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Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

Quelle cohabitation entre la faune sauvage et les pratiques sportives hivernales ?

6 avr. 2016
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Col de Chérel (Bauges)
© Emilien MAULAVE

Par Émilien Maulavé, administrateur de MW Référent Thématique "Pratiques sportives"

Tout le long de l’arc alpin, les gestionnaires d’espaces naturels protégés partagent la volonté de concilier la préservation de la biodiversité avec les activités de pleine nature. Ces activités en plein essor et diversification peuvent causer des effets négatifs sur la faune sauvage particulièrement sensible pendant la période hivernale.

Les 3 et 4 mars derniers, à Lescheraines (73), le séminaire "Wildlife and winter activities" co-organisé par Alparc (le réseau alpin des espaces protégés), le PNR du Massif des Bauges (Parc Naturel Régional des Bauges) et ASTERS Asters (le Conservatoire des Espaces Naturels de Haute-Savoie) a permis aux gestionnaires de l’arc alpin de se rassembler. A cette occasion, ils ont pu faire le point sur les impacts constatés et partager les initiatives permettant de concilier préservation de la biodiversité et gestion des activités de pleine nature en hiver.

Les participants sont venus de l’ensemble de l’arc alpin : avec des représentants du Parc national du Triglav en Slovénie, des gestionnaires autrichiens, des chargés de projet de la campagne "Respecter – c’est protéger" suisses, allemands et autrichiens, le Parc national des Écrins, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, l’Observatoire des Galliformes de Montagne, la FFCAM...
La première séance appelée "Voices over the Alps"(Des voix à travers les Alpes) a offert un tour des initiatives existantes dans tout l’arc alpin. L’après-midi une visite a permis de découvrir la signalétique mise en place au col de Chérel dans les Bauges, un secteur à enjeux concernant le Tétras-lyre, comportant une zone d’hivernage du Tétras-lyre et une zone de quiétude de la faune sauvage.

Le deuxième jour, une seconde séance appelée "Research perspectives" (Perspectives de recherche) a présenté des études portant sur la mesure des impacts causés par les activités hivernales sur la faune sauvage. L’approche était tantôt biologique, tantôt sociologique et les espèces étudiées étaient les galliformes de montagne, le chamois, le lièvre variable.

Enfin une troisième session intitulée "World café : collecting key elements for a common vision" (tables rondes : À la recherche d’éléments clés pour une vision commune) a permis de travailler en groupes de 7-8 sur différents ateliers :

  • Survey, monitoring and evaluation methods 
(Études, suivis et méthodes d’évaluation)
  • Managing natural disturbance (tourist/visitors attitude) 
(Gestion du dérangement de la faune sauvage)
  • Awareness-raising and communication 
(Sensibilisation et communication)
  • Governance of winter sport and recreational activity management ( gouvernance des sports d’hiver et gestion des activités récréatives).

Les résultats de ces échanges ont alors été restitués. Tous ont souligné l’importance de la démarche de concertation favorisant l’acceptation locale d’un projet. Ils mettaient également en évidence la nécessité d’une cohésion entre les initiatives existantes au sein des pays alpins. Les différents ateliers ont ainsi fait émerger la demande d’un projet de coopération à l’échelle communautaire autour de la problématique du dérangement de la faune sauvage lié aux activités de pleine nature.

POUR EN SAVOIR PLUS :
- A lire sur le site d’Alparc : Activités de sports d’hiver et faune sauvage : une cohabitation possible ?

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