En cette première journée de printemps, le soleil et la motivation des manifestant·es étaient au rendez-vous !
L'engagement de collectifs d'habitant·es locaux a permis que la mobilisation se déroule au mieux : 45 cyclistes de Grenoble, Chambéry, du Vercors ou de l'Oisans se sont retrouvé·es au petit matin à l'aire de covoiturage du Bourg d'Oisans. Le cortège, égayé par la présence de nombreux déguisements, a pu pédaler en sécurité du Bourg d'Oisans jusqu'au cœur de l'Alpe d'Huez, encadré par les voitures ouvreuses et balais assurant la médiation et le tampon avec les autres automobilistes. Grâce aux équipes chargées des ravitaillements et de l'animation festive, nous avons maintenu la bonne humeur et l'endurance des cyclistes tout au long de la montée. Merci aux nombreux bénévoles d'avoir rendu ce moment possible.
Une fois arrivé·es à l'Alpe d'Huez, nous nous sommes réunis pour une prise de parole et un bref temps d'échange avec des festivalier·es et des professionnels locaux qui tentaient de défendre l'intérêt de ce méga-évènement. Marie-Odile, Seb et Tom se sont ainsi succédés au micro pour faire valoir la diversité de nos opinions qui convergent en un point : le méga festival Tomorrowland n'a pas sa place en montagne.
Outre ce moment de sport et de partage, la visite à l'Alpe d'Huez aura réservé de belles surprises, comme la découverte de ces quelques lignes dans la gazette du festival (et traduites par nos soins, le journal étant édité en anglais) : "Au milieu de ces cimes, le monde semble un peu plus calme, et en même temps, bien plus vaste. L'air est vif, les crêtes veillent, et toute l'agitation quotidienne que vous avez ramenée avec vous se dissout peu à peu pour laisser place plus de douceur." Espérons qu'un jour les organisateurs maîtriseront aussi bien les enjeux environnementaux et le code de la santé publique qu'ils maîtrisent l'ironie.