, épargner les forêts et leurs lisières, respecter
les zones protégées... tout ces petits efforts sont déjà un gros
soulagement pour la faune sauvage ! Pour améliorer nos pratiques, la
connaissance est notre meilleure alliée.