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Chamonix « Ville des Alpes 2015 »

26 sept. 2014

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Décerné par un jury international, le titre « Ville des Alpes de l’année » récompense l’engagement particulier d’une ville alpine dans la mise en œuvre de la Convention alpine. Depuis 1997, 17 villes se sont ainsi vue distinguées : après Villach (Autriche) la première, les françaises Gap, Chambéry, Annecy ont été « villes des Alpes » en 2002, 2006 et 2012, Bolzano en 2009 ou encore Lecco en 2013.

Ces villes, réunies au sein de l’’association « Ville des Alpes de l’Année », se mobilisent pour un développement urbain durable dans les Alpes. Ce réseau travaille étroitement en lien avec le Secrétariat permanent de la Convention alpine. Ensemble, ils ont défini un système d’échange systématique d’informations et un programme d’activités communes. En particulier, les villes membres « contribuent à la mise en œuvre du Plan d’action sur le changement climatique de la Convention alpine par des mesures concrètes et durables. »

Chamonix-Mont-Blanc vient d’être couronnée « Ville des Alpes 2015 », en récompense pour la politique de développement durable de la commune, en particulier dans le domaine de l’énergie et des mobilités (la Communauté de communes de la vallée de Chamonix-Mont-Blanc est le premier territoire de montagne a avoir mis en place un Plan Climat Énergie).

Durant son année de Ville des Alpes, la « capitale de l’alpinisme » compte concentrer ses actions sur les enjeux climatiques et sur la culture. Les mobilités, l’écotourisme, et la commémoration des 150 ans de l’âge d’or de l’alpinisme (1865 : premières ascensions du Cervin, de l’Aiguille Verte, des Grandes Jorasses, de l’éperon de la Brenva au Mont-Blanc...) sont prévues sur l’agenda.

Pour nos associations, MW [1], ARSMB [2] et Pro Mont-Blanc [3], cette distinction doit être un encouragement à faire encore mieux ! On pourrait par exemple imaginer, que, dans un élan fédérateur, Chamonix invite ses voisines de l’Espace Mont-Blanc à mettre concrètement en œuvre dès 2015 chacun des thèmes de la Stratégie d’avenir.

On pourrait par exemple imaginer au cœur du massif et dans les vallées adjacentes un moratoire sur les survols aérien de loisirs pour l’été 2015. Ou encore un WE (celui de la fête des guides ?) durant lequel on banni l’usage des voitures dans la vallée, à titre expérimental. On peut aussi imaginer que ce soit l’occasion de rouvrir le lourd dossier du transfert modal du transport de marchandises.
On pourrait aussi charger une commission (regroupant élus et experts du massif) de faire l’état des lieux du massif au regard des critères à réunir pour qu’il mérite d’être inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco comme bien naturel ou comme bien mixte (nature et culture). Avec à la clef des propositions pour remédier aux problèmes, et la rédaction d’un plan d’actions sur le long terme qui donnera les garanties nécessaires à l’obtention de ce label prestigieux.

Une certitude : « Cham’ ville des Alpes 2015 » doit voir la mobilisation de l’ensemble de ses acteurs (élus, habitants, commerçants, hôteliers, associations...) pour concrétiser les intentions affichées dans le domaine de l’environnement et mettre en œuvre un plan d’actions ambitieux ; sans l’implication de tous, rien ne se fera...
Nul doute que Chamonix et toutes les communes du Massif sauront se mobiliser pour cela !

[1Mountain Wilderness France

[2Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc

[3Collectif international des associations pour la protection du Mont-Blanc

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