Cette année, les bénévoles de Mountain Wilderness ont été chaleureusement accueillis, hébergés et (très bien) nourris au refuge du petit Mont-Cenis, au plus proche du lac Blanc, du Mont Froid et du col de Sollières où se déroulait le chantier.
Une dizaine de bénévoles est arrivée dès le jeudi soir afin de finaliser le repérage et commencer à évacuer, à dos d’homme et de femme, les premiers déchets ramassés. Le reste de l’équipe est arrivé le lendemain soir. En tout, 58 personnes, de tous horizons : de la Haute-Maurienne au Cantal et même de Paris, des gardes du Parc national de la Vanoise et de simples amoureux de la nature, des nouveaux comme des d’habitués de longue date, tel notre désormais traditionnel cadet, Gabriel, 13 ans cette année, visiblement déjà devenu un inconditionnel. Tout le monde a rapidement trouvé ses marques dans une ambiance très chaleureuse et bienveillante. Le camion de location transportant le matériel, lui, a eu un peu plus de difficultés : les bénévoles ont dû le pousser manuellement jusqu’au refuge puis le remonter au col en dépanneuse, au-delà de la zone blanche, pour le remettre en service… le ton était donné : de l’huile de coude, un collectif soudé dans l’effort et une indéfectible bonne humeur, d’une efficacité redoutable. Tout a été rapidement prêt pour le lendemain : les outils, les équipes et les délicieux pique-niques, offerts par Satoriz.
Le samedi, après une petite réunion préparatoire matinale, une valeureuse équipe est partie poursuivre le chantier entamé l’année précédente au lac Blanc, à deux heures et demi de marche du refuge. Les autres ont profité d’une très belle randonnée de 600 mètres de dénivelé jusqu’au du col de Sollières avant de se répartir en petites équipes dans les différents secteurs et de commencer à déterrer, découper, fagoter les barbelés. L’ensemble des bénévoles s’est retrouvé le soir autour d’un apéritif offert par MW, et un bon dîner bien mérité.
Les forces ainsi restaurées, le dimanche a été consacré à poursuivre le chantier dans le secteur de Sollières, à l’élargir vers le Mont Froid, et à refermer les « cocons » pour leur héliportage le lendemain.
Malgré l'énergie déployée il reste encore, sans surprise, des barbelés dans le secteur.
Une quinzaine d’irréductibles est restée le lundi pour se charger de l’évacuation des déchets