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Mountain Wilderness auditionnée au Sénat

En 2002, une mission d’information du Sénat sur la politique de la montagne a publié un rapport dit « rapport Amoudry » du nom de son rapporteur. Les sénateurs André Vairetto et Hélène Masson Maret ont été chargés de l’actualiser.

5 min de lecture
Aménagement

Écrit par le comité de rédaction

Publié le 28 nov. 2013

Cette décision hypothèque gravement le mode de fonctionnement actuel des commissions UTN. En effet, en jugeant qu’« Il ne résulte d’aucune disposition législative ou réglementaire qu’une décision d’autorisation de création d’une UTN devrait être conforme ou même seulement compatible avec des décisions d’autorisation antérieures », le tribunal nous indique clairement que les garanties de non expansion de domaines skiables inscrites par l’État dans certains arrêtés UTN, garanties qui résultent des débats en commission, n’ont aucune valeur. Ce qu’on déclare vouloir préserver aujourd’hui peut être aménagé demain, sauf à engager immédiatement la mise en place d’un dispositif de protection réglementaire. Or, trop de décisions formelles de l’État en matière de protection sont déjà différées sous la pression d’intérêts divers ou retardées faute de moyens d’instruction.

Mountain Wilderness France ne peut concevoir que ces décisions acquises n’aient soit pas de valeur légale, soit puissent être renégociées et servir de monnaie d’échange à toujours plus de projets d’aménagement. Cette décision rend plus que jamais urgente et indispensable la mise en œuvre de la Directive territoriale d’aménagement des Alpes du Nord : sa mise en application rendrait à la loi montagne (qui a instauré le processus des UTN) son véritable rôle d’aménagement et de protection du territoire. Les grands équilibres de la montagne dont cette loi garantit la conservation ont été et sont encore mis à mal en permanence par des préfet de massif, des élus et des tribunaux, qui ne veulent retenir que le côté « aménagement » de la loi. Rappelons que cette DTA prévoit entre autre de « restructurer les domaines skiables à l’intérieur des périmètres existants et évaluer les projets à la lumière de leur impact environnemental, à l’échelle des sous-massifs », mais aussi, conformément aux engagements pris par la France lors de la ratification du protocole « Tourisme » de la Convention Alpine, la création de zones de tranquillité : « [...] où l’on renonce aux aménagements touristiques ».

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