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La Grave (05) | Projet de téléphérique, la justice n’a pas dit son dernier mot !

Par décision du 11 février 2026 le tribunal administratif de Marseille a rejeté le recours déposé par Mountain Wilderness, La Grave Autrement, la SAPN - FNE 05, FNE PACA, FNE AURA, LPO PACA, Biodiversité sous nos pieds, des citoyens et des socio-professionnels locaux contre le permis de construire accordé le 3 avril 2023 par le maire de La Grave (Hautes-Alpes) pour construire, au sein du Parc national des Ecrins, en site inscrit au titre de la qualité exceptionnelle de son paysage de haute montagne, un téléphérique prolongeant le téléphérique existant afin de permettre l’accès, hiver comme été, au sommet du Dôme de la Lauze après avoir survolé le glacier de la Girose.

5 min de lecture
Vie associative
Transition

Écrit par le comité de rédaction

Publié le 12 févr. 2026

Nous estimons que ce site glaciaire exceptionnel, le seul en France accessible par tous grâce au téléphérique existant, doit être préservé. Nous pensons que sa dénaturation par la construction de cette installation nouvelle ne crée pas de richesses mais est destructrice de sa valeur inestimable.

La fin de vie de l’actuel téléski -dont il est important de rappeler qu’il n’a pas la même fonctionnalité que le téléphérique qu’on dit vouloir lui substituer- est inéluctable à très court terme du fait de la fonte du glacier de la Girose. Ce glacier, inscrit dans la liste des sites à préserver doit être, dans le cadre de la politique nationale, mis sous protection forte. C’est une unique occasion de redonner toute sa majesté et sa valeur au site et de faire de l’arrivée actuelle du téléphérique à 3200 m un lieu de contemplation, de découverte de la haute montagne et de sensibilisation aux enjeux de son avenir pour le plus grand nombre, en relation avec l’ensemble des acteurs de la vallée (habitants, scientifiques, guides, etc.).

Ainsi préservés, le glacier de la Girose et le cortège de hauts sommets qui l’enserrent constitueront un atout majeur dans le cadre de la politique touristique qui sera amenée à être précisée à l’occasion du projet de territoire en cours d’élaboration et à laquelle nous contribuons de manière constructive, dans l’intérêt de ses habitants, de ses travailleurs et de tous ses visiteurs.

Considérant que nos arguments n’ont pas été correctement appréciés par le tribunal, nous avons décidé d’interjeter appel de ce jugement devant la cour administrative d’appel de Marseille. Enfin, nous rappelons qu’un autre recours, relatif à la procédure de protection des espèces et des habitats, est toujours en cours d’instruction devant le tribunal administratif de Marseille.

Ce lieu unique doit être préservé pour permettre une montagne à vivre, respectueuse de son environnement.

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