Crédits photos

Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

Mountain Wilderness soutient le classement de l’Alpinisme au Patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO

1er mars 2018
JPEG - 185.8 ko
Crédits photos
Alpinisme sur la Meije
© Marc Daviet

Le massif du Mont-Blanc n’est pas le seul candidat à l’Unesco, l’alpinisme aussi. Ce second dossier, distinct du premier, a été auditionné ce lundi 26 février après-midi, validant le dépôt définitif de la candidature qui pourrait aboutir en 2019 par une inscription.

En septembre dernier, Mountain Wilderness France publié une lettre de soutien à cette démarche :

« Longtemps, les monts furent "maudits".
La curiosité, la volonté de s’élever, inhérentes à l’Homme, l’ont amené à fréquenter ces hauts lieux et à en transformer la perception. Au fur et à mesure qu’il grimpait, l’Homme découvrait la beauté des montagnes tout en créant une discipline. Pas une discipline sportive, même si elle demande efforts physiques et maîtrise technique, mais une discipline qui s’affranchit des stades, qui fait du monde son horizon.

L’alpinisme, c’est monter là-haut ; pour certains, monter le plus haut possible. C’est
surtout sortir de sa zone de confort pour accepter d’aller à la rencontre du beau.

Dans une société aspirant à l’illusoire "risque zéro", l’alpiniste est parfois perçu comme celui qui s’aventure au dehors du monde des hommes. Bien au contraire, la pratique de la montagne, sublimée dans l’esprit de cordée porté par l’alpiniste, conduit les hommes à s’assumer, à assurer la sécurité de l’autre, si semblable, notre sœur, notre frère.

L’immensité des lieux dans lesquels on s’aventure redonne à l’Homme sa perception de l’Humain, le rend solidaire des autres humains qui l’accompagnent.
La cordée est l’une des plus belles illustrations de la destinée commune des humains.
L’Humanité ne sera sauvée que par la qualité des relations humaines, ce sont les relations entre Humains qui permettront de sauver le monde de la perte vers laquelle il semble s’acheminer à grande vitesse.

L’alpinisme est un laboratoire des échanges humains : confiance, réciprocité, solidarité… Des qualités sublimées par les meilleurs d’entre eux qui consacrent leurs vies, à travers leur engament dans les équipes de secours en montagne, à sauver celles de leurs semblables.

Ce sont ces qualités, indispensables à la pratique de l’alpinisme, indépendamment du
niveau de difficulté, qui sont les bases de l’entente de demain.

Pour cela, inscrire l’Alpinisme au Patrimoine mondial de l’UNESCO me semble plus que souhaitable, indispensable. »

Frédi Meignan,
gardien du refuge du Promontoire, dans le Parc national des Écrins,
vice-président du Syndicat national des gardiens de refuges,
président de Mountain Wilderness France

Diffuser cet article :


Partager