Le travail à venir n’est pas des moindres et les territoires tests
restent à identifier pour appliquer ce nouveau concept qui vise la
préservation d’espaces de ressourcement pour l’Homme au cœur de la
Nature.
Cependant nous avons pu constater une adhésion générale au concept, en partant de l’intérêt vers la volonté déjà avérée de gérer le territoire sous une forme novatrice, mettant en avant la relation harmonieuse entre l’Homme et la Nature.
Par exemple, le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la Tarentaise
qui prévoit déjà des « trames blanches », zones où tous nouveaux
aménagements seraient exclus.
La piste du SCOT de Tarentaise reste encore faible mais le concept
correspondrait parfaitement aux espaces répertoriés selon le chef du
projet et permettrait de compléter le dispositif scot qui ne s’attache
qu’à la gestion du sol. Les zones de tranquillité permettraient ainsi de
prévoir une gestion durable de ces espaces, avec un attachement au
respect de la tranquillité et de la qualité du lieu dans une vision de
développement global mais surtout touristique. Autre exemple, le Parc
naturel régional (PNR) de Chartreuse qui envisage des espaces réservés
au ressourcement et à la tranquillité dans sa future charte de parc
(2016). Le cadre proposé par le PNR est une opportunité très
intéressante car elle offre déjà des moyens et compétences de gestion,
démontrant ainsi que le concept de zones de tranquillité n’est
pas un doublon ou une superposition aux outils existant de protection
des espaces naturels, mais bien un élément complémentaire, venant
répondre à des enjeux particuliers.
Ainsi, les zones de tranquillité pourront être une simple
contractualisation issue de la volonté des territoires, mais elles
pourront prendre une forme plus solide en s’appuyant sur les outils
territoriaux existant tels que les chartes (PNR, Pays, etc.), les SCOT,
ou autre pour ce qui est de la gestion du sol, mais aussi les Plans
départementaux des espaces sites et itinéraires, etc. pour ce qui est de
la gestion des activités par exemple. Ces contrats seront conditionnés à
l’adhésion à une charte éthique « zones de tranquillité » et à la
conformité à un cahier des charges.