Crédits photos

Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

Soutenir le lien naturel...

29 sept. 2017

Tiphaine a 33 ans. Passionnée de montagne, inspirée par le sensible, elle a établi son camp de base au pied du massif du Mont-Blanc. Souhaitant relier son projet professionnel à ses pratiques personnelles (alpinisme, méditation, tai chi…), ses aspirations profondes de lien avec le milieu naturel et sa conscience écologique, Tiphaine travaille aujourd’hui au développement d’outils d’accompagnement via la reconnexion à la nature. Elle a accepté de répondre à quelques questions :

La question du rapport Homme/Montagne est centrale dans l’approche de Mountain Wilderness. Nous sommes curieux, dis-nous en plus, en quoi consiste cette méthode d’ECO-nection que tu portes et fais grandir  ?

« La Méthode ECO-nection vise à réduire l’impact environnemental des organisations (entreprises, associations, collectivités) en utilisant des outils de reconnexion à la nature.

L’élément naturel a toujours fait partie de mon quotidien. J’ai grandi auprès de cascades, dans une nature vallonnée. J’étais sans doute prédestinée à arriver au pied du Mont-Blanc, dans cette environ grandiose et intense… Les rochers normands à proximité de chez mes parents portent d’ailleurs le nom des aiguilles de Chamonix.

Je crois que c’est cette relation intime à l’environnement qui est à l’origine de l’approche ECO-nection : mettre en évidence ce lien fort à l’environnement pour nous donner envie d’agir. Rien de tel que le tai chi, de la méditation ou encore le qi gong pour éprouver cette relation à la nature. Ces outils permettent également de développer la créativité mais aussi l’envie d’agir. Une alliance parfaite pour développer l’intelligence collective au service de l’environnement. En creusant davantage le sujet, je me suis rendue compte que des philosophes, sociologues et économistes parlaient de ce lien à la nature en écopsychologie.

Le Mont-Blanc et les montagnes ont été une véritable source d’inspiration pour ce projet. D’abord parce que mon expérience alpine y a contribué, ensuite parce que la symbolique de la montagne va dans le sens de ce que je souhaite promouvoir ici : conscience et actions écologiques. »

Autre passerelle, de manière très concrète, l’entreprise de matériel Outdoor Blue Ice a choisi de te suivre dans l’aventure. Il se trouve que cette jeune organisation soutient par ailleurs Mountain Wilderness via le réseau 1 % pour la planète. En quoi consistera sa place dans le projet ?

« Giovanni, le dirigeant de Blue Ice, a toujours été sensible à la question environnementale. Il m’avait demandé de l’accompagner sur ce volet. Quand j’ai décidé de développer cette méthode, je suis revenue vers lui en lui proposant de la tester. L’équipe de Blue Ice a donc un rôle conséquent dans le projet puisque nous allons les accompagner pendant six mois dans la réduction de leur impact écologique en utilisant des outils de reconnexion à la nature.

L’accompagnement se fera à raison d’une rencontre par mois sur les sujets : énergie, eau, achats et déchets, transports et déplacements, biodiversité et analyse de cycle de vie de produit. Nous utiliserons la méditation dans la nature comme source d’inspiration et de créativité pour travailler sur ces sujets. Ils nous feront part de leurs retours d’expériences afin de la faire évoluer et de garantir (on l’espère) son efficacité. »

Pour faire connaître ta démarche, tu as choisi le web-documentaire. Pourquoi avoir choisi ce média ? Quelles sont ces caractéristiques ?

« Pour dépasser les a priori et appréhensions, j’ai souhaité présenter l’écopsychologie avec pédagogie et accessibilité. Cette science holistique passionnante n’a rien de religieux. La méditation appréhendée dans le cadre de la méthode non plus d’ailleurs.

J’aime beaucoup le support du web documentaire car il utilise plusieurs médias que je trouve très complémentaires. Texte, images, vidéo ou sons : il y en a pour tous les goûts ! Les contenus sont également adaptés au temps dont dispose le visiteur : une minute ou deux ou bien une vingtaine. C’est très libre et très efficace. 

Je tiens également beaucoup à cette idée que les choses se transmettent et qu’il vaut mieux les rendre accessibles à tous que de les garder pour soi. La connaissance, comme l’argent, est faite pour circuler. Cet outil en ligne me permettra de partager le parcours expérimental de Blue Ice avec une communauté de personnes captives qui pourront se saisir de la méthode. Pour aller dans ce sens, des fiches pratiques seront accessibles à tous ! » 

 ALLER PLUS LOIN

- POUR SOUTENIR le projet de Tiphaine : RDV sur la page de financement participatif
- Contact : facebook - site web

Diffuser cet article :


Partager