La pratique de ce sport motorisé en montagne perturbe la faune sauvage, dont certaines espèces particulièrement vulnérables en saison hivernale. À titre d’exemple, le Tétras lyre, qui est une espèce de galliforme de montagne quasi menacée1, creuse des loges dans la neige pour se protéger des rigueurs hivernales et des potentiels prédateurs.
Cette activité de loisir pratiquée en dehors d’un terrain aménagé a pour effet d’augmenter la fréquentation des espaces naturels et affecte, par voie de conséquence, la quiétude pourtant nécessaire au bon accomplissement du cycle biologique des espèces. Pratiquée la nuit, cette activité compromet inéluctablement la tranquillité indispensable à la biodiversité.
La circulation de motoneiges en montagne dégrade les espaces naturels dans leur ensemble. Outre les pollutions qu’elle génère (pollution sonore, pollution lumineuse, pollution de l’air), elle met également en péril la sécurité des autres pratiquants de la montagne (randonneurs, skieurs) et provoque un dérangement important des touristes et habitants.
Pour toutes ces raisons, la circulation de motoneiges à des fins de loisir en dehors d’un terrain aménagé est incompatible avec la préservation des espaces naturels de montagne, qui figurent parmi les plus vulnérables face aux activités humaines.