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Retour sur le Grand Rassemblement Vélo-Escalade qui invite à aller grimper sans voiture

Pendant le Grand Rassemblement Vélo-Escalade (GRAVE), une soixantaine de grimpeur·euses ont expérimenté la pratique du vélo-grimpe. Train jusqu’à la gare, vélo jusqu’au camp de base, puis déplacements à vélo vers les falaises : pendant trois jours, les participant·es ont pratiqué l’escalade sans recourir à la voiture individuelle.

5 min de lecture
Drôme
Mobilité douce
Pratiques sportives

Écrit par le comité de rédaction

Publié le 02 oct. 2026

Retour sur l’évènement

Organisé en partenariat avec la FFCAM, le programme du 1er Grand Rassemblement Vélo-Escalade était riche et qualitatif : escalade en falaise, ateliers autour du vélo-grimpe, présentation de l’association d'escalade locale CLIPPE, mais aussi échanges sur la protection de la faune et de la flore des falaises, sur l’équipement et le conventionnement des sites d’escalade. Des convois à vélo facilitaient le trajet depuis la gare, et la cuisine itinérante à vélo "Du soleil dans nos assiettes" a régalé les papilles des participant·es.

Le GRAVE ne se résumait pas à un événement sportif sans voiture. Il s'agissait d’expérimenter une autre manière de pratiquer l’escalade, où le trajet fait partie de l’aventure et permet de porter un autre regard sur le temps, la performance et la nature. Ainsi la soirée du samedi a réuni, Eline Le Menestrel, grimpeuse professionnelle, activiste et membre de la Grande Cordée, Florian Garibal, moniteur et co-créateur des éditions “Aventures sans voiture”, ainsi que Fiona Mille, présidente de Mountain Wilderness, autour d’une table ronde intitulée "Aller en montagne sans voiture : à quoi bon ?".

© Nicolas Vaillant
© Nicolas Vaillant
© Florian Garibal
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Éline Le Menestrel, ambassadrice du 1er Grand Rassemblement Vélo-Escalade

Grimpeuse professionnelle et activiste écologiste Éline Le Menestrel voit la pratique durable des sports outdoor comme un levier écologique. Elle cherche à politiser le sport au service d’un monde plus juste et respectueux du reste du vivant.

En 2026, Éline a rejoint la Grande Cordée de Mountain Wilderness. Ce collectif rassemble et fédère des femmes et des hommes artistes, athlètes, journalistes, philanthropes engagé·es qui soutiennent la cause portée par notre association. Ensemble, les membres de la Grande Cordée participent à faire connaitre l’action de Mountain Wilderness et faire rayonner les messages en faveur des territoires de montagne.

© Nicolas Vaillant

Vélo-grimpe : d’une démarche individuelle au changement collectif

Lors du GRAVE, a eu lieu un atelier “vélo-grimpe : imaginons la suite”. Les réponses recueillies auprès des participant.es dressent de mêmes envies de cheminement : changer ses pratiques individuelles, les partager collectivement, puis faire évoluer les conditions politiques qui permettent de le faire.

  • Passer à l’action

Les premières attentes des participant.es qui reviennent le plus sont très concrètes : plus grimper à vélo, organiser des sorties avec ses ami·es et trouver des outils/ressources pour pratiquer la montagne sans voiture.

On retrouve aussi des envies de changement dans la vie quotidienne : prendre davantage de temps, vendre sa voiture pour acheter un vélo, apprendre à réparer son vélo et fabriquer soi-même ses sacoches, ou encore s’engager localement dans une association…

© Corentin Consigny
© Nicolas Vaillant
© Nicolas Vaillant
© Corentin Consigny
  • Partager et pratiquer collectivement

L’autre axe qui se dégage des réponses est que le vélo-grimpe apparaît comme une pratique à partager et à répandre. L’envie est de faire communauté autour des mobilités douces en montagne. Plusieurs réponses portent sur l’organisation de sorties sans voiture encadrées, la création de nouveaux GRAVE, mais aussi sur l’animation au sein des clubs de montagne : sorties collectives, soirées “Aventures sans voitures”, ateliers d’échanges de bonnes pratiques sur comment s'y mettre…

© Florian Garibal
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© Corentin Consigny
© Florian Garibal
  • Améliorer les politiques publiques de mobilités

Les réponses montrent ensuite un besoin d’investissement et de politiques publiques permettant de rendre plus facile l’approche en mobilité douce. Les attentes portent notamment sur l’entretien et la réouverture des petites lignes de train en montagne, la généralisation de l'emport des vélos dans les bus, le développement des voies cyclables et des consignes vélo sécurisées, ainsi que des services de navettes et de location de vélos/VAE dans les vallées.

© Florian Garibal
  • Aller encore plus loin

Pour finir, dans un monde idéal imaginé par les participant·es, les mobilités douces s’accompagnent de transformations sociétales plus larges : des trains avec des rames 100% réservées pour les vélos, des transports en commun gratuits, des politiques solidaires de financement du vélo et davantage de temps libre (semaine de 4 jours).

Pour conclure, une idée revient comme un fil rouge : changer d’approche ne consiste pas seulement à remplacer la voiture. Il s’agit aussi de créer les conditions pour que d’autres manières de pratiquer la montagne deviennent plus désirables, plus accessibles et se démocratisent.

Tout cette belle dynamique motive l'équipe d'organisation à organiser de nouveaux rassemblements (dans la Drôme et ailleurs). Si tu souhaites nous rejoindre, tu peux écrire à cda@mountainwilderness.fr

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... ainsi que 

Eline Le Menestrel, grimpeuse professionnelle et activiste, Le camping des bords de Lyonne, l’association CLIPPE, la commune de Saint-Jean-en-Royans, l’association Garavélo, les éditions Aventures sans voiture, David Szumilo et son entreprise Du soleil dans nos assiettes.

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