En fragmentant le projet, la décision livre une interprétation restrictive de la notion de projet unique qui permet d’éviter toute discussion d’ensemble, alors même que ces aménagements et manifestations répondent à une logique unique et auront des impacts majeurs sur les Alpes.
Elle revient à priver le public de son droit à participer aux décisions ayant un impact sur l’environnement, pourtant garanti par la Charte de l’environnement s’inspirant directement de la convention d’Aarhus.
Au-delà du cas des JO 2030, cette décision crée un précédent préoccupant : il devient possible de conduire un projet d’ampleur nationale, aux impacts environnementaux et financiers significatifs, sans jamais en débattre globalement.
La participation du public est ainsi réduite aux seules modalités de mise en œuvre, sans possibilité de remettre en cause le projet lui-même.
Mountain Wilderness dénonce un déni démocratique majeur et appelle à :
- l’ouverture immédiate d’un véritable débat public sur les JOP 2030 Alpes françaises, quand bien même celui-ci n’a pas été jugé obligatoire par le Conseil d’Etat. À noter que les Allemands ont conduit un référendum sur la tenue des JOP d’été à Munich et que la municipalité de Cologne organise actuellement une consultation de ses citoyens
- une réforme du droit de l’environnement garantissant un débat public global pour les grands projets et les grands évènements.
Mountain Wilderness se réserve le droit de poursuivre toutes les actions nécessaires, en France comme au niveau international, pour faire respecter un principe simple : sans participation réelle, il n’y a pas de légitimité démocratique.
Par ailleurs, dans la suite de la Grande Concertation Montagnes 2030, l'association continue d'ouvrir le débat nécessaire sur la transition des territoires de montagne en organisant partout en France des ateliers et conférences ouverts à tous. Les Jeux d'Hiver ne peuvent pas être la seule perspective pour nos montagnes.
L'avenir des montagnes nécessite d'être construit ensemble !